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[Interview] Guillaume STEY, victime de son talent

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© Editions Delcourt, Guillaume STEY, 2015

Manga Mag : Donc si je comprends bien, ce qui t’intéresse, c’est le processus de création. Tu ne penses pas que tu aurais pu faire quelque chose de similaire avec de la BD franco-belge par exemple ?

Guillaume STEY : C’est vrai que j’y ai pensé dés le début mais au final, je voulais utiliser le format manga pour son dynamisme. Maintenant, adapter ça en franco-belge aurait été possible mais… pour du shônen, ce n’est pas possible.

J’ai déjà travaillé sur des projets de BD franco belge j’en ai fait une quasiment entière qui a failli se faire publier. C’est de la science-fiction mais c’est un thème totalement différent.

Manga Mag : De nombreux auteurs français parlent d’utiliser le format manga surtout pour la possibilité de mettre énormément de vitesse très facilement. Dans le manga, vu qu’il y a pas mal de pages, tu peux faire des planches où il y a pas mal de gros plans et où ça s’éloigne…

Guillaume STEY : Quand tu as besoin de pages, c’est vrai tu dois calculer la place. Moi, je ne me pose pas cette question. Si je veux prendre des doubles pages ou des pages pleines, je le fais et c’est vrai que qu’en franco-belge, c’est plus compliqué même si maintenant il y a des formats de plus en plus diversifiés.

Manga Mag : Les imprimeurs français se rendent compte qu’il faut évoluer. Au Japon, ils n’ont pas ce problème de double-pages ou de feuillets, c’est un problème très français. Parfois quand les éditeurs français montrent leurs versions aux Japonais, ils leur demandent « Pourquoi vous avez des pages blanches à la fin ? ». Au Japon s’ils veulent 103 pages, ils ont 103 pages.

Guillaume STEY : C’est vrai ? Je ne le savais pas mais c’est vrai que, des fois, t’as genre 20 pages de pub à la fin d’un manga, des fois plus même et c’est lourd.

Manga Mag : Tu travailles plutôt à la main ou à l’ordinateur ?

Guillaume STEY : Ma passion pour le manga vient aussi de mon amour pour le noir et blanc. La meilleure manière de faire ressortir le noir et blanc, c’est l’encrage à la plume donc j’ai été acheter des plumes G.

Cette plume, je la connais depuis L’Apprenti Mangaka d’Akira TORIYAMA (NdlR : disponible chez Glénat) mais dernièrement tout le monde la connait grâce à Bakuman (de Takeshi OBATA et Tsugumi OBA).

Je fais quand même quelques retouches à l’ordinateur car je fais encore pas mal d’erreurs et il a des corrections à faire malheureusement. Je fais aussi toutes les pages couleurs à l’ordinateur. C’est plus rapide qu’avec des feutres.

Manga Mag : Est-ce que tu peux nous donner une raison qui donnerait envie de lire Loa à n’importe qui ?

Guillaume STEY : Au début, c’est grand public donc tout le monde doit absolument lire Loa. Heureusement, comme ça n’est pas vraiment mainstream, le lecteur sera très étonné par la suite. Il ne va peut-être pas aimer mais il ne s’attendra pas à la fin. Le début ultra classique est calculé exprès pour l’être classique et pour que l’effet marche.

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J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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