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[Interview] Guillaume STEY, victime de son talent

Loa fait partie de ces quelques manga issus de la création française qui valent le détour. Sachant qu’ils se comptent sur les doigts d’une main, il paraissait complètement débile à Manga Mag de ne pas profiter de Japan Expo pour rencontrer son auteur, un jeune auteur modeste mais qui a des idées à revendre !

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Manga Mag : Bonjour, pour commercer, est-ce que tu peux te présenter en deux mots et nous révéler une information sur toi que tu ne donneras dans aucune autre interview ?

Guillaume STEY : Je m’appelle Guillaume STEY, je suis l’auteur de Loa, un manga français ou manga de création et une information hum… en réalité, j’ai plein de pêchés mignons mais ce n’est pas avouable… Je m’auto-censure !

Manga Mag : On ne connaît encore pas très bien donc… qu’est-ce que tu lis ?

Guillaume STEY : Qu’est ce que je lis ? On va dire, à 90% des manga. Je continue de suivre quelques shônen dont les grands classiques comme One Piece. Quand on est au tome 70 et que le 71 sort… On l’achète !

En ce moment, je suis plutôt seinen comme Billy Bat, I am a Hero ou même Bonne Nuit Punpun. Inio ASANO, c’est mon dernier gros coup de coeur.

Manga Mag : Peux-tu nous décrire ta façon de travailler ? Plutôt à la française, très libre ou à la japonaise avec un éditeur tout le temps sur ton dos ? Des assistants ?

Guillaume STEY : Le premier tome, je l’ai fait tout seul dans mon coin, ça a duré pendant 2 ans. Je dessinais seulement quand je le souhaitais. Avant de démarcher les éditeurs, en général on fait une démo mais personnellement, je n’en avais pas.

Sachant que j’ai réalisé le tome presque en entier tout seul en prenant mon temps, on va dire que je l’ai fait à la française. Quand j’ai signé, j’ai fait quelque retouches, en particulier vers la fin mais le deuxième tome, je l’ai fait dans des conditions professionnelles puisque j’étais sous contrat.

En réalité, je me suis un petit peu planté devant ma télé et je me suis un peu écroulé, ce qui montre un manque d’organisation au départ. Je n’ai pas assez cadré mon travail donc j’ai du travaillé un peu à la japonaise pour le deuxième. J’ai appris à la dur et comme je n’ai pas d’assistant… Eh oui, il faut les payer ! (rires)

Manga Mag : D’ailleurs, si tu devais comparer ton titre à une œuvre japonaise, laquelle ça serait ?

Guillaume STEY : Je n’aime pas trop les comparaisons mais essayons. Au début, ça commence comme un shônen très classique à cause de ce qui m’a obsédé pendant mon enfance, ce qui se voit je pense quand on lit Loa, c’est Dragon Ball bien sûr

Vers le 2 aussi, ça devient un peu plus sombre, un peu plus seinen typé young et donc on retrouve plus des références comme Akira. On se dirige un peu plus vers de la science fiction sachant j’aime aussi beaucoup ce genre de littérature.

Manga Mag : En parlant d’Akira et de science fiction, ton dessin m’a beaucoup fait penser à Katsuhiro OTOMO avec son trait un peu « shaky », tremblotant sur certaines zones…

Guillaume STEY : C’est un des noms qu’on me ressort le plus souvent mais ça m’étonne assez parce que c’est vrai que je n’ai connu OTOMO que très tard et c’est plus Akira TORIYAMA qui m’a marqué. C’est vrai que mes personnages sont OTOMO mais au niveau de la narration, c’est plutôt TORIYAMA.

Manga Mag : C’est vrai, ces petites touches d’humour juste quand il faut et du sérieux quand c’est nécessaire, ça fait très Dragon Ball.

Guillaume STEY : C’était l’idée lors de l’écriture !

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A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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