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[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

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Japan Expo 2015 sort ses stands

Japan Expo est un moment important de l’année pour tous les éditeurs dans la mesure où ils vont pouvoir vendre directement à leur public. Le stand (pas la matérialisation de la volonté aux pouvoirs surnaturels mais la structure physique) est donc un point clé où vont se dérouler les échanges, verbaux et financiers.

Les scènes…

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© Florian LAMBERT

Beaucoup d’entre vous doivent être en train de se dire « Hein ? Mais pourquoi il veut nous parler de scènes lui ? Je croyais qu’il allait parler de stands et de combats dantesques où la réflexion est plus importante que la force brute ! ». Calme-toi donc fan de Jojo’s Bizarre Adventure !

Si je veux parler des scènes, c’est tout simplement parce que la « réorganisation » de ces espaces culturels a permis un meilleur agencement des stands en question ! Compris ? C’est pas compliqué pourtant ! Elles ne sont donc plus nécessairement dans des zones où il y a beaucoup de monde qui circulent et leur « absence » vient libérer un peu d’espace du côté des zones plus « marchandes ».

Comme toute personne ayant été à Japan Expo le sait, il y a des scènes pour tout : démonstrations d’arts martiaux, cérémonie de thé, concerts, karaoké, quiz, … Même si la nouvelle nomenclature demande un petit temps d’adaptation, l’association du symbole et de la couleur facilite le transit entre les différents endroits. Il est plus facile de s’y retrouver et surtout de les repérer de loin.

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© Florian LAMBERT

Le coin des produits dérivés…

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© Florian LAMBERT

En se baladant un peu de ce côté du festival, on voit un peu de tout : du bon, du moins bon ; des prix accessibles, des blagues ; des marchands sympathiques, des vendeurs aussi aimables que des portes de prison… La bonne affaire ? Elle se trouve… mais rarement les premiers jours.

C’est assez classique en convention, les premiers jours, les prix restent assez haut et ce n’est que le dimanche en fin de journée que ça brade. Japan Expo n’échappe pas à la règle et même si on trouvait quand même des choses sympathiques, le plus cette année, c’est l’arrivée de revendeurs « officiels ».

Entre les FigArts et autres goodies Sailor Moon, il y avait donc de quoi contenter le fan motivé mais surtout fortuné parce que les prix étaient… comment dire, hauts, très hauts. Après, la qualité était quand même souvent au rendez-vous. On garde tous en mémoire la fameuse tiare de la guerrière  de la Lune…

Niveau diversité, il était quand même difficile de trouver autre chose que des grosses séries du type One Piece, Naruto, Fairy Tail… Pour le reste, c’était au compte goutte et très limité. A côté de ça, il y avait toujours les habituels sabres, peluches, etc…

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© Florian LAMBERT

Ceux des éditeurs…

Chaque année, on se demande si un éditeur va avoir l’envie (l’argent ?) pour changer son stand et on se demande s’il va le faire correctement. Cette année, peu de surprises mais des formules efficaces qui n’ont plus à prouver leur efficacité.

Akata

© CL
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L’éditeur du limousin était là dans un stand carré, efficacement décoré (avec une variété de séries non négligeable) mais loin de la « grandeur » de certains, petits moyens obligent. Cependant, c’est probablement l’éditeur qui a le plus attiré par ses goodies dont l’inventivité et l’originalité a fait mouche dans nos coeurs.

Ainsi, si vous achetiez un tome des pommes miracles, vous pouviez repartir avec une pomme (une vraie, une bio !), il y avait aussi de nombreux préservatifs (oui oui !) estampillés WTF, leur collection complètement à l’ouest. Plus conventionnels, il y avait aussi des magnets, des cartes postales, des posters… N’oublions pas non plus la venue d’Eiji OTSUKA dont on vous reparlera en octobre ! Bref, l’éditeur gâtait ses lecteurs !

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© RS

Delcourt

© CL
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L’éditeur qui est maintenant plutôt un grand groupe qui contient Delcourt, Soleil et Tonkam n’a pas pris de risque et a ressorti le stand de l’année précédente. Pour vous donner une idée, c’est un gigantesque triangle avec un côté pour chaque éditeur. Classique mais bien il faut avouer que les bannières étaient quand même très jolies.

On notera un bel effort sur les goodies mais des prix parfois très élevés pour avoir certaines choses. Par exemple, le sac Vagabond n’était disponible qu’à partir de 60 euros d’achats, ça fait quand même pas mal… Le point positif, c’est l’étagère spéciale réservée à Jojo présentée un peu comme une « blague » à côté des shôjo, shônen, etc.

Côté invité, on vous rappelle que l’éditeur avait invité Guillaume STEY, auteur de Loa dont vous pouvez retrouvez l’interview sur notre site.

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Doki-Doki

© CL
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L’éditeur a décidé de frapper fort cette année avec la venue de BOICHI (retrouvez notre interview ici-même). Evidemment, le stand était décoré aux couleurs de l’auteur phare du petit éditeur qui avait bien prévu le coup avec un superbe artbook qui reprenait les travaux du maître et des petites figurines à l’effigie de sa mascotte.

Malheureusement, niveau goodies, c’était beaucoup plus limité que les années précédentes avec quelques posters et deux shikishi avec la patte de BOICHI. On notera quand même un stand qui offre de nombreuses possibilités avec de jolies vitrines, un espace pour afficher des dessins originaux d’auteurs, un coin dédicace et un joli espace de vente ; une belle réussite.

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Glénat

© RS
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Glénat est un des rares éditeurs qui conserve un format très fermé pour son stand qui n’avait pas du tout changé par rapport à l’an dernier. Aux heures de pointe, il était assez difficile de circuler à l’intérieur sans bousculer tout le monde, un peu dommage compte tenu du statut de l’éditeur sur le marché.

Même constat niveau goodies, c’était assez limité. On trouvait quelques cartes postales Ajin (avec un autocollant, yeah !) et Crueler than Dead ainsi que quelques éventails mais ça restait quand même très limité. Rien non plus concernant les deux oneshot (Jaco & kasturaakira) signés Akira TORIYAMA, simple manque de temps ou assurance du nom pour le vendre ? Le mystère reste entier…

Le gros point positif, c’était le coin dédicace qui était très souvent plein, Glénat ayant invité VanRah pour promouvoir Stray Dog et les auteurs de Crueler than Dead, SAIMURA & TAKAHASHI que nous avons bien évidemment rencontrés !

Isan Manga

Je ne manque jamais une occasion de parler de l’un de mes éditeurs préférés puisqu’il fait dans les oldies. Karim TALBI était là, accompagné de son associé, toujours prêt à partager quelques discussions. Le stand était plus grand que d’habitude avec une présentation très claire qui invitait le lecteur à venir ouvrir les titres proposés.

On ne pourra que pleurer de ne pas avoir eu les nouveautés qui étaient annoncées à cause d’un problème d’impression. Un peu dommage pour tous ceux qui, comme votre serviteur, voulaient découvrir avec impatience Cutey Honey de Go NAGAI chez Isan Manga.

Kana

© CL
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Le stand Kana change sans trop changer chaque année. Leur espace de vente est identique (avec le fameux Naruto géant) mais là où ils font fort, c’est qu’ils parviennent à aménager leurs espaces supplémentaires pour promouvoir leurs séries en cours.

Outre l’espace dédicace réservé à Elsa BRANTS (Save me Pythie) et Hiroyuki OOSHIMA (Toys of War), il y avait tout une zone de jeu plutôt sympathique et qui tournait à plein régime dédiée à Assassination Classroom, leur dernier titre phare. Pour les goodies, c’était un peu comme Glénat, le calme plat !

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Photo 1 : © CL / Photo 2 : © RS

Kazé Manga

© CL
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Le seul véritable changement, c’était chez Kazé Manga. Un peu comme pour exprimer le changement vécu par l’éditeur, il a enchainé les modèles de stands ces dernières années, avec des modèles qui allait du fonctionnel au sensationnel. Cette année, ils sont revenus à un modèle très efficace qui servait plus de point de vente que de « démonstration » de ce que l’éditeur avait a proposer.

Les vendeurs pouvaient ainsi très facilement passer de la partie manga à la partie vidéo via une porte en plein milieu de leurs étagères. On notera que de nombreux volumes à paraître étaient proposés. Quand je dis « à paraître », je ne parle pas d’un petit mois d’avance mais de deux puisque la totalité des sorties du mois d’août était disponible, chose qui n’a pas dû beaucoup plaire aux libraires…

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Ki-oon

© CL
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L’éditeur n’avait pas vraiment d’invité cette année (ou du moins pas directement puisqu’Eiji OTSUKA était venu un peu en indépendant) mais a rénové son stand afin de le rendre un peu plus moderne. Fini les grandes affiches, l’heure est aux écrans géants. On retrouvait donc un assemblage rectangulaire de quatre écrans immenses qui diffusaient de la promo pour les titres de l’éditeur.

Il y avait aussi quelques bornes de jeux Final Fantasy Type-0 histoire d’accompagner la sortie de la licence mais pour le reste, ça restait quand même très sobre. On notera aussi l’exclusivité du premier volume de Last Hero Inuyashiki, titre prévu en novembre et qui bénéficiait d’une couverture spéciale pour l’occasion !

Les goodies étaient plutôt bien pensés même si très classiques : badges, posters, sacs géants insupportables… Mais pour ceux qui en avaient marre, le client avait aussi le choix avec des sacs en toiles, moins encombrants mais un peu plus limités niveau contenance, il fallait choisir !

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Komikku

© RS
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Après une année sans Japan Expo, les éditions komikku sont revenus par la grande porte avec un stand très bien placé (juste à côté de l’entrée) et plutôt joli. Avec une image murale géante consacrée à The Ancient Magus Bride, Koré YAMAZAKI a du apprécier sa venue.

Elle a probablement eu la confirmation de son statut d’auteure phare de l’éditeur avec son petit espace dédié (dédicaces, interviews) qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à la table qui se trouve sur la couverture du premier tome de sa série.

Niveau goodies, c’était la folie avec une « gazette » Rudolf Turkey, des chapitres spéciaux de Mes petits plats faciles et The Ancient Magus Bride, des tomes dédicacés de Rising Sun, des shikishi Reversible Man et des cadres contenant des reproductions de planches de Malicious Code… Pour le coup, il y avait de quoi faire !

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Kurokawa

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Chez Kurokawa, comme d’habitude, on avait un stand à circuit fermé mais ouvert sur l’extérieur. Qu’est-ce que ça veut dire ? Tout simplement qu’il n’y avait qu’une entrée et qu’une sortie mais un intérieur assez ouvert.

On retrouvait aussi un super diorama ultraman où on pouvait s’amuser et faire des vines débiles en se prenant pour des monstres géants (un truc de grand enfant quoi !). Hiromu ARAKAWA était aussi mise à l’honneur via une exposition de planches autour d’un cercle de transmutation géant. Sympa mais pas c’était pas non plus la folie !

Là où Kurokawa faisait plaisir, c’était au niveau des goodies, comme chaque année. Casquettes, casques audio, badges géants, ex-libris numérotés d’Hiromu ARAKAWA, il y avait de quoi faire si vous aviez des achats à faire chez l’éditeur de Fullmetal Alchemist.

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Photo 1 : © RS / Photo 2 : © CL

nobi nobi !

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nobi nobi ! continue à avoir une présence importante sur les salons et cette année n’échappait pas à la règle. Toujours armés de leur stand décoré avec beaucoup de fées, ils avaient invités leurs guests habituels : Shiitake, Ein LEE et quelques scénaristes françaises dont Samantha BAILLY et Alice BRIERE-HAQUET.

Toujours axé jeunesse, l’éditeur proposait même de rencontrer Pan Pan Panda si vous étiez accompagné de votre tête blonde. Si ça ce n’est pas une preuve de leur engagement, je ne sais pas ce qu’il vous faut !

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Pika

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Pour Pika, c’était un peu la folie. Avec la venue de Ken AKAMATSU, l’auteur avait le droit à une belle mise en valeur : expositions, portfolio en édition limité, séances de dédicaces dont les conditions d’accès étaient vraiment limites : achat d’un volume et queue pour un tirage au sort qui vous donnait potentiellement un ticket pour l’une des deux seules séances de signatures (et rien d’autre)…

Le stand en lui-même n’avait absolument pas changé par rapport à l’an passé à part un habillage qui mettait en avant les dernières séries de l’éditeur.

On notait quand même un bel espace dédicace pour Reno LEMAIRE, auteur de Dreamland qui ne lésinait jamais sur les moyens. L’attraction photo L’Attaque des titans semblait avoir un joli succès et ce, malgré son prix assez élevé, preuve que la licence a encore de beaux jours chez nous.

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Taifu/Ototo/Ofelbe

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L’éditeur qui se coupe en trois (Ofelbe, Ototo et Taïfu) était toujours présent à l’entrée du salon et réservait un accueil de choix à tout fan de la licence Sword Art Online. Les auteurs du Light Novel étant invités, ils avaient leur espace dédié avec des visuels magnifiques.

Côté Taïfu, les auteurs d’In These Words avaient aussi leur espace dédié pour les séances de dédicaces et la rencontre avec leur public où on les voyait souvent discuter. Sachant qu’elles sont américaines, il était beaucoup plus facile de communiquer directement avec elles. D’ailleurs, n’hésitez pas à lire notre interview, les deux auteurs étant très drôles !

Pour le reste, l’éditeur proposait ses avant-premières traditionnelles (un mois, pas plus) avec quelques goodies (posters, marque-pages…), de quoi faire plaisir aux fans qui étaient toujours présent nombreux de tous les côtés du stand !

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A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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