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[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

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One Piece - Arc Skypiea

[Dossier] One Piece – Arc Skypiea

Dans les deux premiers arcs de One Piece, camaraderie et pouvoir étaient les maîtres mots. Avec Skypiea, c’est plutôt la notion d’aventure, très chère à Eiichiro ODA, qui va être particulièrement développée. Avec un Luffy en mal de sensations fortes et une Nami plus décidée que jamais à montrer qu’elle n’est pas qu’une potiche, le voyage de l’équipage du chapeau de paille sur les îles célestes ne pouvait qu’être trépidant !

Pour les 20 ans de la série, Manga Mag continue à revenir sur ce qui a fait le succès du titre publié en France aux éditions Glénat et s’attaque cette fois à l’arc des îles du ciel !

En général, la qualité d’un arc est assurée lorsqu’un antagoniste de poids est là pour amener le danger. Pour le coup, avec Ener, ODA réussit un joli tour de force. Le mangaka a fait du beau boulot sur le chara-design et propose ainsi l’un des personnages les plus réussis jusqu’ici visuellement.

Bien sûr, le visuel ne suffit pas et il l’a doté de l’un des pouvoirs les plus puissants que l’on puisse imaginer, celui de la foudre (de l’électricité ou de l’éner-gie si vous préférez). Ce n’est pas pour rien si c’est par ce personnage que passe la toute première mention du fluide (ou haki pour les japonisants) par le biais du « mantra ». Ener et ses 4 acolytes maîtrisent le fluide de l’observation et s’en servent pour être considérés comme « au dessus du lot ».

Si on sent bien que le dessinateur a une idée qu’il compte développer dans le futur, les contours ne sont pas encore bien définis et le mantra permet des choses assez inédites jusqu’ici dans One Piece comme le repérage d’autres personnes ou même la prédiction d’attaques venant de l’ennemi.

Ce nouvel adversaire de Luffy, en plus de servir de point de lancement pour l’une des capacités les plus importantes de la série, possède un caractère bien trempé qui contraste avec ceux rencontrés jusqu’ici. Si Crocodile voulait obtenir une puissance capable de le rendre « invincible » et était conscient de ses limites, Ener est complètement à l’opposé de ce schéma.
Sa première apparition en mode « pacha » nous le montre bien, l’incarnation de la foudre ne craint rien ni personne et ne semble jamais être inquiété le moins du monde. Ce dernier n’a pas du beaucoup voyager sur Grand Line et encore moins dans le nouveau monde car il est persuadé que rien ni personne ne peut l’arrêter. Après tout, qui est assez puissant pour s’opposer à la foudre, instrument de punition divine par excellence ?

Ener, c’est le god complex dans toute sa splendeur. Le personnage possède, en plus d’une confiance aveugle en son pouvoir, un égo tellement surdimensionnés qu’il ne peut même pas concevoir qu’un être daignant lui résister existe, et encore moins quelqu’un qui lui donnerait du fil à retorde. Auprès des gens « normaux », son invincibilité est avérée et la combinaison de son mantra et du fruit de la foudre en font clairement un monstre invincible.
Il le dit lui-même : « Je suis la foudre. Peu importe à quel point les humains luttent, ils ne pourront jamais battre la foudre ». Cette suffisance le perdra puisqu’il ne comprendra absolument pas ce qui se passe lors de sa première rencontre avec Luffy.
Le fait que le jeune garçon soit complètement immunisé à sa foudre le fera perdre le calme à toute épreuve qu’il avait affiché jusqu’ici pour lâcher une expression faciale d’incompréhension la plus totale (qu’ODA réutilisera d’ailleurs pour Perona et pour Sugar par la suite).

Cependant, Ener n’échappe pas au thème de l’aventure imposé par son auteur dans l’arc. Ce dernier n’est le dieu de Skypiea que pour une raison : récupérer assez d’or pour construire une arche et se rendre sur cet endroit qu’il appelle Fairy Vearth (qui n’est autre que la lune, on l’apprendra par la suite lors de mini-aventures). Il n’a pas spécialement envie de rester là, il veut partir vers ce monde inexploré qu’il considère comme le territoire divin, l’endroit où il est « censé » résider en temps que dieu.
Même si celui qui a mangé le fruit de la foudre fait les choses de manière assez brutale et de manière difficilement recommandable, son but reste la découverte de l’inconnu.

En réalité, presque tout l’arc est basé sur ce concept. Tout part du log pose qui pointe vers le ciel et du prétendu mensonge de Norland sur la cité d’or. Luffy ne pense qu’à une chose, découvrir ce qui se trame dans le ciel et faire en sorte de prouver que l’ancêtre de son nouvel ami n’a jamais menti.
Pourtant, le voyage ne démarre pas de la meilleure façon. L’île de Jaya, c’est un peu l’opposé de l’aventure. C’est une ville d’appoint pour les pirates désabusés qui n’ont pas vraiment envie de croire en quoi que ce soit. Le personnage de Bellamy est parfait dans ce rôle de pirate de base qui ne vit que par l’argent. C’est son avidité qui le poussera à s’en prendre à Luffy, pensant que ce dernier est plus faible qu’il ne l’est vraiment.

C’est dans cet environnement contre-stimulant que deux personnages vont se distinguer : Cricket, l’ancêtre de Norland et Barbe Noire.
Le premier est évidemment un personnage qui va pousser l’équipage de Luffy vers l’inconnu, un peu dans la veine de son prédécesseur qui avait dû braver vents et marées pour découvrir Jaya. Même s’il veut y aller lui-même et redorer le blason de son ancêtre, il ne peut pas et c’est pour ça qu’il va placer ses espoirs en Luffy.
Barbe Noire, même s’il n’est pas vraiment nommé lors de sa première apparition, fait forte impression. Il laisse sur Luffy et Zoro une inspiration presque philosophique qui les confortera dans leur réaction face à l’équipage de Bellamy. Petit détail assez sympathique : la rivalité entre Luffy et Barbe Noire, deux pirates voués à se livrer une bataille titanesque, commence par une histoire de… tarte à la cerise !

Arrivés sur les îles célestes, on remarque assez rapidement qu’il n’y a pas beaucoup de scènes de combats et quand il y en a, elles sont généralement assez rapides. ODA préfère laisser le lecteur découvrir l’univers qu’il a imaginé en même temps que les personnages.
Le fameux haricot magique géant (qui n’est pas sans rappeler celui de Jack et le haricot magique bien évidemment) qui surplombe les îles célestes sert de symbole à cet inconnu dans lequel se sont engouffrés les personnages. Qui sait ce qui se trouve au bout ? A priori, la réponse est « personne » car jusqu’ici, aucun des habitants des îles célestes n’avait pris la peine d’aller vérifier !
Le premier contact avec les « dials » va donner de nombreuses idées à Usopp qui perfectionnera sa panoplie d’attaque grâce à ces coquillages aux pouvoirs aussi étranges que variés. De tous, c’est peut-être Nami qui en bénéficiera le plus immédiatement avec son scooter des nuages qui lui permet de naviguer à la perfection sur une mer qu’elle n’avait pourtant jamais vue auparavant.

Dans la forêt, c’est la même chose. Il n’y a pas un moment sans que l’on ne rencontre pas quelque chose de nouveau, de farfelu ou que Luffy ne nous rappelle qu’il est là avant tout pour trouver la cité d’or et prouver que Norland n’avait pas menti. ODA en profite pour nous sortir un bestiaire toujours plus fourni et détaillé même si la star, c’est le serpent, ancien dieu des Shandia, ce peuple qui vivait sur l’île lorsqu’elle a été projetée dans le ciel par le courant ascendant.

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A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Un commentaire

  1. l’Aventure comme rarement vu dans un shonen.

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