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[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

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Naruto – Partie 3 : Animé, Jeux vidéo…

Après vous avoir parlé en détail du départ canon du titre de Masashi KISHIMOTO dans la première partie du dossier ainsi mais aussi de sa lente descente dans l’enfer du combat dans la seconde, nous revenons maintenant sur ce que Naruto a pu donner dans les médias étendus ainsi que ce qui se prépare pour son futur.

spoilers

L’animé : Naruto et Naruto Shippuden

Les amateurs d’animation savent à quoi s’en tenir lorsqu’on leur dit que c’est le Studio Pierrot qui est en charge de l’adaptation d’un manga en série animée. En effet, la boite peut se targuer de posséder sur son CV un nombre de séries fleuves non négligeable. Parmi les plus notables, on retrouve Urutsei Yatsura, Kimagure Orange Road, Flame of the Recca, GTO, Saiyuki, Bleach ou encore Beelzebub… 

Pourtant, le studio ne jouit pas forcément d’une réputation à la hauteur de ces séries. Souvent décrié pour sa tendance au filler (ces épisodes qui ne servent à rien et qui ne font pas partie de l’oeuvre de base) plutôt qu’à la pause, il y a, chez Pierrot, quelque chose qui gène le puriste, le fan invétéré du manga qui cherche une adaptation et non pas une interprétation.

Avec un total de 220 épisodes pour adapter les 27 premiers volumes, on retrouve une moyenne de 8 épisodes d’une vingtaine de minutes pour adapter chaque tome (on peut aller jusqu’a descendre à 7 si on prend en compte les fillers) qui contient une dizaine de chapitres à chaque fois. Quand on considère le volume de combat, c’est quand même assez énorme.

On se retrouve donc avec des épisodes assez inégaux, en particulier au niveau du rythme. Si certains combats ont été géré avec brio (Lee VS Gaara est l’exemple parfait), d’autres ont été un peu trop ralentis et perdent en intensité. Entrecoupé de nombreux moments de discussions entre les personnages qui analysent les mouvements des deux ninjas, l’affrontement entre Naruto et Neji possède un impact moindre que dans l’oeuvre de KISHIMOTO.

Comme toute série à succès, cette première itération de Naruto a eu le droit à ses films. On en compte 3, tous sortis chez Kana Home Video (et donc disponibles en streaming légal sur la plate-forme ADN) : Naruto et la Princesse des neigesLa légende de la Pierre de Guelele et Mission Spéciale au Pays de la Lune. S’ils n’apportent pas forcément grand chose à l’histoire, ils ont le mérite de prolonger le côté aventure qui marchait bien dans la première partie du manga. On retrouve donc des missions indépendantes en équipe pour ceux qui voudraient retrouver une ambiance plus proche du début de la série.

Pour l’adaptation de la deuxième partie couvrant les tomes 28 à 72, 488 épisodes ont été annoncés à l’heure où l’on rédige ces lignes même s’ils contiennent aussi une adaptation de l’histoire de la jeunesse de Kakashi ainsi que la version animée de certains romans (Le Roman de Jiraya et Le Roman d’Itachi).
Bien sûr, vu la notoriété de la série et les possibilités de dérivés, le Studio Pierrot rechigne un peu à lâcher l’une de ses poules aux oeufs d’or qui le fait vivre depuis maintenant quelques années.

Dans cette deuxième partie, le changement d’atmosphère a été respecté par l’équipe de production qui met un peu moins l’accent sur l’humour pour laisser la part belle au drame et aux différents combats. À vouloir ralentir les choses, le rythme s’en trouve saccadé…

Cette seconde série a donné naissance à 8 films : Un funeste présage (2007), Les Liens (2008), La Flamme de la volonté (2009), The Lost Tower (2010), Blood Prison (2011), Road to Ninja (2012), The Last (2014) qui n’est pas vraiment le dernier puisqu’il s’agit de Boruto (2015). Même topo pour ces long-métrages qui n’apportent pas grand chose à l’histoire même si on sent une petite amélioration avec les deux derniers qui viennent lancer la nouvelle génération et lui donner de quoi prendre les devants.

Si certains romans ont été adaptés dans la série elle-même, d’autres le seront sous forme d’OAV. Parmi les heureux élus, on compte Le Roman de Shikamaru, Les Chroniques de Konoha mais aussi le deuxième Roman de Sasuke.

Naruto Shippuden © 2007 KISHIMOTO Masashi / TV Tokyo, Pierrot Co.,Ltd., Aniplex Inc.
Naruto Shippuden © 2007 KISHIMOTO Masashi / TV Tokyo, Pierrot Co.,Ltd., Aniplex Inc.

Romans, artbooks, tout y passe !

Dans sa volonté de toucher le plus de public possible, Kana s’efforce de proposer de nombreux dérivés et parmi ceux là, on compte un guide book, 3 artbooks, un livre de coloriage (si, si, on vous assure !) mais aussi les premiers romans jeunesse qui se déroulent dans l’univers du ninja aux cheveux orange.

Concernant les deux premiers romans, ils ont le droit à un joli fourreau et à une couverture peau de pêche, chose qui n’a pas été conservé lors de la sorti du 3e et que l’on pourrait trouver un peu dommage. Sur une idée originale de Masashi KISHIMOTO mais écrits par Akira HIGASHIYAMA, ces light novels viennent étendre l’univers de la série par le biais d’histoires indépendantes qui prennent un de ses acteurs majeurs pour personnage principal. Après Jiraya, Kakashi et Sasuke, on se demande quel sera celui qui ornera la couverture du 4e en mars 2017.

L’éditeur français à sorti les 3 artbooks qui regroupent les plus belles illustrations de Masashi KISHIMOTO. Même sans être fan de la série, l’auteur et même le non-fan pourra y trouver son compte. Il n’est pas non plus trop avare en anecdotes de composition et dévoilera quelques petits secrets qui sauront faire plaisir aux fans.

Les jeux vidéo

Dans tous les dossiers où nous avons évoqués les jeux vidéo liés à une série, nous vous avions donné une liste de tous les titres sortis et leurs supports. Pour les jeux estampillés Naruto, établir une liste (il y a près de 40 titres au total) ne nous paraissait pas pertinent tant les premiers jeux sont insignifiants dans la carrière vidéoludique du ninja aux cheveux orange. À la place, nous reviendrons sur ceux qui ont vraiment marqué les esprits.

Depuis plusieurs années, les jeux tirés de la licence possèdent un public de passionnés qui n’hésitent pas à se lancer dans des combats techniques. Cependant, ça n’a pas toujours été le cas. Les premiers jeux sur PS2 et Gamecube ne font pas l’unanimité, la faute à une jouabilité pas forcément folle et à des graphismes encore assez limités (que ce soit le beat’em all ou le jeu de combat) même si on commençait à se rapprocher d’un résultat satisfaisant avec Ultimate Ninja 3 (un bon jeu de baston dans la veine de DBZ Budokai 3).

La véritable révolution se fait sur PS3 avec Ultimate Ninja Storm. Cette première incursion de Naruto dans un monde 3D est une petite révolution avec de nouveaux modes de jeu très dynamiques pour l’époque et un gameplay composé d’une panoplie de combos diversifiée pour chaque personnage. Le mode histoire permettait de se promener avec Naruto dans tout Konoha modélisé en détail puisqu’il était même possible d’aller sur la colline des hokage. Le seul vrai bémol, c’est qu’il s’arrête assez tôt dans l’histoire, au même niveau que le manga à l’époque.
Les combats en 1 contre 1 ont vraiment été soignés avec un bon équilibrage des personnages qui respecte leur technique, leur force et leur vitesse. Ainsi, Rock Lee est très fort et gère uniquement le corps à corps tandis que Gaara est très lent mais gère bien les adversaires à partir de la mi-distance. Avec une possibilité de se battre sur les murs et sur l’eau, le tout dans des arènes vastes et bien modélisées, le titre lançait la série avec brio. Bien sûr, le nombre de personnage restait assez faible et l’absence de soutien ainsi que la faible barre de vie des personnages rendaient les combats un peu trop rapides.

Avec sa deuxième itération, Storm s’améliore à tous les niveaux : panoplie de personnage (le joueur pourra incarner Minato, Itachi, 3 formes de Sasuke et de Naruto…), vitesse des combats…
On notera cependant une petite régression au niveau du mode histoire où on se promène toujours mais en 2D. Il est donc parfois très long d’aller d’un bout de la map à l’autre juste pour un dialogue. Ce jeu servait d’introduction à Naruto Shippuden avec beaucoup de personnages de l’Akatsuki disponibles.
Le sytème de jeu reste le même avec une possibilité d’enchaîner les combos sans aucune interruption. L’utilisation des soutiens se démocratise, la meilleure gestion de la barre des combattants et la possibilité de faire des attaques en trio étaient des progrès non-négligeables comparés à la version précédente. Pour couronner le tout, le mode en ligne fait son apparition et les premiers joueurs détestés de la communauté font leur apparition.

Dans Storm 3, l’équipe de développement a fait le choix d’introduire un nouveau style de jeu très technique. Le joueur ne peut faire que 4 substitutions en combat avec une barre qui se recharge de manière aléatoire. Le chakra s’utilise plus difficilement et ils ont supprimé la fluidité qui faisait le sel du deuxième opus.
Avec la série qui avançait, la panoplie de personnages jouables devient complètement folle mais c’est peut-être le seul point fort du jeu. Avec un graphisme identique au précédent et les mêmes modes de jeux, il est peut-être sorti un peu trop rapidement pour proposer quelque chose de novateur.

Storm 4, dernier épisode en date et premier à débarquer sur PS4 dernier est incroyable. La série étant terminée, ce sont TOUS les personnages de l’univers de KISHIMOTO qui sont disponibles ! Il y a aussi la possibilité de jouer directement avec les soutiens et le graphisme bénéficie de la puissance de la dernière console de Sony. Même si la barre de substitution reste toujours aussi limitée, on sent le retour d’une certaine fluidité plutôt cool qui vient former un juste milieu entre l’hyper-fluidité de Storm 2 et le côté technique de Storm 3.
Les attaques spéciales prennent la forme de petites scènes animées qui viennent faire écho à la grande guerre des ninjas, pour le plaisir des fans et pour le plaisir des yeux des non-initiés.

Le futur de la saga

Comme nous vous l’avions déjà ditNaruto ne s’arrête pas et l’actualité autour de la série devrait se poursuivre en 2017 avec Gaiden en janvier et Boruto en mars.

Naruto Gaiden – Le 7e Hokage et la lune écarlate est une histoire unique dont le but est de faire le pont avec la série suivante Boruto – Naruto Next Generations (et dans le même temps, sert de mise en bouche au film d’animation qui porte le même nom). Dans ce one shot, on retrouve Naruto devenu hokage qui doit gérer une sombre histoire autour de la fille du couple Sasuke/Sakura. Un peu à la manière d’une petite enquête, Sarada va partir à la recherche de ses origines et tenter de découvrir qui est vraiment celui que l’on appelle Sasuke Uchiwa.

Gaiden est une histoire qui se lit bien et qui reste efficace dans le rôle qu’elle est censée avoir, celle d’un lien entre deux générations, celle de Naruto et celle de Boruto. Pour le reste, les enjeux restent faibles et il faut avouer que le fan n’aura pas grand chose à se mettre sous la dent.

On vous reparlera bien entendu de Boruto – Naruto Next Generations lors de la sortie de son premier volume au mois de mars prochain mais grâce au simultrad mis en place par Kana, nous avons eu la chance de lire le premier tome. Si vous espériez retrouver une nouvelle histoire « à la Naruto« , le héros vous fera comprendre à plusieurs reprises que vous faites fausse route. Boruto ne veut pas marcher dans les pas de son père, il veut écrire sa propre histoire.

Pourtant, à la lecture, vous devriez ressentir un petit effet de déjà-vu tant certaines situations sont similaires. Rassurez-vous, ce n’est pas une copie de la série originale, loin de là. Mikio IKEMOTO et Ukyô KODACHI sont très loin de réussir un aussi bon départ que l’auteur original à l’époque. Ce premier tome de Boruto est bien fade comparé aux premières aventures de Naruto, ce qui est assez bizarre dans la mesure où l’univers est déjà posé. Ils n’ont qu’à réutiliser tous les personnages créés auparavant…

Graphiquement, on note une volonté assez forte d’utiliser aussi peu de trames que possible, peut-être pour rendre hommage à KISHIMOTO qui n’en utilisait pas énormément. Le seul problème, c’est qu’IKEMOTO est loin de posséder le talent de composition ou même de dessin tout court que le créateur de la série (qui supervise, soit dit en passant). On retrouve donc des cases très vides (l’impression ne devrait pas coûter très cher en encre) et des personnages aux proportions parfois aléatoires.

En guise de conclusion…

À travers les trois parties de notre dossier consacré à Naruto, nous avons essayé de vous faire comprendre que le titre de KISHIMOTO, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, n’est pas un titre comme les autres. Il possède une véritable aura et au fil des années, sa légende n’a fait que se renforcer.

Il n’est pas difficile de comprendre que les différents jeux vidéo ont encore un bel avenir devant eux avec une communauté de joueurs toujours aussi active et la possibilité de renforcer encore le roaster de combattants avec les personnages de la jeune génération. Il reste donc aux équipes de développement de quoi donner de belles heures de jeu.

En ce qui concerne l’anime, avec quelques OAVs prévus pour les prochains mois et Shippuden qui n’est encore pas terminé, on se doute qu’il n’y pas à s’inquiéter du côté de Pierrot mais aussi du côté des téléspectateurs qui attendent encore, chaque semaine, leur dose hebdomadaire de ninjas.

L’univers étendu de Naruto permet à Kana de diversifier énormément les publications. L’éditeur a sorti des livres de coloriages, des guide books, des artbooks et même des romans, c’est dire si les fans de la série ont le choix ! Bien sûr, les portes d’entrée dans le monde des ninjas imaginé par KISHIMOTO n’en sont que plus nombreuses et le public ciblé augmente de manière exponentielle.
Même si la lancée de la « nouvelle génération » du manga n’est pas encore très encourageante, il faut lui laisser le bénéfice du doute et voir où les nouveaux auteurs en charge des personnages pourront les mener.

Naruto - Partie 1 : Un ninja qui a créé sa légende naruto-partie-2




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

2 commentaires

  1. Il y a un Naruto hyper culte sur Gamecube, mais j’ai oublié son nom, il aurait fallu le citer 😡

    • Ours256

      Je suppose que tu parles de la série des Clash of Ninjas. Sachant qu’ils sont assez similaires dans leurs fonctionnements à la première série sur PS2, je me suis dit que c’était pas la peine d’alourdir le tout 🙂

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