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Le poids des éditeurs de manga en 2015, en moyenne par volume

Le poids des éditeurs en 2015, en moyenne par volume

Après notre bilan global du marché du manga en 2015, nous vous proposons un article complémentaire permettant de mesurer le poids des différents éditeurs selon leur moyenne de vente par tome.

Si le total des ventes, voire les parts de marché, permet d’avoir une certaine visibilité des forces en présence, savoir combien de tomes chaque éditeur vend par sortie donne un autre angle aux réussites et aux échecs éditoriaux des uns et des autres.

La méthode de calcul ne tient compte que des tomes parus dans le courant de l’année 2015, les chiffres ne contiennent donc pas les ventes de volumes vendus en 2015 mais parus antérieurement.

Moyenne des ventes de mangas parus en 2015

Moyenne des ventes de mangas parus en 2015, par éditeur

Glénat, si on lui retire One Piece, chute à 3.500 volumes par tome alors que le manga d’Eiichiro ODA n’a compté que quatre tomes parus en 2015.
Grâce à ses grosses licences (One Piece, Bleach, Chi, Dragon Ball et la plus récente : Tokyo Ghoul) et au lancement réussi d’Ajin, Glénat préserve largement sa première place mais Pika, qui multiplie les sorties, possède une courbe ascendante nettement plus importante à même de mettre le leader historique en danger.

Pika sans Fairy Tail, qui a vu 11 tomes parus en 2015, chute à 3.950 volumes par tome. Kana, quant à lui, chute à 2.640 volumes par tome sans son blockbuster Naruto.
Au vu de ces chiffres on voit très clairement le poids exponentiel que représentent, pour chacun des éditeurs du top 3, leurs titres leaders. Si avoir de tels mangas permet de voir l’avenir plutôt sereinement cela reste préoccupant en cas de baisse subite et surtout de conclusion. Kana va, d’ailleurs, vivre cette situation en 2017 et il est compliqué d’imaginer, à ce stade, comment l’éditeur belge va réussir à éviter de trop sombrer, sa situation étant déjà compliquée.

Ki-oon a cette particularité d’avoir ses meilleures ventes trustées par des titres récents (Darwin’s Game, A Silent Voice, Poison City, King’s Game Origin…) démontrant que l’éditeur ne possède pas encore de titre leader sur la durée et est fortement soumis aux réussites de ses lancements.
C’est une force d’un côté car l’éditeur ne subit pas les fluctuations d’un titre qui tient toutes ses ventes, mais d’un autre côté si les lancements s’avèrent ratés c’est tout le modèle économique et l’équilibre de la structure qui sont menacés.

Kurokawa est un peu dans la même situation, à cela près que la saga Lost Canvas continue d’être un fer de lance de l’éditeur qui peut aussi compter sur la présence d’Hiromu ARAKAWA à son catalogue.

Ototo est l’éditeur que l’on n’attendait pas à ce stade. Les ventes exceptionnelles des mangas de la licence Sword Art Online portent littéralement la petite maison et lui permettent d’avoir la cinquième meilleure moyenne de 2015 devant l’historique Kana.

Soleil Manga montre qu’il est le label en forme du Groupe Delcourt car s’il vend moins d’exemplaires que Delcourt Manga / Tonkam il est bien devant à la moyenne par tome.

Kazé est en grosse difficulté en 2015 avec une moyenne assez basse, devancé par Komikku et talonné par un Casterman qui a édité plus de sept fois moins de tomes en 2015 !
Komikku profite d’un score très honorable avec assez peu de sorties dans l’année, et ne s’appuie, très jeune éditeur oblige, que sur de nouvelles licences qui semblent très bien lui réussir (The Ancient Magus Bride, Minuscule, Arte).

IMHO s’en sort particulièrement bien grâce à ses deux tomes de la Fille de la Plage qui lui permettent de talonner Delcourt à la moyenne par tome !

Moyenne des ventes de premiers tomes

Moyenne des ventes de premiers tomes en 2015

Si on ne se focalise que sur la moyenne des nouveautés parues, c’est Ki-oon qui prend le leadership, suivi d’Ototo avec ses trois mangas issus de la licence Sword Art Online et le tome 1 d’Accel World  puis vient Kurokawa.

Ensuite on trouve les 2ème et 3ème du marché, Pika et Glénat, qui se maintiennent avec presque le même nombre de nouveautés mais le premier rattrape son retard et place de nombreuses nouveautés à succès quand Glénat mise beaucoup plus sur les titres dérivés (One Piece 500 Quiz Bookanime comics de la licence One Piece, éditions variantes de Chi…).
Kana, quant à lui, s’écroule totalement sur les nouveautés 2015.

IMHO et le Le Lézard Noir se classent bien mais seul un tome est compté pour chacun (La Fille de la Plage et Chiisakobé).

Conclusion

Si ces chiffres n’expliquent pas tout, ils donnent matière à affiner la perception que l’on a du marché du manga de l’an passé et permettent de mieux appréhender les choix éditoriaux dans leurs réussites et leurs échecs, ainsi que de tracer l’avenir des uns et des autres à partir des douze derniers mois.

2016 est une année à gros enjeux pour la plupart des éditeurs avec l’arrivée de mangas annoncés comme des blockbusters, de nombreux changements à la tête des directions éditoriales et de nouvelles sensibilités, la fin d’un titre longtemps leader… Autant de choses qui donnent à matière à l’observer avec attention !

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

19 commentaires

  1. Finalement ça confirme que Ki-Oon et Kurokawa sont les plus en forme du lot, qu’Ototo a bien réussi à s’implanter sur son créneau et que Komikku construit petit à petit son public.
    Bon ça confirme aussi la débâcle actuelle du trio Delcourt/Kaze/Kana à l’opposée.

  2. Très bon article, faudra sureviller ça en 2016 ^^

  3. Je serais pas surpris d’ici peu que y ai une branche manga d’un éditeur qui se fasse racheter par un autre si vraiment l’objectif est de durée dans le secteur. Quand je vois Kana et Glénat en totale perte de vitesse ça veut dire qqch tout de même. Moi il m’apparaît clair que dès l’an prochain pika sera number one vu les line-up annoncé pour le moment …

  4. Sinon vous aurez pas les chiffres d’ankama ?

  5. Sympa l’article c’est vraiment dommage qu’il n’y ai pas ankama dans les stats , leur mangas sont vraiment sympas et le manga dofus se vend très bien à ce qu’il parait =o

  6. Très bonne lecture mais, par contre, l’article ne cite pas ses sources ? D’où viennent ces chiffres ?

    • Ce sont les chiffres de vente. Les mêmes qui sont utilisés par les éditeurs.

      • Réponse très rapide, je vous remercie, mais je suis désolé: ça ne répond clairement pas à ma question.

        Que ce soit les chiffres de ventes, je m’en doute bien, mais ils sont centralisés quelque part ? Les sources c’est les éditeurs eux-même que vous avez pris la peine de contacter un par un (auquel cas vous devriez le mettre en avant, c’est du vrai bon boulot) ? A l’inverse est-ce que ça provient d’un organisme indépendant, d’un observatoire ?

        Savoir comment ces chiffres sont obtenus et d’où ils proviennent (sans forcément entrer dans les détails) me paraît tout de même important dans un article qui repose intégralement sur de l’observation et de l’analyse à partir de statistiques. On doit avoir confiance en ces chiffres, savoir d’où ils viennent (une nouvelle fois sans forcément entrer trop dans les détails, la transparence a une limite.)

        Pour qu’on se comprenne bien: je ne remets clairement pas en cause la qualité du travail effectué dans les deux articles (qui sont des analyses solides et bien faites, qui m’ont appris pas mal de choses très intéressantes et assez passionnantes), juste que le fait de voir aucune source claire citée dans les articles m’a vraiment décontenancé. Ça n’exige même pas un paragraphe entier d’explication, une simple phrase suffit.

        Désolé d’avoir l’air du gros relou de base qui chipote sur des conneries, mais si quinze ans d’Internet m’a appris quelque chose c’est que je ne peux pas avoir 100% confiance en quelque chose dont les sources ne sont pas claires. Je souhaitais donc être simplement rassuré :).

        Bonne continuation !

        • Nous utilisons des chiffres qui, en théorie, ne sont pas publics et proviennent effectivement d’un organisme spécialisé dans leur collecte, et sont recoupés avec ce que nous communiquent plusieurs éditeurs du marché.
          Nous aimerions pouvoir citer clairement l’origine des informations, mais c’est une condition sine qua non de leur utilisation que de rester évasifs sur leur provenance. Mais ils sont très précis et ne sont pas remis en cause par les concernés. 😉
          Pour une question de protection de nos sources, difficile d’en dire plus malheureusement ^^;

  7. Et concernant Panini Manga, on a des chiffres ?

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