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©Kôhei HORIKOSHI/Shueisha

[Éditorial] My Hero Academia est-il le « nouveau Naruto » ?

C’est par cette affirmation que nombre de papiers sur le nouveau shônen manga de Ki-oon ont été introduits. Si cela est clairement un appel du pied commercial de la part de son éditeur français, quelle réalité cela recouvre-t-il ?

Quasiment aucune, si ce n’est que l’on maquille l’affirmation de Masashi KISHIMOTO.
L’auteur signifiait très clairement les choses ainsi : « Je pense que My Hero Academia est le manga shônen qui prendra la succession de Naruto. » Nulle question ici de « nouveau Naruto », mais bien d’un titre qui doit, dans l’esprit des pontes de Shueisha et manifestement de celui de KISHIMOTO, prendre la place laissée vacante par le ninja orange.
Car la fin du manga aux 72 volumes, 14e meilleure vente de manga au Japon en 2015 avec 3,5 millions d’exemplaires écoulés, laisse un vide dans l’éditorial du Weekly Shônen Jump, le manga étant la 5e meilleure vente du magazine.

Il devient, dès lors, nécessaire de lui trouver un successeur. Pour moult raisons ce sera My Hero Academia avec ses 2,2 millions d’exemplaires vendus en 2015. D’abord parce que sa thématique est assez universelle, ensuite parce que le manga est réfléchit pour être développé sur le long terme et donc compter beaucouuuuuup de volumes, enfin parce que le titre, s’il ne révolutionne pas le genre, possède de très grandes qualités à même de l’installer durablement.
Pour l’éditeur français, répéter la chose à l’envie et l’imprimer dans la tête des gens (journalistes comme lecteurs) est extrêmement bénéfique car il provoque un rapprochement entre un titre encore vert, à la réputation limitée et un leader commercial absolu. Par ce biais, il est plus facile d’attirer les curieux et les lecteurs qui n’achètent rien d’autre, ou presque, que les premières ventes du top manga.

Par contre, si l’éditeur japonais comptait beaucoup sur l’adaptation animée (qui vient de démarrer), il en sera pour ses frais. L’animé de Bones effectue un démarrage que l’on qualifiera pudiquement de très timide au Japon, alors que le nombre d’épisodes de la première saison devrait être particulièrement réduit. A ce stade pas de quoi booster réellement la popularité du manga et le faire passer dans une autre dimension commerciale.
Si l’audience ne monte pas significativement, cela pourrait être un frein insoluble à l’explosion de la licence espérée par ses ayants-droit.

Plus proche de nous, les deux premiers tomes français du manga de Kôhei HORIKOSHI, parus jeudi 14 avril, ont trustés le classement hebdomadaire des meilleures ventes de mangas, le premier tome étant même leader du top BD, avec seulement quatre jours de mise en vente comptabilisés. On est loin du ras de marée One-Punch Man, mais c’est une sacrée prouesse.
Ahmed AGNE, de Ki-oon, signifie que le titre est le meilleur lancement de l’éditeur et le « 5ème meilleur lancement de manga » de l’histoire du domaine en France. Un succès à la mesure des ambitions affichées et des moyens mis en œuvre.

Un réel succès commercial, donc, semblant aussi se traduire en succès critique, mais qui aurait pû être beaucoup plus compliqué, le titre venant après le phénomène One-Punch Man.
Pourtant, malgré l’aura de ce dernier, les lecteurs sont au rendez-vous avec un excellent écoulement, même pour le tome 2 qui réalise 80% des ventes du premier, provoquant ainsi deux grands succès pour l’industrie dans un laps de temps très court. Une très bonne nouvelle pour le marché.

©Kôhei HORIKOSHI/Shueisha
©Kôhei HORIKOSHI/Shueisha



A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

4 commentaires

  1. « « 5ème meilleur lancement de manga » de l’histoire du domaine en France. » Je serais curieux de voir un classement des meilleurs démarrages de l’histoire du manga dans notre pays. Si quelqu’un dispose d’une source je suis preneur. 🙂

  2. Ce qui serait bien c’est que les éditeurs français colle la parution japonaise en nombre de tomes,c’est mieux comme cela après avoir lu le manga je regarde les épisodes animés,c’est logique.Mais non LA FRANCE

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