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[Dossier] Fullmetal Alchemist : Retour sur la saga d’Hiromu ARAKAWA

En 2005 naissait un nouvel éditeur dans le milieu du manga en France. Kurokawa débarquait avec quelques titres (dont Azumanga Daioh et Kimi Wa Pet de mémoire) mais surtout UNE grosse licence : Fullmetal Alchemist. Depuis, le catalogue de l’éditeur s’est étoffé et accueille d’excellents titres comme IppoSoul Eater, Vinland SagaYotsuba &! et autres Genshiken

Kurokawa

La licence Hagane no Renkinjutsushi, gros carton au Japon, a véritablement aidé Kurokawa à se lancer. Profitant du succès naissant de l’animé à l’époque, l’éditeur a surfé sur la vague FMA pour acquérir le statut qu’il a maintenant. Aujourd’hui encore, la série a encore une aura particulière comme le montre l’annonce, il y a quelques jours, d’un film live qui a provoqué de vives réactions chez les fans…

Au Japon, le manga d’Hiromu ARAKAWA a le vent en poupe depuis le début de sa prépublication. Avec plusieurs dizaines de millions d’exemplaires vendus au Japon (27 tomes, série terminée), c’est même devenu un incontournable du manga !
2 séries animés (respectivement 51 et 64 épisodes), 2 films d’animation (le premier venant clôturer la première série TV) plus tard. Le succès était au rendez-vous, à tel point que FMA a même été diffusé sur des chaines françaises (Canal +, MCM, Direct Star).
Le manga, lui, s’est achevé début juillet 2011 en France avec la sortie du 27e tome à Japan Expo.

Le manga

Edward et Alphonse sont deux frères maîtrisant le mystérieux pouvoir de l’alchimie. Suite à la tentative de résurrection de leur mère, Edward a perdu sa jambe et Alphonse son corps complet. Alors que tout semblait perdu, Edward réussit à fixer l’âme de son frère dans une armure géante, le payant de son bras droit. Abandonnant l’insurmontable tâche de faire revivre leur génitrice, les frères se sont juré de trouver un moyen pour récupérer leur corps d’origine. Même s’ils doivent pour cela faire d’énormes sacrifices… Après un combat dévastateur contre l’énigmatique Scar, Edward et Alphonse se rendent dans leur village natal afin de réparer leurs corps meurtris. C’est l’occasion pour les frères Elric de retrouver Winry Rockbell, leur amie d’enfance ainsi que sa grand-mère, Pinako Rockbell, qui sont les mécaniciennes les plus réputées de la région. Cependant, le repos est de courte durée et nos alchimistes partent rapidement pour la capitale : Central City, afin de percer le secret de la pierre philosophale et du Laboratoire N°5?

Le manga en lui-même démarre comme un shônen traditionnel : deux jeunes garçons qui ont commis une erreur, ont payé le prix et cherchent une solution pour retrouver leur vie d’avant. Rien de bien folichon et pourtant, la mayonnaise prend !

Les frères Elric sont deux jeunes alchimistes talentueux (les gens qui sont censés changer le plomb en or, si si !) qui vivent à Amestris, une nation militaire dirigée d’une main de fer par le président King Bradley. Ils ont un problème ou plutôt… plusieurs : après avoir tenté une transmutation humaine pour ressusciter leur mère, le plus jeune, Alphonse, a perdu son corps et Edward, l’aîné, a perdu un bras et une jambe.

Au bord de la mort, Edward parvint à rattacher l’âme de son frère à une armure de collection qui appartenait à leur père. À la recherche d’un moyen pour retrouver leur corps, le parcours des frères Elric sera semé d’embûches toutes plus dantesques les unes que les autres pendant lesquelles ils se rendront compte que quelque chose ne tourne pas rond dans leur pays…

Le graphisme d’ARAKAWA, si particulier, donne vie à des décors fouillés et fourmillant de détails mais aussi à des personnages aux émotions saisissantes. En effet, ce dessin au trait si distinct des autres auteurs est parfait pour illustrer une histoire qui ne se passe pas vraiment au “Japon” (ou dans un pays factice lui ressemblant).
Pourquoi ? Tout simplement car il adopte un style vraiment très facile à reconnaitre et aussi car il fait un peu plus « américain » que celui d’autres auteurs.

Au niveau des personnages, on trouve un peu de tout. Les frères Elric ont un caractère à l’image de leur aspect visuel.
Edward, petit blondinet, est impulsif et n’hésite pas à se ruer sur ceux qui le traitent de nain alors qu’Alphonse, est calme et réfléchi, ce qui fait écho au métal froid qui compose son corps. ARAKAWA remet souvent sur le tapis sont gag « C’est Edward le Fullmetal Alchemist et pas la grosse armure » pour tenter de donner une pointe d’humour à l’introduction de nouveaux personnages.

Les deux héros sont vite rejoints par des personnages tout aussi intéressants. Winry Rockbell est l’amie d’enfance des frères Elric mais aussi la mécanicienne qui s’occupe des automails d’Edward, c’est à dire les parties mécaniques qui remplacent ses membres perdus. C’est elle qui les a conçus et qui en assure le suivi (vu le nombre de fois où Edward les casse…).

Scar, tueur rescapé du génocide de la civilisation Ishbal, est un ancien moine combattant qui verra sa mentalité évoluer de manière drastique au fil de la série :  il abandonnera son voile de tueur sanguinaire pour redevenir le moine qu’il était avant que l’on massacre son peuple.

Le colonel Roy Mustang, le Flame Alchemist, alchimiste qui manie le feu donc, est accompagné d’une équipe qui lui est fidèle : Riza Hawkeye (son lieutenant/main droite et fille de son défunt maître), Falman, Breda, Havoc et Fuery. Avec eux, il nourrit une ambition particulière : devenir président et faire de ce pays un endroit où le gouvernement servira les intérêts du peuple.

Autres représentants de l’armée qui valent la peine d’être cités : le Commandant Armstrong et sa soeur le Général de Brigade Armstrong. Ils sont issus d’une famille dont la tête brille en permanence.
Le commandant est une montagne de muscle qui n’hésite pas à se mettre torse-nu pour embrasser les gens !
Sa sœur est d’un caractère radicalement opposé. Militaire endurcie, elle est l’incarnation de la rigueur de l’armée.

Les homoncules sont créés par « extraction » d’un des 7 péchés capitaux du corps de celui qu’ils appellent « Père » (« le petit être dans la fiole »). On retrouve donc des personnages qui, pour la plupart, sont plats en surface (puisque animés que d’une seule émotion) mais qui se révèlent beaucoup plus complexes au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire.
C’est vrai en particulier avec le personnage de Greed. Au départ, il veut « tout » et au final il se retrouve à vouloir une chose simple : des compagnons.

Mei Chang et Lin Yao représentent l’exotisme dans le pays d’Amestris car ils viennent de Xing, un pays situé par delà le désert où l’utilisation de l’alchimie est différente. À Xing, l’alchimie est utilisée dans un but plutôt médical et est appelée Elixirologie. Mei et Lin sont à Amestris pour une chose : trouver un moyen d’obtenir la vie éternelle et la ramener à leur empereur, espérant ainsi devenir son successeur.

Dans Fullmetal Alchemist, il est intéressant de voir que l’on retrouve de nombreux thèmes qui sont chers à Hiromu ARAKAWA.

La mangaka n’est, en effet, jamais très loin de ses racines et de la nature. Même si c’est quelque chose que l’on voit surtout dans Silver Spoon, il y a un véritable discours qui prône le respect de la terre et de la vie dans FMA. 
On le voit bien sûr avec la notion d’échange équivalent : pour obtenir quelque chose, il faut donner autre chose en retour. C’est un peu sur ce principe que se base l’agriculture et le travail des champs. C’est par des efforts sans relâche, le soin constant et une bonne gestion des ressources que les meilleurs fermiers se distinguent.
Issue d’un milieu agricole, ARAKAWA connaît la difficulté de ce travail et on voit bien dans ses œuvres que ce sont ceux qui se démènent le plus qui parviennent à s’en sortir.
On retrouve aussi le concept de retour à la nature dans les diverses réflexions sur la mort (de Van Hohenheim mais aussi du fameux « Père » des homoncules).

Ishbal semble aussi être une de ces civilisations qui vit simplement, qui n’a pas encore été « aveuglée » par le progrès technique. Si Amestris pourrait être apparenté au Japon moderne (au moins dans son mode de fonctionnement), Ishbal serait le Japon d’antan.
L’auteure se rappelle de ce pays où l’esprit de communauté et la solidarité prévalait, avant d’être anéanti par la technologie et un style de vie ultra-capitaliste où l’argent est roi. Un peu les Japonais moyenâgeux, les habitants d’Ishbal sont respectueux de la nature et cherchent à respecter ses lois et ses contraintes quand les alchimistes d’Amestris ne pensent qu’aux ressources et à s’enrichir.

ARAKAWA aime aussi énormément dessiner les batailles épiques. Elle ne s’en cache pas et elle l’a déjà dit (dans ses petits encadrés de début de volume), ce n’est pas pour rien si elle dessine du shônen. Entre Hero TalesArslan et FMA, elle a eu de quoi faire.

À ce niveau, le lecteur est servi : combats contre les homoncules, les duels entre alchimistes, etc. La mangaka peut s’en donner à coeur joie et nous proposent des affrontements toujours très bien construits, propres et fluides d’un point de vue narratif. Ce qu’il est intéressant de noter, c’est qu’elle est à l’aise avec n’importe quel type de bataille.

Que l’ennemi soit gigantesque, petit, monstrueux, humain, elle parvient toujours à trouver les angles les plus efficaces pour ne pas gâcher la lisibilité. En fait, c’est encore plus vrai lorsqu’il y a plus d’un adversaire et même lorsque plusieurs combats se déroulent en même temps à des endroits différents.

Ainsi, à la myriade de personnages vient se greffer un scénario complexe. Derrière l’aventure physique des frères Elric se trouve un véritable voyage métaphorique.
En réalité, du début à la fin, ils ne cherchent qu’une chose : retrouver leurs corps d’origine et donc tenter de réparer leur bêtise. Pour y arriver, ils vont se poser des questions sur ce qu’ils sont, sur la religion et l’existence d’une puissance supérieure.
Alphonse est celui qui sera le plus en proie au doute, surtout après la tentative de déstabilisation du boucher qui lui fait croire que sa « personnalité » n’est qu’une invention de toute pièce et qu’en réalité, il a déjà disparu. En réalité, qu’est-ce qui fait sa personnalité ? Son âme ? Son corps ? Est-ce qu’on peut vraiment séparer les deux ?

De Père ou la Vérité, lequel peut véritablement s’auto-proclamer « Dieu » ? Les deux sont immortels, les deux sont tout puissants mais l’un des deux cherche à se montrer, cherche à dominer alors que l’autre reste plutôt en retrait, discret et parfois même sournois (avec ses « échanges équivalents »).
Il y a une sorte d’opposition entre deux puissances qui s’opposent de par leur façon de fonctionner mais aussi de par leur façon de se montrer. En tout cas, ARAKAWA parvient à bien séparer les deux entités et à les mettre en rivalité indirecte (par le biais des héros bien évidemment).

Les frères Elric voient leur mentalité évoluer via les fortes personnalités qu’ils rencontrent sur leur route.
Au contact de Scar, les deux frères s’endurcissent.
Au contact de Lin et Mei, ils se rendent compte que le monde n’est pas constitué que de ce qui les entoure mais qu’il existe aussi des choses qu’ils ne voient pas.
La rencontre avec les homoncules, êtres immortels, leur fera aussi réaliser l’importance de la vie mais aussi la réelle portée de leur erreur de jeunesse (lorsqu’ils ont tenté une transformation humaine pour faire revenir leur mère).

Cependant, ce qui est vrai pour les frères Elric est vrai pour tous les autre personnages, du moins en ce qui concerne l’évolution.
Le commandant Armstrong par exemple, est sorti véritablement traumatisé par la guerre d’Ishbal. À la fin de l’histoire, il réussira à se libérer de ce traumatisme pour sauver sa soeur.
C’est la même chose pour Roy Mustang et Hawkeye qui ne sont pas ressortis indemnes d’une guerre qu’on les a forcés à mener et dont ils auraient pu volontairement se passer. Même lorsqu’ils ont tenté de trouver une solution pacifique, c’est vers la violence que les autorités les ont dirigés…

Le scénario est particulièrement bien écrit et réussit à se passer du traditionnel découpage en « arcs » des shônen. Un découpage est évidemment facile à faire mais l’histoire est plutôt pensée pour être lue comme un flux continu. Malgré un passage à vide de quelques chapitres au milieu de la série, l’histoire réussit à garder le lecteur en haleine pendant 27 volumes soit la bagatelle de 5000 pages.

Cette capacité à ne pas perdre d’intérêt après tant de volumes vient très probablement du rythme de la narration. ARAKAWA alterne parfaitement action et histoire et utilise le flashback habilement pour varier les plaisirs.
C’est d’ailleurs l’une des armes de la mangaka. Le retour en arrière est utilisé, non pas pour servir les personnages (comme dans d’autres séries ; One Piece d’Eiichiro ODA où l’on en voit souvent lors de la présentation de nouveaux membres d’équipages en est un excellent exemple) ni l’action (par exemple, dans Rave d’Hiro MASHIMA) mais l’histoire, la trame narrative pure et dure.

Les révélations sur la guerre d’Ishbal surviennent exactement au moment où elles deviennent nécessaires à la suite de l’histoire, au moment où Scar commence à s’affirmer comme un personnage clé de l’histoire. Les origines du Père des homoncules ne sont révélées que vers la toute fin de l’histoire, quand on commence à comprendre ses motivations (elles ont une origine bien précise et bien expliquée).

Il y dans l’oeuvre d’ARAKAWA tout ce qui fait un bon shônen : de l’action, du mystère, de la camaraderie, un grand méchant qui veut dominer le monde… L’auteure utilise des éléments classiques mais sait parfaitement les mettre en valeur et faire en sorte que le lecteur s’attache, un peu trop même.
C’est ça le problème avec FMA, on s’était habitué à suivre les aventures de tous ces gens, avec leurs buts, leurs différences. La fin, même si parfaitement maîtrisée, reste une fin.

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A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

5 commentaires

  1. Bon petit retour sur cette licence, cependant un détail ne me plait pas du tout dans l’article, je suis obligé d’y revenir :

    « Au final, cette première série animée reste assez moyenne. La direction prise est difficilement défendable et on voit clairement la rupture entre la narration d’ARAKAWA et celle des scénaristes de la série et ce malgré leurs tentatives de garder l’ambiance d’origine. »
    –> Pourquoi utiliser un ton objectif pour un avis qui est totalement subjectif ? Au contraire, dans l’ensemble je suis très convaincu par cette nouvelle direction, la préférant à celle de l’auteure. En effet, malgré quelques maladresses, elle met beaucoup plus en avant la détresses des personnages principaux, combattant leurs démons intérieurs, et se posant de nombreuses questions existentielles. Je trouve également cette version beaucoup plus manichéenne que Brotherhood. De plus, la fin de la série qui se termine par un goût amer me plait beaucoup plus que la fête à toto de Brotherhood, qui m’a semblé ridicule face à tout ce qui s’est passé juste avant.
    Pour moi qui encense cette version, ça m’a un peu vexé lol

    L’objectif ici n’est pas de relancer le débat sur 2003 / Brotherhood, mais d’alerter qu’il n’est pas super bon de faire du jugement de valeur dans un dossier récapitulatif, surtout quand on parle d’une série qui a fait un carton incroyable dont on ne peut pas réfuter sa popularité durant les années 2000. 🙂

    (je critique, mais j’aime beaucoup ce que vous faites, continuez comme ça 🙂 )

    • Ours256

      Salut Pistache.
      Désolé si je t’ai vexé, ce n’était pas vraiment le but :x. Dossier récapitulatif ou non, je n’ai jamais prétendu être objectif du tout. Ce n’était pas le but du dossier qui était plutôt de présenter les choses à ma façon.
      Je peux comprendre que ce changement de direction te convienne, c’est une opinion qui est fondée comme tu l’expliques très bien et je n’ai aucune raison de ne pas la respecter. Cependant, il faut se rendre à l’évidence, la première série a eu de moins bons retours que la seconde, ce qui peut expliquer le pseudo-sentiment « d’objectivité » que tu as ressenti dans ma phrase.
      Pour ma part, j’ai énormément de mal quand une oeuvre animée s’éloigne trop de l’originale. Cet avis n’implique que moi mais je pense que si un anime rattrape le manga, la meilleure chose à faire est une pause en attenant que les chapitres soient terminés. Je ne vois pas l’intérêt des hors séries et autres changements de scénarios.
      Loin de moi l’idée de relancer un débat, je ne faisais que comparer deux versions qui se veulent des « adaptations » (sans juger des qualités intrinsèques de chacune) dont l’une est, selon moi, plus efficace que l’autre et qui a reçu un meilleur accueil de la part des fans.

      • D’accord, pas de problème avec ta façon de présentation cette licence dans ton texte. 🙂

        En effet, c’est assez drôle comme comparaison mais c’est vrai que Brotherhood a eu beaucoup plus de retours enthousiastes que 2003, il suffit de voir la note globale sur Myanimelist (9.20 VS 8.6 ou quelque chose approchant) pour s’en convaincre ^^
        Après, dans le cas de 2003, la série a été prévu dès le départ pour faire un changement important de scénario, il serait peut-être mieux de la considérer comme une oeuvre à part plutôt qu’une adaptation, non ? Par contre, une adaptation telle que Blue Exorcist a été une catastrophe dans ses derniers épisodes, je te rejoins pour préférer une oeuvre qui se termine sur rien plutôt qu’un scénario écrit à l’arrache. 🙂

        • Ours256

          Je comprends bien ce que tu veux dire mais à partir du moment où l’œuvre reprend le nom, les personnages et le scénario de départ, c’est pas facile de la considérer comme « à part » si elle dérive à partir d’un certain nombre d’épisodes.

          Ce qui est dommage, c’est que, comme tu le dis, il y avait de bonnes idées dans la direction prise par cette première série. Si ca avait été un titre à part entière (non estampillé FMA), les fans n’auraient pas eu les mêmes attentes et n’auraient donc probablement pas produit les mêmes critiques :w

  2. Merci grâce à la lecture je sais enfin la différence entre FMA et FMA Brotherhood ^^

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