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[Dossier] Prison School – La perversion à chaque page…

Série sous-estimée de chez Soleil MangaPrison School (Kangoku Gakuen) est une série qui sait mettre en images toutes les formes de perversion imaginables. Attention, même si la série d’Akira HIRAMOTO flirte avec les limites de ce qu’il est possible de montrer, elle ne franchit jamais le pas pour passer de l’ecchi au hentaï.
Retour sur un titre qui mériterait un peu plus de visibilité….


Le contenu de ce dossier ne s’appuie que sur le premier arc de la série qui s’étale sur les 9 premiers volumes.

Prison School - Logo

Prison School, c’est une série au pitch très simple : un lycée décide de passer de l’unisexe à la mixité mais le message ne semble pas être très bien passé et il se retrouve avec une population masculine de… 5 personnes. Pour ne pas arranger les choses, l’établissement compte plus de 1000 filles…

Avec ce genre de base, difficile de ne pas imaginer que l’auteur va céder à la facilité et balancer du fan service à foison mais il n’en est rien. Il y a une vraie intelligence dans la façon de gérer la perversion dans le titre d’HIRAMOTO mais on vous en reparlera un peu plus en détail dans la deuxième partie du dossier.
Pour commencer, parlons un peu de l’histoire et des personnages.

À 5 pour 1000, les garçons ne vont rien trouver de mieux que d’aller (tenter de) matter dans les douches des filles pour leur première nuit à l’internat. Manque de pot pour eux, le conseil clandestin veille et va les cueillir en plein acte. Alors qu’ils pensaient se retrouver au paradis, ils atterrissent en prison et clairement, ils vont en baver…

Comme dit plus haut, le mangaka ne va pas céder à la facilité au niveau du scénario. Même s’il reprend quelques scènes traditionnelles, il fait toujours en sorte d’utiliser un angle… original !
Le passage qui verra les garçons condamnés ne fonctionne pas grâce aux plastiques des jeunes filles en train de se frotter le dos (bon, ça reste super bien dessiné, il ne faut pas mentir) mais plutôt grâce à l’utilisation d’une Chiyo à moitié aveugle qui va confondre le jeune garçon pour l’une de ses amies (?!).
La tentative d’évasion n’est pas uniquement montrée pour ce qu’elle est. HIRAMOTO passe beaucoup de temps à dépeindre la préparation pour que le lecteur comprenne bien que ce n’est pas juste « pour s’amuser ». Si Kiyoshi veut sortir, c’est parce que « sa vie » en dépend et avec Gakuto, ils sont prêts à mettre leur honneur en jeu pour que l’opération soit menée à bien.

Évidemment, les cinq personnages masculins vont être au centre du récit qui montrera leur vie (ou plutôt survie) dans la prison du conseil clandestin. Ajoutez à cela 5 personnages féminins (même si deux sont vraiment secondaires) et vous obtenez le cocktail gagnant de ce premier arc narratif.

Kiyoshi © Akira Hiramoto / KODANSHA LTD.

Kiyoshi Fujino, c’est un peu le monsieur tout le monde du titre. Lycéen tout ce qu’il y a de plus normal, il sera la caution « saine » (ou pas en fait) de la série et le point de référence principal du lecteur. S’il y a bien un personnage auquel la plupart des lecteurs pourra s’identifier, c’est bien lui.
Cependant, ça ne veut pas forcément dire qu’il lui arrivera les choses les plus ordinaires. Si la relation qui lui donne le plus de plaisir est celle qu’il entretien avec Chiyo, c’est avec Hana qu’il vivra ses aventures les plus folles. Si lui n’est pas trop à plaindre, la jeune blonde en prendra plein la figure (dans tous les sens…).
Il est difficile de choisir le meilleur moment de Kiyoshi pour la simple et bonne raison que chacune de ses scènes avec Hana frise le génie à tous les niveaux. Attendez-les avec impatience, ils valent clairement le détour !

Takehito Morokuzu, alias Gakuto, c’est le personnage qu’on prendra le plus de plaisir à voir se faire tabasser. Ce n’est pas qu’on l’aime pas ce bon vieux « merdeux à lunettes » (appellation officielle selon la vice-présidente) mais avec sa passion des Trois Royaumes et sa façon de parler aussi vieillotte que le roman qui constitue sa passion, il a clairement le capital « tête à claque » le plus élevé.
De tous les prisonniers, c’est celui qui « change » le plus au fil des volumes, tant physiquement que psychologiquement. Alors qu’il est assez peureux et conformiste au début, il va rapidement prendre un peu d’assurance et s’affirmer comme le stratège du groupe.
Son coup de folie dans l’un des moments les plus désespérés de l’arc est assurément sa meilleure apparition et l’une des plus drôles.

Shingo Wakamoto, c’est la petite racaille combinée au mec cool. On pourrait presque dire que c’est le personnage le moins original de la bande tant son développement est prévisible. C’est lui qui est à l’origine de la mise au ban de Kiyoshi et aurait pu faire office de leader du groupe s’il n’était pas aussi « je m’en foutiste ».
Son importance dans le récit n’intervient que lorsqu’Anzu est introduite dans la série, chose que le mangaka fait assez tard mais qui a quand même son importance.
L’une de ses meilleures scènes intervient vers la fin de l’arc lorsqu’il s’excuse auprès de ses camarades en omettant certains détails qui lui vaudront une belle tarte un peu plus tard.

Prison School
©Akira Hiramoto, KODANSHA/Prison School Partners

Jôji Nezu (alias Jô)… est un personnage discret. Souvent à part, le jeune garçon est un peu bizarre. Amoureux des fourmis qui s’avère souvent vulgaire lors de ses interventions orales, il fait partie de ces personnages qui se mettent en marge presque d’eux-mêmes.
Son chara-design est d’ailleurs en accord avec cette caractérisation puisqu’il apparait comme étant « de faible constitution » (comprenez : rachitique) avec un visage toujours caché par une capuche, ce qui fait qu’on ne croise jamais réellement son regard (preuve de sa timidité maladive et de ses difficultés sociales).
Ne ratez pas son heure de gloire lors du tournoi de bras de fer avec la vice-présidente, il possède 3 cases qui ne manqueront pas de vous arracher un sourire.

Reiji Ando, alias André, c’est le maso du groupe. Il en fallait bien un et c’est tombé sur le géant (oui, l’auteur doit être fan de catch). Force de la nature (même s’il reste inférieur à la vice-présidente), il adore se prendre des coups plus qu’en donner. Il est tellement heureux de subir des humiliations en tout genre qu’il tient un « Journal d’esclave » où il raconte tout ce qu’il vit chaque jour.
Il n’y a rien de plus pour André, le personnage est assez plat dans la mesure où il n’évolue jamais réellement et l’auteur se contente de jouer avec son amour de la douleur, ce qui pourrait s’avérer lassant à la longue si HIRAMOTO n’avait pas autant d’idées débiles pour le faire souffrir.
S’il fallait choisir un moment avec André dans la série, ça serait probablement le concours de bras de fer. Cet événement, qui a failli évoluer (certains diront « dégénérer ») en concours de cul de fer (avec une petite référence à Keijo!!! en passant), montre l’abnégation du géant vis à vis de sa passion très masCUL… ine !

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A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

6 commentaires

  1. Bonjour,

    Merci pour ce dossier.

    « Série sous-estimée de chez Soleil Manga » : Je n’ai jamais eu cette impression. Combien d’exemplaires sont tirés/vendus par tome ?

    Concernant André : « Il en fallait bien un et c’est tombé sur le géant (oui, l’auteur doit être fan de catch) » : On sait hélas très peu de choses sur l’auteur. Mais si tu as des infos/interviews sur cette possible passion du catch (et d’autres choses comme cette « haine » pour Hana) à portée de clic, je suis preneur.

    « Si on vous a dit que Meiko n’est autre que la véritable héroïne de la série, ce n’est pas pour rien. Soleil Manga avait déjà décidé de parier sur ce personnage dès le départ puisque l’éditeur a inversé les couvertures des tomes 1 et 2 en France. Plutôt que de voir Kiyoshi en premier, les français ont donc découvert le titre avec la plastique de Meiko, clairement plus bankable ! » : Mais en quoi un choix éditorial purement français fait d’elle la protagoniste ? Il n’y a pas réellement un mais plusieurs personnages principaux en fonction des arcs et des enjeux même si le principal reste Kiyoshi (tout commence par lui avec le portable qui tombe, les déboires de Hana et la fin de l’évasion, tout continue par lui comme l’indique le nom du 4e arc du manga qui montre que le fil rouge – Kiyoshi/Chiyo – n’est jamais perdu de vue).

    Dernier point : l’OAV est en fait plutôt un OAD qui était vendu avec le tome 20.

    Cordialement

    D’s©

    • Kubo

      Prison School réalise une moyenne de 2800 exemplaires écoulés par nouveautée sur une année.

      • Merci de cette réponse. Ce n’est effectivement pas Byzance mais cela demeure loin d’être un très mauvais tirage contrairement à des séries réellement sous-estimées comme Moonlight Act ou Sayonara Zetsubô sensei (500 ex. par tome).

        D’s©

        • Kubo

          Ce sont des ventes, pas le tirage (qui est supérieur). Un tel chiffre aujourd’hui traduit un échec assez net pour l’éditeur qui le vit comme tel, même si, effectivement, on n’est pas dans la catastrophe industrielle qui peut être vécue avec les ventes d’autres oeuvres.

    • Ours256

      Par sous-estimée, j’entends uniquement : « Qui ne se vend pas autant qu’elle le vaut, SELON MOI ». C’est tout, c’est mon opinion personnelle (qui n’a rien de gênant), je ne fais référence à aucun chiffre. Il n’y a pas de sous-entendu particulier.

      Le fait que je pose Meiko comme « véritable héroïne de la série », c’est bien évidemment une blague comme l’indique le « héhé ». Il faut arrêter de tout prendre au premier degré.

      OAD et OAV désignent exactement la même chose. OAV est juste une terme plus vieux et qui n’est plus utilisé car le format sur lequel l’épisode est donné est passé de la cassette vidéo au disque. Quoi qu’il en soit, les deux représentent un épisode qui ne passe pas par la case télé.

      La « haine » d’Hana et la passion pour le catch ne sont que des suppositions, ce n’est pas pour rien que je mets des verbes modaux dans ma phrase pour bien la nuancer.

      En tout cas, merci d’avoir lu l’article.

  2. J’avais commencé la série à ses début, puis stoppé au tome 6, pour reprendre tout récemment, et j’ai dévoré les tomes en retard.
    C’est une série plus profonde qui n’y parait, notamment avec la tournure que prend la série à partir des tomes 8/9.
    Passé les coté ecchi, c’est une série avec des thèmes forts sur l’adolescence et la vie « à l’école » (je n’englobe pas que le lycée) avec la découverte du sexe opposé, l’ijime, la mise au ban, « l’arroseur arrosé », les questions sur le sexe, l’homosexualité….

    Bref un titre qui peut se lire à differents degrés 🙂

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