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[Interview] Kotah HIRANO, auteur d'Hellsing et Drifters (Delcourt/Tonkam)

[Interview] Kotah HIRANO, auteur d’Hellsing et Drifters

Présent à la 17ème édition du festival Japan Expo avec l’équipe de production de l’animé DriftersKotah HIRANO a pris le temps de de répondre aux questions de la presse et Manga Mag a eu l’occasion de s’entretenir avec le maître.

Le public français commence à bien vous connaître mais pour l’aider à mieux vous situer, est-ce que vous pouvez nous dire qui sont les auteurs que vous admirez le plus ? 

Kotah HIRANO : Tout d’abord, merci de faire cette interview. En ce qui concerne votre question, je voue un culte à Katsuhiro OTOMO et à son oeuvre majeure, Akira.

Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours? Comment êtes-vous devenu mangaka ?

Kotah HIRANO : À la base, j’ai fait des études d’animation dans une école spécialisée. Pourtant, après les cours, je faisais des mangas dans mon coin. Un jour, quelqu’un qui était sorti de cette école et qui travaillait déjà dans l’édition est passé, a vu mon travail et m’a proposé de le faire de manière professionnelle. Voilà, c’est comme ça que je me trouve aujourd’hui dans ce milieu !

Avec votre emploi du temps très chargé, est-ce qu’il y a encore des séries que vous lisez religieusement chaque semaine ?

Kotah HIRANO : J’adore suivre un manga qui s’appelle Hyouge Mono de Yoshihiro YAMADA. Je ne rate aucun chapitre ! (NdlR : Le titre est prépublié dans le Weekly Morning de Kôdansha et comporte 21 volumes à ce jour. Un anime en 39 épisodes du studio Bee Train existe aussi. Tout ceci reste cependant inédit en France).

Dans la série Highschool of the Dead se trouve un personnage portant votre nom et vous ressemblant fortement, qu’est-ce que ça vous fait d’avoir été transposé sur le papier ?

Kotah HIRANO : Comme vous devez le savoir Highschool of the Dead était, au départ, un roman. C’est l’auteur de l’œuvre originale qui s’appelle Daisuke SATÔ qui m’a demandé des conseils pour l’adaptation en manga. À ce moment là, je lui ai vivement recommandé un dessinateur du nom de Shouji SATÔ en lui expliquant que c’était quelqu’un de très talentueux.

Puisque c’est lui qui a adapté le manga au final, il a ajouté ce personnage qui porte mon nom sans que je ne le sache vraiment. J’ai donc été aussi surpris que vous quand je l’ai découvert ! Je ne me suis absolument pas proposé pour l’adapter parce que je n’ai pas du tout le talent de dessiner des fusils ou même un univers avec des zombies et c’est pour cette raison que j’ai vivement conseillé Shouji SATÔ qui lui est efficace dans ce genre d’environnement.

Quand on regarde les titres des chapitres d’Hellsing ou de Drifters, on comprend vite que la musique et les jeux vidéo ont une importance capitale pour vous. Comment définiriez-vous la place qu’ont ces deux médias dans votre œuvre ?

Kotah HIRANO : La réalité, c’est que je suis un fou de jeux vidéo ! En dehors des heures pendant lesquelles je travaille, je passe tout le reste de mon temps a jouer. C’est un élément indispensable de ma vie et je ne peux pas m’en empêcher. De plus, quand je dessine, je mets obligatoirement de la musique. Il est donc normal que ces deux éléments se répercutent sur mon travail.

On retrouve plusieurs personnages d’Hellsing dans The Legend of the Vampire Hunter. Quel est le lien entre les deux titres ?

Kotah HIRANO : Il y a une erreur dans le titre, mon oeuvre, le hentaï dont vous parlez, ne s’appelait pas The Legend of the Vampire Hunter comme les gens semblent le croire mais bel et bien Hellsing. Les deux oeuvres portent le même titre et à partir de là, il est normal que les personnages soient les mêmes.

Quelles ont été vos inspirations pour le personnage d’Alucard ? 

Kotah HIRANO : C’est un John LENNON dans sa version un peu plus voyou, un peu à la Vash The Stampede (NdlR : Héros de la série Trigun de Yasuhiro NIGHTOW).

L’un des thèmes clés de la série n’est autre que l’immortalité. Qu’est-ce que ce thème représente pour vous ?

Kotah HIRANO : À vrai dire c’est presque le contraire. Quand je montre des personnages qui sont immortels, ça accentue et ça met en valeur les personnages qui meurent. Par le biais des immortels, je voulais mettre en lumière l’importance de la vie.

Vous aviez dit dans une interview de fin de volume que pour vous que les chargeurs de vos armes (ils semblent illimités) n’était pas vraiment un problème. Pourquoi ? 

Kotah HIRANO : Évidemment, je ne peux pas tout connaître en matière d’armes à feu et il s’avère que des grands amateurs de ces équipements m’ont déjà fait ce genre de commentaires. Ils m’ont dit qu’il y avait des choses incorrectes dans mon manga, ce que je ne nie pas. Cependant, c’est pour éviter d’avoir à  me préoccuper de type de choses que je dis à l’avance que mes balles seront illimitées, tout le temps. Je ne cherche pas à faire quelque chose de réaliste mais plutôt du grand spectacle, c’est un peu la même idée que ce que font les gens du cinéma hongkongais comme John WOO.

Comment est né le concept de Drifters ?  

Kotah HIRANO : Vous connaissez le jeu Civilization de Sid MEIER ? Vous avez déjà essayé tous les mods du jeu ? L’un d’eux permet quelque chose de similaire et j’ai trouvé ça plutôt intelligent. Drifters est une série qui met « l’Histoire » en avant, plus encore que dans Hellsing. C’est une composante humaine qui me fascine.

Qui sont vos personnages historiques favoris ? Ont-ils une chance d’apparaître dans la série (si ce n’est pas déjà fait) ? 

Kotah HIRANO : Si je ne devais en citer qu’un, ce serait sans doute l’empereur français Napoléon.

Quelle a été votre implication sur l’adaptation animée ? 

Kotah HIRANO : Je laisse vraiment la liberté totale à l’équipe de l’anime (NdlR : du studio Hoods Entertainment). C’est le même staff que sur les OAV d’Hellsing qui m’avait fait une très bonne première impression. Je connais leur travail et puisqu’il était excellent, je leur fais totalement comme ça.

Quels sont vos plans pour la série ? Est-ce que vous avez déjà une idée du nombre de volumes final ?

Kotah HIRANO : J’ai déjà l’idée de la fin de l’histoire dans ma tête mais après le nombre de tomes peut varier légèrement même s’il devrait être entre 8 et 10. En tout cas, je doute fortement que ça aille au-delà de 10 volumes.

Dédicace Kotah HIRANO - Drifters

Propos recueillis par Ours256 Kobito pour Manga Mag
Traduction : Shoko TAKAHASHI

Merci aux équipes de Japan Expo.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Un commentaire

  1. « Vous connaissez le jeu Civilization de Sid MEIER ? Vous avez déjà essayé tous les mods du jeu ? L’un d’eux permet quelque chose de similaire et j’ai trouvé ça plutôt intelligent. » SO FUCKING AWESOME 😀

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