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[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

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[Interview] LINCO, auteur de Chroniques de Lapicyan (Glénat)

[Interview] LINCO, auteur de Chroniques de Lapicyan

Japan Expo est toujours un bon moment pour lancer un titre et Glénat le sait bien. Ils ont ainsi profité de l’édition 2016 du salon pour inviter l’auteure de leur nouvelle série originale : Chroniques de LapicyanManga Mag a rencontré LINCO, une mangaka timide et pleine de bonne humeur.

Ex-Libris-Japan2016 Chroniques de Lapicyan
CHRONIQUES DE LAPICYAN © 2016 Linco / Éditions Glénat

Bonjour, pourriez-vous vous présenter et décrire un peu votre parcours ?

LINCO : Je m’appelle LINCO, je suis l’auteur du manga Chroniques de Lapicyan et j’habite au Japon. Avant de publier ce titre en France, j’ai proposé mes dessins à divers magazines japonais. J’ai toujours dessiné et je voulais devenir mangaka. C’est pour cette raison que je proposais des débuts d’œuvres aux maisons d’édition.

J’ai du y mettre un terme pour des raisons familiales. Il a fallu que je commence un autre travail, que j’ai toujours aujourd’hui. Quand ça s’est un peu calmé, Glénat m’a contacté pour me demander si je voulais faire quelque chose avec eux. Le résultat, vous le connaissez puisqu’il s’agit de Chroniques de Lapicyan.

Comment Glénat est entré en contact avec vous ? 

LINCO : C’est Satoko (INABA, la responsable éditoriale de chez Glénat – ndlr) qui a repéré mon travail et grâce à Twitter, on a pu devenir amies. Même si j’avais arrêté de proposer mes dessins à des maisons d’édition, je continuais à faire quelques fan arts dont je me servais pour partager ma passion sur internet. Glénat les a vus et m’a contacté pour me proposer de faire un manga. Ensuite, je leur ai montré mes œuvres précédentes qu’ils ont beaucoup aimé, ce qui a mené à ce travail sur Lapicyan. 

Qu’est-ce que ça vous fait d’être éditée professionnellement en premier par un éditeur étranger ? 

LINCO : Sachant que c’est Satoko de Glénat qui est entrée en contact avec moi et qu’elle parle couramment japonais, je n’ai pas eu tant l’impression que ça que ça venait de l’étranger. Je ne me suis pas dit « Ah… C’est la France ! ».

Après tout, les échanges se passaient en japonais, comme à la maison, donc ce n’était pas spécialement surprenant. Par contre, quand elle m’a dit qu’en France, on publiait en volumes reliés sans passer par la case prépublicaiton, je me suis dit que ça ne serait pas possible au Japon et je trouvais ça intéressant comme méthodes de travail.

Dans les artistes qui vous inspirent le plus, vous citez Reiko SHIMIZU, Moto HAGIO, Naoko TAKEUCHI, CLAMP… Beaucoup d’auteures de shôjo alors que votre œuvre possède un petit côté aventure/action qui n’est pas sans rappeler le shônen. Avez-vous aussi quelques références dans ce type de manga ?

LINCO : C’est vrai que quand je réponds, je cite souvents des auteurs de shôjo parce que mon dessin possède une référence shôjo certaine mais je lis tout ce qui passe par la main. J’aime bien les shônen, les mangas de sport… Je pense donc qu’il y a bien une influence de ce genre dans ce que j’ai dessiné cette fois.

Quel est le personnage le plus difficile à dessiner pour vous ? 

LINCO : C’est Sui à mon avis parce que sa coupe de cheveux est complexe. Il suffit que je me trompe un tout petit peu dans l’équilibre des mèches et son visage change complètement, à tel point qu’on dirait un autre personnage. Il faut donc que je sois très précise à chaque fois, ce qui rend le travail difficile !

dedicace-linco

Quelles ont été vos principales inspirations pour créer l’univers de votre titre ?

LINCO : Pour tout ce qui est décor et environnement naturels, je m’inspire principalement des lieux qui sont au patrimoine mondial de l’UNESCO. Même si je n’ai pas eu l’occasion d’aller partout, je me suis beaucoup renseignée et j’ai regardé beaucoup de reportages. J’ai pris tout ce qui me plaisait à droite à gauche pour les mettre dans mon univers.

En parlant de belles architectures, il y a en France pas mal de belles choses à voir, est-ce que vous allez en profiter pour faire du repérage ?

LINCO : Dès que Japan Expo sera terminé, je m’empresserai d’aller voir le Mont Saint-Michel et le château de Versailles !

Votre série fonctionne grâce à un duo de personnages contrastés, comment définiriez-vous le lien qui les unit ? 

LINCO : Plutôt que le lien que les unit, je crois que c’est leur relation qui marche. J’ai fait en sorte les dessiner avec un caractère différent. Sui, c’est la fille et joyeuse alors que Luli est plutôt sombre. Si j’avais fait deux personnages trop optimistes, l’histoire aurait été ennuyeuse ; s’ils étaient tous les deux sombres, ils auraient été déprimés en même temps…

J’ai essayé de garder un équilibre entre les deux et c’est ce que j’essaye de faire avec tous les couples de personnages en fait, tous ceux qui sont partenaires en fait.

Avez-vous déjà prévu un nombre de tomes pour votre série ?

LINCO : Je voudrais que ça soit en six tomes. Le fil principal de l’histoire ainsi que la conclusion sont déjà bien dans ma tête. Après, il me reste un peu de liberté sur les différentes anecdotes et histoires annexes qui peuvent venir s’y greffer.

Portrait chinois de LINCO :
Un manga : Chroniques de Lapicyan.
Un auteur : Peut-être Reiko SHIMIZU mais c’est difficile…
Un artiste musical : Une chanteuse de chansons traditionnelles enfantines japonaises
Un aliment : Des fraises !

CHRONIQUES DE LAPICYAN T01

Propos recueillis par Kubo, Ours256 et Kobito pour Manga Mag
Traduction : Djamel RABAHI

Merci aux équipes de Glénat et de Japan Expo




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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