Publicité

Accueil / Dossiers / Petit précis du manga : les termes de l’édition

Publicité

Petit précis du manga
Photo : WN

Petit précis du manga : les termes de l’édition

Dos, plat, tranche de tête, de queue, gouttière, jaquette, chasse, coiffe, signet… Autant de termes qui peuvent paraitres abscons aux personnes extérieures au milieu du livre.

On vous propose de nous suivre dans ce petit article, pour vous aider à décrypter tout cela !

L’extérieur

Couverture

precis-manga-4
Le plat de devant – Dragon Ball Perfect 1

La face avant est nommée ‘plat de devant’ ou, plus communément, première de couverture.
La face arrière est, logiquement, le ‘plat de derrière’, ou la quatrième de couverture. La deuxième de couverture étant la face interne du plat de devant, et la troisième du plat de derrière.
Plus communément, les éditeurs raccourcissent en C1, C2, C3 et C4.

Dans le jargon de l’édition, la couverture est, donc, composée de l’ensemble de ces plats, tout ce qui enserre les cahiers, bien que l’on nomme, communément, la première de couverture ainsi.

La chasse est toute cette zone de la couverture qui dépasse des cahiers intérieurs. On retrouve des chasses essentiellement sur les mangas luxes à couvertures rigides. Les ouvrages les plus communs ayant une couverture de même dimension que les cahiers.

Tranche

Contrairement à la ‘logique générale’, la tranche n’est pas la face étroite ou s’inscrivent titre et auteur(s), mais ce sont les trois faces visibles des pages.
Pour le haut on parle de tranche de tête, pour le bas de tranche de queue, et pour la tranche verticale on parle de gouttière ou de tranche de gouttière.

precis-manga-2 precis-manga-1 precis-manga-3
De gauche à droite : Plat de derrière – Tranches du livre – Dos du livre (Dragon Ball Perfect 1)

Dos

C’est celui qu’on appelle souvent, à tort, tranche.
C’est, donc, la face verticale où titre et auteur(s) s’affichent et qui sert à retrouver son ouvrage quand il est rangé dans une bibliothèque.

Jaquette

Là, pas de mystère, c’est la chemise de protection amovible qui comprend deux rabats repliés sur les contre-plats de la couverture.
Très largement utilisée dans l’édition de manga, elle est un signe distinctif majeur du genre.

Rabats

Quand un titre n’a pas de jaquette, il peut avoir des rabats.
Ce sont des prolongements des plats de devant et de derrière pliés vers l’intérieur.
Souvent utilisés comme marque-pages, ils ont longtemps été utilisés chez Glénat, et, aujourd’hui, sur certaines éditions doubles/triples très larges, ou sur les ouvrages destinés aux plus jeunes.

precis-manga-7 precis-manga-6
De gauche à droite : Rabat (Pokémon – La Grande Aventure 1), Bandeau sur la couverture (Saint Seiya – Saintia Shô 1)

Bandeau

Bande de papier rajoutée par dessus la couverture, utilisé comme renfort promotionnel.

Si, au Japon, le bandeau est une pratique habituelle, elle reste plus rare en France. Ce sont bien souvent les mangas d’auteurs connus, ou soutenus par une opération précise, qui sont concernés.

Un manga en détail
Les différents éléments qui composent un livre. Visuel : Boku no Hero Academia, © Kohei Horikoshi / Shueisha

L’intérieur

Cahiers

Un manga est composé de plusieurs cahiers de pages pairs qui composent l’ensemble de l’ouvrage.
En France, les cahiers sont de 16 pages, ce qui peut générer des pages vides en fin de volumes quand l’éditeur n’a pas la matière pour les remplir.
On peut trouver des cahiers de 8 pages, mais ce sont des ouvrages le plus souvent imprimés en Italie, nouvel Eldorado de l’impression.

Les pages sont imprimées sur une feuille correspondant au double, voire au quadruple, de la page finale, sur laquelle sont placées des pages (deux, ou quatre, par face) qui sont ensuite pliées, et ajoutées au cahier (on parle d’encartage), qui, lui-même, est relié.

Chasse, tranchefile et signet (Lodoss - La Dame de Falis)
Chasse, tranchefile et signet (Lodoss – La Dame de Falis)

On peut assembler les cahiers selon différentes techniques dont le dos carré-collé, le brochage ou la reliure.
Le dos carré-collé voit ses cahiers assemblés puis découpés sur le dernier pli à l’aide d’un massicot, pour obtenir un dos bien plat. C’est la technique la plus souvent utilisée dans le manga.
Le brochage voit le dos de ses cahiers, une fois assemblés, massicotés, rainurés puis collés.
La reliure voit ses cahiers cousus ensemble, puis fixés au dos sur le tranchefile (qui, en lui même, n’est plus que décoratif). Le plus souvent ce mode d’assemblage s’accompagne d’une couverture rigide. C’est la façon la plus noble, et la plus chère, d’assembler des cahiers.

Signet

Pièce de tissu, cousu à la reliure, permettant de marquer les pages. Peu utilisé dans l’édition de mangas, on le trouve quand même dans des les éditions de luxe de certains titres.

Voilà quelques petites clés pour mieux appréhender les termes du milieu de l’édition, et frimer lors de vos prochains repas familiaux ! 😉

KUBO
Merci au Fabounet pour la relecture, les précisions et les corrections !

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

4 commentaires

  1. Très instructif, merci beaucoup!

  2. Merci pour ces explications 🙂

  3. J’espère qu’il y aura un numéro deux, car il manque des termes! Mais bon petit lexique que est cet article!

Laisser un commentaire

banner