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Pokémon – La Grande Aventure du manga

Que vous soyez jeune ou vieux, impossible pour vous de ne jamais avoir entendu parler de l’un des phénomènes japonais les plus retentissants du siècle dernier… Les pokémons ont envahis nos contrées en passant par le GameBoy et ne sont jamais repartis depuis. Un concept auquel personne ne croyait vraiment à ses débuts (même pas son éditeur) fête donc un anniversaire et pas n’importe lequel : ses 20 ans. Pour l’occasion, Manga Mag revient sur les adaptations manga de la franchise préférée des obsédés de la collection !

Au Japon et dans le monde, un phénomène qui ne perd pas en popularité

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L’actualité autour des monstres de poche ne s’arrête jamais ! Il y a bien sûr les live events classiques qui ont lieu pendant toute l’année comme par exemple les Championnats du Monde Pokémon qui se déroulent au mois d’août aux États-Unis. On y trouve la crème de la crème des joueurs qui s’affrontent pendant 3 jours pour déterminer qui est le meilleur dresseur (celui qui se bat sans répit et qui fait tout pour être vainqueur). Petit détail : il repart aussi avec 10 000 dollars.

Game Freaks n’oublie pas non plus sa communauté avec de nombreuses mises à jour pour le online de 4 jeux : X & Y mais aussi Rubis Oméga & Saphir Alpha. Tout au long de l’année, les joueurs ont ainsi le droit à des distributions qui sont généralement liées à la sortie d’un film ou à la présence d’un pokémon particulier dans la série animée. Les développeurs donnent aussi parfois certains objets comme des pierres de méga-évolution avec, une fois de plus, un lien avec l’actualité de la série.

Pour les plus compétiteurs, bon nombre de tournois en ligne sont organisés. Ils possèdent souvent un thème bien particulier, ce qui permet de varier un peu les équipes et surtout de voir comment les dresseurs sont capables de s’adapter à des monstres qu’ils ne connaissent pas forcément. Le prochain se déroulera du 4 au 6 mars et aura pour thème… Rouge & Bleu avec pour tous les inscrits un Dracolosse inspiré de celui de Peter, dernier rempart du Conseil des 4 dans le premier jeu de la saga !

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Pour ceux qui ne le sauraient pas, l’année 2016 marquera les vingt ans de la saga et Nintendo a mis en place un site pour l’occasion. Sur cette page s’affichent des dizaines et des dizaines de tweets portant le hashtag #Pokemon20. Ce dernier a été créé pour une seule raison : permettre aux gens de partager leur expérience Pokémon (avec quelques cadeaux potentiels à la clé mais les informations données à ce sujet restent encore très évasives).

Bien évidemment, le géant des jeux-vidéos ne pouvait pas manquer le coche au niveau jeu et c’est avec une license inattendue qu’il a pris les fans à revers. Plutôt qu’une nouvelle mouture portable (on attend toujours la troisième branche de XY), Nintendo a décidé de proposer Pokkén Tournament, en Arcade et sur Wii U (dès le 18 mars 2016 en France). Le titre fait combattre des pokémons dans une arène en 3D, à l’instar de… Tekken !

Un pari fou ? À n’en pas douter mais les premières images laissent augurer un excellent titre qui viendra casser toutes les habitudes des joueurs habituels avec un gameplay différent et qui possédera une profondeur que l’on espère digne du King of Iron Fist Tournament. Avec un Pikachu lutteur mexicain (Pikachu Libre), les développeurs entendent capitaliser sur l’image toujours aussi bonne du petit monstre jaune qui porte la saga depuis ses débuts.

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Le jeu de cartes n’est pas non plus en reste puisqu’il est constamment mis à jours avec des extensions (on en compte 67 !) et si vous aviez commencé une collection consciencieuse lors de leur sortie en France, vous ne devriez pas être loins des 10 000… ! Les dernières séries sorties sont en rapport avec X & Y et se nomment Origine Antique, Impulsion Turbo et Rupture Turbo, chacune contenant son lot de nouvelles illustrations et de nouveaux pièges à opposer à ses adversaires.

Comme son homologue vidéoludique, le jeu de cartes possèdent ses propres tournois (nationaux et internationaux) et continue d’être joué par des fans toujours plus acharnés. Certaines tactiques sont particulièrement bien élaborées et on voit que toutes les années passées à collectionner des cartes pour parvenir à créer son deck parfait finissent par payer puisque le 1er prix est de… 25 000 dollars. Vous avez bien lu, c’est plus que pour le gagnant du championnat sur 3DS ; de quoi donner envie aux plus motivés de tenter leur chance !

Pour finir, je vous laisse avec un petit trailer qui montre ce que pourra donner Pokkén Tournament avec un Macogneur qui se prend pour Star Platinum !

L’avant Kurokawa…

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Kurokawa n’est pas le premier éditeur à avoir amené la version manga mettant en scènes les célèbres monstres de poche. Souvenez-vous… Tout a commencé lors d’une journée chaude de juillet 2001… Vous vous promeniez chez votre marchand de journaux préférés pendant les vacances scolaires et vous êtes tombés sur une BD petit format… ou du moins, c’est ce que vous pensiez.

À l’époque, le manga n’avait pas le rayonnement qu’il a aujourd’hui et rares étaient les sorties… D’ailleurs, J’ai Lu n’était pas encore un éditeur mort ! Glénat venait de commencer One Piece (volume 6), Kana commençait à avoir un peu d’expérience grâce à des séries comme Shaman King, Hunter X Hunter et Détective Conan qui atteignaient respectivement leurs 8e, 9e et 28e (!) tomes. De son côté, Tonkam venait de commencer Vagabond. Tout ça pour dire que la concurrence n’était pas aussi rude qu’aujourd’hui (même remis en contexte) !

C’est donc dans un climat peut-être plus propice à l’éclosion d’un titre qu’aujourd’hui que Glénat lance l’adaptation manga de Pokémon. La stratégie de l’éditeur : des demi-volumes sortiront en kiosque et les tomes reliés en librairie ainsi que dans les supermarchés. On retrouve donc le plan qui a fait le succès de Dragon Ball, qui est le seul manga à avoir eu le droit à plus de 5 éditions en France (kiosque, dos cartonné sens français, sens japonais avec jaquette, édition double, édition France Loisir, édition Perfect et j’en oublie peut-être…).

Malheureusement, comme tout le monde le sait, l’effet escompté n’est jamais arrivé et les monstres de poches version Glénat ont sombré dans l’oubli dans une indifférence assez étonnante compte tenu du rayonnement mondial de la licence depuis ses débuts. Il y avait bien un petit groupe de fans mais ni assez déterminant ni assez bruyant (comparés aux immortels fans de Jojo’s Bizarre Adventure) pour pousser Glénat à reconsidérer sa décision ou un autre éditeur à se lancer dans une reprise.

Il est indéniable qu’en termes de marketing, les possibilités étaient moins nombreuses de par la non-existence des réseaux sociaux mais Glénat n’a pas brillé par sa publicité dans les magazines spécialisés (ou grand public) et n’avait, à l’époque, pas vraiment cherché à faire de partenariat avec un quelconque magazine de jeux-vidéos, un comble lorsque l’on sort un titre dont la version vidéoludique est un million seller.

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En 2011, ils sont de retour… pour vous jouer un mauvais tour ?

Après une dizaine d’années sans nouvelles, l’éditeur affilié à Fleuve Noir ressuscite la licence en sortant Pokémon Noir et Blanc sous les yeux larmoyants des fans de la première heure. Pas grand monde ne s’y attendait, personne ne misait sur la réussite de l’éditeur mais sous la houlette de Grégoire HELLOT et de Fabien VAUTRIN, les pokémons réussissent enfin à trouver leur public.

Comment ? Avec une bonne communication et un format adapté au marché actuel. L’éditeur tente alors de populariser un genre encore plutôt rare en France, le kodomo (le manga pour enfants). Quand on regarde bien, Pokémon Special a tout d’un shônen : une histoire d’amitié avec des combats et des voyages mais rien n’est très développé et tout va très vite. Les têtes blondes qui lisent un tome de Pokémon n’ont clairement pas le temps de s’ennuyer tant il est rempli d’action et de rebondissements à tout va.

Le directeur éditorial de Kurokawa l’a dit plusieurs fois au micro de Mangacast : les enfants ont besoin d’un objet qu’ils peuvent manipuler assez facilement et qui doit résister au temps, d’où la couverture cartonnée plus rigide qu’à l’accoutumée. Pas besoin de s’encombrer avec une jaquette qui aurait, de toutes façons, finie perdue.

Le choix de commencer par publier Noir et Blanc a aussi porté ses fruits puisque le jeu était encore d’actualité et l’éditeur a ainsi pu surfer sur la vague de ce nouvel opus pour mettre en valeur son titre. Publicités, mise en avant sur les réseaux sociaux, secrets de fabrication… Il a sorti le grand jeu, allant même jusqu’à proposer les visuels de couvertures des tomes AVANT leur sortie japonaise, des sorties en exclusivité mondiale pour les volumes reliés et même un coffret de rangement.

Il a suffit ensuite à l’éditeur de capitaliser sur son succès (et sur la nostalgie des jeunes adultes ayant grandi avec le jeu) pour proposer le reste du manga… En respectant une ligne éditoriale qui peut s’avérer frustrante pour le lecteur (à cause de l’ordre chronologique) mais intelligente d’un point de vue marketing, Kurokawa continue, aujourd’hui encore, à nous proposer des saisons de Pokémon Special selon l’actualité autour des monstres de poches.

Commencée avec Ippo, la division en saisons n’a plus rien à prouver en ce qui concerne l’efficacité. Cette technique permet de « minimiser » les risques pour l’éditeur tout en jaugeant le public et sa fidélité. Après tout, tant qu’il suit, pourquoi arrêter ? J’insiste quand même sur le mot « public » puisqu’il ne faudrait pas le confondre avec un noyau de fans. Il faut qu’un nombre suffisant de ventes soient réalisées sachant que l’éditeur est un passionné mais pas un bénévole (ce qui n’est pas très dur à comprendre mais sait-on jamais…).

Une fois Or et Argent terminé, il ne restera à Kurokawa que les tomes 23 à 42 à nous sortir pour compléter le trou entre Rubis et Saphir et Noir et Blanc. Vu le succès relatif du titre dans l’hexagone, difficile d’imaginer qu’ils n’arrivent pas, la seule question étant de savoir quand sachant que les occasions ne vont plus forcément se multiplier d’elles-mêmes…

Kurokawa

La Grande Aventure : Les auteurs

Il y a 5 auteurs qui travaillent (ou ont travaillé) sur Pokemon Special (l’ensemble du manga). Il s’agit d’Hidenori KUSAKA, MATO, Satoshi YAMAMOTO ainsi que Momota INOUE et Kenji KITAMURA pour les films.

Depuis le début de la série, le scénariste n’a pas changé et ce n’est autre qu’Hidenori KUSAKA. Ce dernier a commencé à travailler sur le manga il y a quinze ans. C’est très probablement parce qu’il refait chaque jeu plusieurs dizaines de fois qu’il ne garde jamais la même trame pour la partie sur laquelle il travaille. Sa créativité lui permet de réutiliser les personnages de Game Freaks de manière intelligente et surtout cohérente avec l’univers créé par les développeurs. Qui n’a jamais pensé que certains champions d’arène n’étaient que des vils gredins déguisés ? Vous l’avez rêvé, KUSAKA l’a fait !

MATO et Satoshi YAMAMOTO ont tous les deux le même rôle sur la série puisqu’il s’agit du dessin. MATO est la dessinatrice avec qui KUSAKA a commencé Pokemon Special mais sa santé ne lui permettra pas d’aller plus loin que le tome 9 après lequel elle sera remplacée par YAMAMOTO qui officie depuis lors. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est parvenu à bien se réaproprier le style de la mangaka et, licence oblige, celui des monstres de poches.

Pour qu’une adaptation soit réussit, il faut que le lecteur puisse reconnaître les personnages originaux de manière immédiate. Fort de son expérience de l’univers via le jeu de cartes et d’un Pokédex version papier, le remplaçant de MATO n’aura pas eu beaucoup de mal à s’adapter et à proposer un dessin de qualité, tout en rondeurs pour qu’il soit plus vendeur auprès des plus jeunes.

Kurokawa, fort du succès de sa nouvelle entreprise (celle de publier Pokemon Spécial en France) a même fait venir les auteurs en France pour le Salon du Livre Jeunesse mais aussi une petite tournée à travers la France qui a donné une belle occasion aux auteurs de rencontrer leurs fans.

© 2016 Pokémon. ©1995-2016 Nintendo/Creatures Inc./GAME FREAK inc. TM, ®, et les noms des personnages sont des marques de Nintendo. POCKET MONSTERS SPECIAL © 1997 Hidenori KUSAKA, MATO, Satoshi YAMAMOTO / SHOGAKUKAN

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A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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