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Dossier Boichi

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© Maroin ELUASTI / Pollux Animation

[ITW] Maroin ELUASTI, créateur de l’animé Asterion

Projet animé porté par l’artiste Maroin ELUASTI, via son studio Pollux AnimationAsterion est original à plus d’un titre. Son auteur à souhaité en faire une co-production franco-japonaise comme à l’époque d’animés tels qu’Ulysse 31, mais aussi de le faire financer en partie par du crowdfunding, et d’inclure une dose d’interactivité à l’ensemble.
Manga Mag est allé à la rencontre de son créateur.

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En premier lieu, peux-tu nous parler un peu de ton parcours dans l’animation, et ce qui t’as amené à travailler dans ce domaine ?
Maroin ELUASTI : Je m’appelle Maroin ELUASTI. Je suis illustrateur , dessinateur de BD, animateur 2D, layoutman et storyboarder… J’ai commencé par travailler pour des marques en réalisant de petits dessins animés institutionnels pour Heinz, Nestlé, Warner… Puis il y a eu le Gowap, Drôles de petites bêtes et des clips pour des maisons de disques…
Ma plus belle expérience reste mon travail à Ankama où j’ai pu m’épanouir pendant 6 ans, essayer de nouvelles techniques et surtout rencontrer des personnes qui venait du monde entier…

D’où t’es venue la volonté de produire Asterion ?
Maroin ELUASTI : Il est très difficile de produire une série comme Asterion en France. J’essaye depuis des années de convaincre quelques studios qu’il serait très enrichissant de travailler avec les artistes japonais mais ça fait peur. Après de nombreux refus, j’ai longtemps hésité à créer ma boîte car j’avais peur de ne plus avoir de temps pour mes proches. Finalement je me suis lancé dans l’aventure, une grande aventure car produire un dessin animé représente un travail monumental.

Pourquoi avoir voulu en faire une série franco-japonaise ?
Maroin ELUASTI : C’est parce que j’ai toujours aimé ce type de collaboration. Sherlock Holmes, Transformers, Ulysse 31, Thundercats (Cosmocats en VF – ndlr), Cybersix… Toutes ces séries se sont faites avec le Japon et elles ont marqué leur temps par leur qualité et leur innovations. Les japonais ont un long savoir faire dans ce domaine et ils ont une manière bien particulière de raconter les histoires.

Qui sont les artistes qui participent au projet ? Qui fait quoi ?
Maroin ELUASTI : Il y a en beaucoup, je ne peux pas tous les nommer. Les plus emblématiques sont des amis qui m’accompagnent depuis Ankama comme Santiago MONTIEL sur la recherche de décors, Fafah TOGORA au storyboard, Rudyard HEATON à la recherche couleurs. Puis il y a les artistes japonais avec Shichiro KOBAYASHI aux décors, Irie YASUHIRO au storyboard et enfin Hiroshi SHIMIZU en chef animateur et character designer

DVD Asterion
DVD Asterion

Quelles sont les particularités d’Asterion ?
Maroin ELUASTI : C’est une série à suivre et, cerise sur le gâteau, le spectateur aura la possibilité de choisir sa fin au 13ème épisode…

Il est donc question d’interactivité et d’influence du public sur la conclusion de la série, peux-tu nous en dire plus ?
Maroin ELUASTI : Oui, justement c’est un des points forts de la série car on ne peut plus regarder une série passivement. Le public a changé, il a évolué. Les enfants, les ados et les adultes désertent la télé. Il leur faut de nouvelles formes de narration adaptées à leur nouvelles habitudes, qu’ils ne soient plus seulement spectateur mais aussi acteur.

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Comment l’idée d’un tel projet a-t-elle été accueillie auprès de tes interlocuteurs japonais ?
Maroin ELUASTI : La partie interactive est une notion encore abstraite pour les japonais. Eux se concentrent sur l’animation. Ils sont curieux de voir le résultat. C’est pour ça que nous mettons au point cette technologie pour le 13ème épisode et si nous arrivons à avoir les fonds nécessaires, j’aimerais la mettre en place sur le premier épisode. Tout en sachant que le spectateur aura la possibilité de le regarder de manière traditionnelle.

Il semble qu’il y ait, aussi, un manga d’envisagé. Qu’apportera-t-il à l’univers d’Asterion ?
Maroin ELUASTI : L’avantage d’un manga c’est qu’il peut sortir beaucoup plus vite qu’un épisode ou une série. On pourra explorer des facettes de l’histoire et des personnages que l’on ne retrouvera pas forcément dans le dessin animé. Il y aura une forte complémentarité des deux médias.

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Une partie du financement de la production est obtenu par un crowdfunding. Pourquoi cette méthode ? Le succès est-il celui qui était escompté ?
Maroin ELUASTI : Il est impossible d’avoir un prêt pour un dessin animé. Je me suis donc tourné vers les fans. Je suis très heureux de l’accueil du public pour Asterion. C’est un très bon début et laisse présager de belles choses pour l’avenir. Ce financement représentera 1/12e du budget. Pour le reste, nous allons faire une demande au CNC, Pictanovo, des aides européennes et quelques acteurs du privé viendront terminer la boucle.

Essaies-tu de capter le public japonais, où la communication n’est-elle que vers le public européen ?
Maroin ELUASTI : Sincèrement, même si la série est de grande qualité, nous n’arriverons pas à toucher le public japonais. Ils ont tellement de séries, de mangas…Ils ne sont donc pas en demande et encore plus d’une série hybride. La série se destine aux européens, américains, canadiens, mexicains, coréens…

Un dernier petit message à destination des lecteurs de Manga Mag ?
Maroin ELUASTI : Merci à tous de m’avoir lu et je vous donne rendez-vous sur Kickstarter pour vivre une aventure hors du commun avec le plus grand producteur de dessin animé au monde : le Japon.

Merci pour ces réponses !

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SYNOPSIS
2122. La planète suffoque. Les glaces fondent. Alors que Kaméo accompagne sa famille en Antarctique, il découvre une étrange étoile de mer prisonnière de la glace. En la touchant, il provoque le réveil d’une créature mythique : Asterion, le poisson capable d’exaucer un vœu. Malheureusement, Kaméo assiste impuissant à la disparition de ses parents alors qu’ils tentaient de le protéger.
Avec l’aide de sa sœur Mira et de leurs amis, il cherchera par tous les moyens à les retrouver. Ensemble, ils devront affronter de nombreuses épreuves tout en déjouant les plans du redoutable Barbozza, un pirate prêt à tout pour mettre la main sur Asterion.

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Propos recueillis par Kubo.

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

2 commentaires

  1. merci pour cet article

  2. merci pour l’article
    Petite précision Sherlock Holmes est un collaboration entre l’italie et la japon

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