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De l’épisode 5 de Dragon Ball Super et de ses conséquences…

Je vais dissiper le malentendu d’emblée : je n’ai pas vu, à ce jour, ce fameux épisode 5 de Dragon Ball Super qui a fait l’objet de railleries sur le net, particulièrement sur Twitter, réseau habitué à l’exercice.

Pour ceux qui n’auraient pas été connectés le 9 août, jour de sortie de cet épisode, il semble que l’animation de l’épisode aie subit quelques ratés… Du niveau de ce que l’on a pu observer sur la diffusion TV de Sailor Moon Crystal.

Force est de constater, au vu des screens abondamment partagés, que certains plans semblent vraiment dégueux, surtout comparés aux canons de l’animation d’aujourd’hui.

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© バードスタジオ/集英社・フジテレビ・東映アニメーション

Mais ce serait oublier deux choses : d’abord DBS est une série prévue pour compter une centaine d’épisodes hebdomadaires, alors que la grande majorité des productions actuelles plafonne à 26 épisodes, et de plus en plus régulièrement à moins (12-13), voire en saisons saucissonnées.
Produire pendant un peu plus de 100 semaines un épisode de 24 minutes, c’est un challenge que peu, en dehors de Toei Animation, se risquent, encore, à relever.
Le revers de la médaille c’est que plusieurs équipes se relaient pour réaliser ces épisodes, passant de bonnes teams à de nettement moins bonnes.

N’oublions pas, non plus, que Toei n’a jamais été le meilleur producteur d’animés du Japon.
Les épisodes de Dragon Ball Z avaient, en leur temps, leurs lots de cellulos dégueulasses, d’épisodes honteux, et d’autres plus qualitatifs. Beaucoup ont connu la série avec le retake Dragon Ball Kaï, dont les scènes les plus scandaleuses ont été entièrement refaites, on a, donc, eu une version HD de plutôt bonne qualité.

Nous sommes nombreux à clamer haut et fort que nous aurions fait mieux à la place des gars.
Pas sur que le salaire versé aux animateurs aurait motivé le 1/10e des gens qui le disent. Paye de misère et cadences infernales sont le lot quotidien de ces « petites mains » de l’animation.

En outre, attendre de DBS le même niveau dont est capable Toei sur ses longs métrages est utopique, le budget à la minute n’est pas le même, l’écrin non plus.

Qualitativement, Dragon Ball Super est loin de la qualité des films Battle of Gods et Résurrection de ‘F’, dont il reprend les trames, mais reste acceptable pour une diffusion TV au long court.
Si certains plans pèchent clairement, particulièrement dans cet épisode 5, on n’a, heureusement, pas encore atteint le niveau global calamiteux des versions TV de SM Crystal ou de Soul of Gold, prévus, eux, pour être nettement plus courts.

N’oublions pas que les studios japonais ont pour habitude de refaire les plans les plus ratés pour les éditions vidéo, souvent utilisés comme base pour la diffusion TV chez nous.
On devrait, en théorie, avoir des DVD/Blu-ray et une diffusion TV sans ces plans polémiques.

Enfin, on peut, certes, railler l’indigence de cet épisode, mais c’est cocasse de se plaindre et de moquer une série que l’on regarde sans frais…

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

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