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Le Match Shônen : Inuyasha (Rumiko TAKAHASHI) vs. Fairy Tail (Hiro MASHIMA)

Alors que Fairy Tail d’Hiro MASHIMA se termine ce mois-ci aux éditions Pika, Manga Mag inaugure une nouvelle rubrique qui verra s’opposer deux titres dans un genre déterminé. Pour faire face à un shônen fleuve, il en fallait évidemment un autre que l’on a été cherché un peu plus loin dans le temps puisqu’Inuyasha de Rumiko TAKAHASHI s’est terminé en 2014 chez Kana.

spoilers

Inuyasha : Autrefois, vivait une prêtresse nommée Kikyô. Celle-ci empêcha Inu-Yasha de s’approprier la perle de Shikon et, par-là même, de devenir un véritable démon. Kagome se révèle être la réincarnation de Kikyô et la détentrice actuelle de la perle. Malheureusement, le joyau a été brisé et de nombreux démons s’en sont partagé les morceaux. Kagome et Inu-Yasha décident de s’associer pour recomposer le joyau en pourchassant les démons. Leur première mission: arrêter Yura, beauté fatale, mais démon à la chevelure maléfique…
Fairy Tail : Les guildes magiques sont des associations. Elles proposent différentes tâches aux magiciens, allant de la recherche d’un objet à l’attaque en règle. Lucy, une jeune fille, rêve de devenir magicienne. Un jour, elle rencontre Natsu, un magicien maîtrisant le feu, ce dernier l’invite alors à rejoindre sa guilde. Il s’agit de la célèbre Fairy Tail, le sujet de tous les rêves de Lucy. Mais celle-ci est bien mystérieuse et semble être à l’origine de nombreux scandales.

Expérience de l’auteur

Quel fan de manga ne connait pas Rumiko TAKAHASHI ? La mangaka fait partie des vétérans encore à l’oeuvre. Elle dessine des mangas depuis les années 70 et sa plume a mis au monde des classiques indémodables comme Urusei Yatsura (aussi connu sous le nom de Lamu), Maison Ikkoku (ou Juliette, Je t’aime) et surtout Ranma 1/2 (que les éditions Glénat rééditent depuis quelques mois).
Son dernier shônen fleuve, Rinne (publié en France chez Kazé Manga) s’est terminée avec la sortie de son 40e volume relié au mois de janvier 2018 au Japon. Autant dire qu’en ce qui concerne le shônenla dessinatrice originaire de Niigata a de l’expérience !

Hiro MASHIMA compte bien moins de séries à son actif mais quand même deux shônen fleuves. Le premier n’est autre que Rave (publié en France par Glénat) et le second n’est autre que Fairy Tail qui se termine ce mois-ci chez Pika. Si ses titres n’ont pas eu le même impact que ceux de TAKAHASHI, ils ont quand même le mérite d’avoir un succès international et se vendre comme des petits pains en France (pour sa deuxième série et ses spin offs en tout cas).
Alors qu’il a commencé le manga vers la fin des années 90 (1998 pour être précis), le dessinateur né à Nagano a déjà publié la bagatelle de 115 volumes soit une moyenne de 5.75 par année en activité (sachant que 2018 n’est pas encore finie).

Avantage TAKAHASHI (et donc Inuyasha), pas pour la longueur de son oeuvre mais pour le nombre de ses personnages qui font partie intégrante de la culture populaire japonaise et qu’il est impossible d’oublier !

Nombre de tomes

D’un point de vue numérique, si les 56 tomes (et 559 chapitres) d’Inuyasha peuvent déjà paraître énormes, Fairy Tail est allé jusqu’à 63 (mais avec des chapitres plus longs puisqu’il y en a 545).
Le point commun entre les deux titres, c’est que le « grand méchant » est (plus ou moins) présent dès le départ à chaque fois. Dans l’oeuvre de TAKAHASHI, Naraku apparaît très rapidement comme le monstre à abattre avec son côté traitre, son côté impassible et ses hordes de monstres qui apparaissent toujours pour gêner Inuyasha et sa troupe. Cependant, on ne voit pas sa tête avant plusieurs dizaines de volumes et ses origines ne sont dévoilées qu’après de nombreuses péripéties.
Dans Fairy Tail, on nous parle assez rapidement du duo Zelef/Acnologia (comme d’habitude avec MASHIMA, tout est lié donc il est difficile de les dissocier) mais ces derniers ne combattent pas énormément si ce n’est à la fin, au contraire de Naraku qui voit son corps détruit plusieurs fois et sa survie ne tenant qu’à un fil.

En fait, la différence est là. Le mangaka de Fairy Tail ne permet pas à ses ennemis de se régénérer (ou alors uniquement partiellement et pas aussi souvent que TAKAHASHI), il préfère faire en sorte que le combat, quand il arrive soit plus marquant, ce qui n’est pas le cas dans Inuyasha. À un moment, on commence à avoir l’habitude de voir Naraku apparaître, se battre, se faire détruire et fuir.

Ainsi, la lecture d’Inuyasha peut se révéler redondante, surtout si on enchaine les tomes, ce qui n’est pas le cas dans Fairy Tail où l y a de vraies variations dans la narration, dans les ennemis et les enjeux. Dans le titre de TAKAHASHI, du 1er au 56e volume, l’objectif reste de rassembler les morceaux de la perle de Shikon et de battre Naraku. Après plusieurs « fuites » du grand méchant ou de ses sbires, on commence à se lasser et à avoir des effets de déjà-vu.
Après, il faut quand même féliciter l’auteure d’avoir réussi à tenir toute sa série avec le même ennemi à abattre et il faut l’avouer, Naraku est détestable jusqu’au bout et on n’a qu’une envie, le voir disparaître !

Avantage Fairy Tail car même avec 63 tomes, Hiro MASHIMA parvient à mieux renouveler ses antagonistes et il propose des combats un peu plus dynamiques et variés que ceux que l’on retrouve dans Inuyasha !

L’histoire

Comme dit un peu plus haut, Inuyasha, c’est avant tout l’histoire d’un groupe (Inuyasha, Kagome, Miroku, Sango) qui cherche à retrouver les morceaux de la perle de Shikon pour empêcher Naraku de s’en emparer et de devenir une entité monstrueuse toute puissante. Si la créature possède un background intéressant et bien développé, il est plus fourbe que puissant.
Si Inuyasha et ses amis ne parviennent pas à s’en débarrasser, ce n’est pas parce qu’ils sont assez puissants mais plutôt parce qu’il possède un plan de secours à chaque fois. Que ce soit un otage, des monstres à sacrifier, un allié pour retenir ses poursuivants, il y a toujours quelque chose qui lui permet de s’échapper.

Ce que TAKAHASHI va développer particulièrement bien, ce sont les liens entre ses personnages. Le triangle Inuyasha, Kagome et Kikyô ne tourne pas en rond et l’auteure le structure intelligemment pour que ça ne lasse pas les lecteurs. Elle commence par mettre en place la relation Inuyasha/Kikiyô pour mieux expliquer sa destruction et le début de celle entre Inuyasha/Kagome pour ensuite mettre Kikiyô au centre et tester sa stabilité. Tout ça, sans insister et sans empiéter sur le côté shônen de son titre pour tomber dans le shôjo.

Si la mangaka travaille avec un groupe réduit de personnages, elle les dépeint avec un talent fou. Il n’y en a pas un seul du groupe principal qui n’a pas le droit à son heure de gloire (même Shippon !) et tout est fait pour épaissir les protagonistes. Ce sont eux qui font la série et non plus différents arcs qui les pousseraient artificiellement à évoluer. On le voit notamment avec Miroku qui passe de coureur de jupon invétéré qui ne pense qu’à lui à un personnage bienveillant prêt à considérer la monogamie.

Fairy Tail, c’est tout le contraire. Le titre est construit en arcs scénaristiques qui n’ont pas tous un lien avec les précédents, surtout au début. La mise en place de la série nous montre du « quête par quête » qui permet de mettre en avant un nouveau personnage à chaque fois. Il y a donc quand même une certaine forme de développement mais c’est beaucoup plus linéaire et cadré que dans Inuyasha.

Ainsi, le nombre de personnage ne fait qu’augmenter au fur et à mesure des arcs puisque d’anciens ennemis viennent s’allier à la guilde et certains anciens membres vont aussi être mis en avant histoire de développer un peu leurs pouvoirs et montrer des choses toujours différentes au niveau de l’action. Ici, ce sont les combats qui font avancer les choses et non pas les personnages. Chaque affrontement apportera son lot d’émotions et permettra aux héros de renforcer leurs capacités.

Plus que les personnages, l’histoire tente d’établir un fil rouge avec Zelef après une vingtaine de volumes indépendants. C’est donc le méchant qui va faire tenir (directement et indirectement) la série jusqu’à son soixante-troizième tome. Comme dit précédent, c’est moins redondant mais, de cette façon, l’impact du boss de fin est aussi un peu amoindri.

Avantage Inuyasha pour la continuité. Dans Fairy Tail, on a vraiment l’impression que MASHIMA bricole au fur et à mesure en rajoutant ses arcs même si on imagine qu’il avait déjà les grandes lignes en têtes, certains éléments de foreshadowing (qui annoncent ce qui vient ensuite) se trouvant dans les premiers volumes !

Le trait

Au niveau du dessin, le combat est très simple : le trait que l’on pourrait qualifier de dynamique suranné d’Inuyasha s’oppose à celui plus explosif moderne de Fairy Tail.

Le dessin de Rumiko TAKAHASHI est très simple (il y a très peu de trames et certaines planches peuvent sembler très blanches) et assez léger, ce qui fait que même lorsqu’il y a beaucoup de personnages ou de nombreux monstres, la lisibilité est parfaite. Son style est caractéristiques des auteurs de l’époque et on lui trouvera de nombreux points communs avec des auteurs comme Mitsuru ADACHI pour n’en citer qu’un.

Son trait favorise l’efficacité au détriment du détail et s’adapte à absolument toutes les situations sans aucune difficulté. Avec un style aussi versatile, l’auteur se permet d’ailleurs de varier les passages et de proposer des combats, de l’exploration, un peu d’enquêtes surnaturelles et de la vie quotidienne et tout fonctionne !

Au contraire, dans Fairy Tail, les passages hors scènes d’actions ne passent pas super bien. D’ailleurs, ils sont souvent relégués à du bonus ou a des respirations très courtes entre les plus gros arcs.
Le trait de MASHIMA est parfait pour les affrontements. Son utilisation localisée et intelligente des trames et de la perspective garantit un résultat vivant à souhait et le mouvement se transmet avec une facilité déconcertante. Combiné à un découpage qui multiplie les cases pour donner de la vitesse, le lecteur n’a plus qu’à se laisser guider et son regard est baladé d’une planche à l’autre sans aucun soucis.

Notons aussi que le mangaka de Fairy Tail joue énormément avec la plastique de ses héroïnes, preuve (si elle était nécessaire) qu’il maîtrise le dessin de l’anatomie humaine sur le bout des doigts. Vu le nombre de personnages dans sa série, il n’avait, de toutes façons, pas le choix.
Ce qui étonne, c’est sa capacité à leur donner un véritable style et une individualité qui leur est propre. TAKAHASHI le fait très bien dans Inuyasha mais avec beaucoup moins de personnages alors que l’histoire est d’une longueur plus ou moins similaires.
En fait, on peut presque compter sur les doigts d’une main le nombre de personnages « majeurs » qui se trouvent dans le titre de l’auteure de Ranma 1/2, c’est impossible pour Fairy Tail où plus d’une vingtaine de personnages (si ce n’est pas plus) ont le droit à un passage plus ou moins long qui se focalise sur eux.

Même si on parle de shônen, les décors restent importants. Que ce soit l’un ou l’autre mangaka, les lieux visités sont variés et il y a de quoi faire dans les deux séries. Après, il est vrai que les paysages de l’époque Sengoku (Inuyasha) sont très jolis mais il faut quand même donner du crédit à MASHIMA pour les superbes villes médiévales-fantastiques qui font toujours preuve d’une inventivité folle.

Avantage Inuyasha pour le charme des dessins de Rumiko TAKAHASHI qui peuvent vraiment être utilisés dans n’importe quelle situation, ce qui n’est pas le cas du trait de MASHIMA qui ne peut fonctionner que sur de l’action !

Les gentils

Comme dit précédemment, Inuyasha est une série qui se concentre sur un petit groupe de personnages. Tous les gentils sont donc particulièrement bien traités. Ils possèdent un background que l’auteur prend bien le temps de développer, parfois sur plusieurs tomes comme c’est le cas pour le duo Inuyasha/Kikyô. Il y a même certains personnages du passé qui refont surface comme le petit frère de Sango ou la jeune fille sauvée par Miroku aux prises avec le seigneur du lac.
Évidemment, c’est le couple Kagome/Inuyasha qui a le droit à le plus d’égards et les deux protagonistes se chamailleront à de nombreuses reprises alors qu’ils ne pensent qu’à une seule chose, continuer à voyager ensemble.

Là où TAKAHASHI montre tout son talent, c’est qu’elle parvient à faire 56 volumes sans que ses héros ne gagnent en puissance. Que ce soit Inuyasha, Kagome, Miroku, Sango ou même Kikyô, leur niveau de puissance est identique du début à la fin (ou presque).
Chez l’auteure, le power up passe par les objets. Inuyasha ne va pas donc pas devenir plus fort (il est déjà assez puissant en début de série de toutes façons) mais c’est Tessaïga, le sabre qu’il a hérité de son père, qui va évoluer. D’ailleurs, le premier changement arrive assez tard (plus de la moitié du manga) et les autres se succèdent à une vitesse qui peut être déstabilisante. Inuyasha n’a pas vraiment le temps d’utiliser ses nouveaux pouvoirs qu’un nouveau renforcement est disponible, un peu dommage donc.

Dans Fairy Tail, Hiro MASHIMA pose dès le départ un pool très important de personnages puisque la guilde est énorme et les amis de Natsu sont nombreux. Chacun aura droit à un arc de présentation dans un environnement qui lui permettra de mettre en valeur ses pouvoirs. On pense notamment aux passages avec Grey et Luxus au début de la série qui étaient particulièrement bons.

Par contre, il n’échappe pas au schéma traditionnel du power up en plein combat et chaque affrontement verra Natsu ou un autre membre de la guilde se dépasser et découvrir une nouvelle façon d’utiliser sa magie ou de mettre plus puissance dans ses coups pour venir à bout de ses adversaires.
Cette tendance au power creep est presque désagréable, surtout au tout début du dernier arc, tant la différence de pouvoir semble abusée. Cependant, ce qui est le plus énervant, c’est que toute la guilde rattrape le coup sur un… « tour de magie ». Bref, c’est trop gros pour être agréable.

Comme il est de coutume dans le shônen, les deux séries possèdent des personnages qui changent de camp et passent des gentils aux méchants. Là où TAKAHASHI va utiliser ce cliché assez souvent et de manière souvent durable comme avec Koga ou même Miroku, MASHIMA sera plus réservé (à part un certain dragon de fer…). Il va certes faire en sorte que d’anciennes guildes ennemis aident Fairy Tail mais ça sera plus par nécessité que par envie.

Avantage Fairy Tail pour la diversité des membres de la guilde et les possibilités apportées par ce groupe soudé de personnages qui viennent de partout et d’ailleurs !

Les méchants : Magiciens (+ Zelef, Acnologia) VS yôkai (Naraku, Perle de Shikon)

Chaque série à son registre d’antagonistes qui sont complètement différents. Pour le coup, les deux artistes ont de quoi faire dans le folklore qu’ils mettent en scène.

Dans Inuyasha, les démons et autre yôkai ont le mauvais rôle et TAKAHASHI dispose donc d’une multitude de monstres et créatures pour tourmenter ses protagonistes. On retrouve donc des oni qui possèdent des corps humains, des personnages mi-hommes mi-loups, des divinités qui hantent certaines zones en particulier…
Malheureusement, la plupart d’entre eux ne possède absolument aucune personnalité et est battue facilement par les héros. Les seules choses qui les empêchent de gagner en quelques cases sont des interventions de Naraku, soit par ses sbires soit par ses insectes ou des nuées de monstres qui n’ont pas grand intérêt.

Par contre, Naraku est un excellent boss final. Il est intelligent (quand il comprend que tout est perdu, il fuit), il est puissant, il a un plan… et il ne possède aucun sentiment. Il n’hésite pas à décimer des centaines de personnes (humains comme monstres) pour pouvoir réaliser les plans. Ce fin calculateur incarne donc le machiavélisme (diabolique) à l’état pur.

Dans Fairy Tail, ce n’est pas pareil. Déjà, les antagonistes sont beaucoup plus nombreux, même s’il y a bien un boss de fin qu’ils vont devoir battre et qui a mis beaucoup de choses en place pour détruire la guilde. Si Zelef ou Acnologia n’ont pas la même carrure qu’un Naraku, il sont quand même assez charismatiques pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à la conclusion.
Cependant, la plus grosse différence vient des méchants intermédiaires. Les « boss de fins de niveaux » ne se font pas éclater en quelques pages et ne bénéficient pas de l’aide du boss final. Ils vont avoir leur propre guilde et des pouvoirs conséquents pour faire jeu égal (même surpasser) avec les membres de Fairy Tail à un instant t donné.

Malheureusement, tout cela se fait au détriment de l’aura du boss final qui est clairement diminuée par tant de bons méchants qui viennent se mettre en travers du chemin des héros. Après tout, si Fairy Tail a pu durer aussi longtemps, c’est grâce à la variété des pouvoirs, certes mais aussi des différents personnages qui ont su pousser Natsu et ses amis à se dépasser.

Avantage Inuyasha juste parce que Naraku a dix fois plus de classe que Zelef ou Acnologia. Il a aussi beaucoup plus de contrôle sur ce qui se passe dans la série puisqu’il tire un peu les ficelles dans l’ombre, chose que Zelef ne fait pas vraiment dans Fairy Tail (il est beaucoup plus passif vis à vis de l’intrigue principale).

Le combat final

Le combat final d’Inuyasha est particulièrement intéressant dans la mesure où il ne se joue pas sur la puissance pure. Naraku étant presque invulnérable, les gentils vont devoir utiliser un deus ex machina (prévisible certes mais bien utilisé quand même) pour venir à bout de cet ennemi qui les menace depuis le premier volume.

D’ailleurs, c’est l’un des points forts de la série de Rumiko TAKAHASHI. Le lecteur attend ce final depuis de nombreux tomes et veut voir Naraku sombrer dans les ténèbres tellement il est énervant à toujours tout prévoir correctement et à toujours avoir le dernier mots. De plus, ses pouvoirs sont ridicules, c’est comme s’il les possédait tous sans exception… À chaque situation, il possède le pouvoir qui va bien.

Ce n’est pas du tout le cas dans Fairy Tail qui mise plutôt sur le côté dantesque et épique pour son dernier affrontement. Pas que la rixe entre Naraku et Inuyasha ne l’est pas, loin de là, mais elle manque quand même un peu d’explosions pour un shônen, elle est presque trop sobre.

Avantage Fairy Tail parce même si on a vraiment envie de voir Naraku se faire déboiter le plus violemment possible depuis ses premières apparitions avec sa peau de singe narquoise (et encore plus depuis que son nourrisson diaboliques se met à manger tout et n’importe quoi pour devenir plus puissant et se séparer de son géniteur), le talent de mise en scène d’Hiro MASHIMA pour les combats donne un véritable véritablement explosif !

Vainqueur ?

Alors qu’on pouvait s’attendre à une victoire par KO, les deux séries s’avèrent être beaucoup plus équilibrées que prévu. Chacune possède ses points forts et ses points faibles mais pour le coup, Fairy Tail s’en sort légèrement moins bien que le titre de TAKAHASHI. Il y a, dans Inuyasha, un esprit shônen particulièrement fort et pour un titre qui canalise aussi bien tous les clichés du genre sans trop en abuser.

Avec des personnages moins variés (et nombreux) mais plus attachants, la dessinatrice réussit à nous tenir en haleine pendant de longs volumes qui ont pourtant pas mal de scènes qui se ressemblent et surtout une structure globale identique alors que de son côté, MASHIMA fait tous les efforts possibles pour diversifier son récit afin de retenir son lecteur.

Au final, les choix n’étaient pas faciles tant ces des shônen sont pétris de qualités (même si certains refuseront de les reconnaître car trop de popularité tue l’objectivité dans beaucoup de cas) mais Inuyasha mérite sa victoire. Après tout, ce n’est pas pour rien qu’il a été primé au Japon !

En bonus : la mention spéciale (qui ne compte pas dans le total)

Dans les shônen, chaque série possède son personnage un peu ubuesque qu’il est difficile d’oublier, non pas pour son soutien aux alliés mais juste pour son allure, son style et son côté complètement décalé.

Dans Fairy Tail, c’est Plue qui possède ce rôle. Le chien (?!) est beaucoup moins présent que dans Rave (où il est l’un des personnages centraux) mais ses interventions dans cette nouvelles séries sont toujours bien senties et il amener quelques scènes assez détendues entre les combats. Après tout, avec son design complètement à l’ouest et sa puissance proche de zéro, qui aurait cru que la créature irait aussi loin ?

Dans Inuyasha, celui qui revient de manière régulière et qui est complètement à louest, c’est Totosaï. Le forgeron est toujours là pour filer un coup de main à Inuyasha alors qu’il refuse initialement toutes ses demandes sans demander son reste. Son caractère fantasque et son design de vieillard lui donne un côté sympathique qui fait qu’on attend sa prochaine intervention avec beaucoup d’intérêt.

Avantage Fairy Tail car Plue est un super personnage. On peut bien dire ce qu’on veut, il est passe-partout et pourrait se retrouver dans n’importe quelle série que ça nous gênerait pas. Ce n’est pas pour rien que MASHIMA s’amuse à l’utiliser dans tous ses titres !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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