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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Le Coin du Guest #1 : Wladimir LABAERE

Le Coin du Guest #1 : Wladimir LABAERE

Le Coin du Guest, c’est une nouvelle rubrique mensuelle que l’on vous proposera sur Manga Mag.
Le concept : un invité du (petit) monde du manga nous donne sa vision de son travail, du marché mais aussi de son employeur !
Graphistes, traducteurs, éditeurs, directeurs de collections… ILS Y PASSERONT TOUS !

Qui suis-je ?

Dragon Ball Z  Saint Seiya
© 1989 TORIYAMA Akira / Tôei Animation, Studio Bird | © 1986 KURUMADA Masami / Tôei Animation

Né à la fin des années 1970, donc fatalement tombé dans la marmite du Club Dorothée et affiliés. Mon top 5 en dessins animés à l’époque : Les Mystérieuses Cités d’Or, Dragon Ball, Les Chevaliers du Zodiaque (aka Saint Seiya), Juliette Je t’aime (aka Maison Ikkoku) et Ranma 1/2. J’en suivais assidûment beaucoup d’autres, il faut croire que j’avais des parents plutôt laxistes et des instit’ assez cool sur les devoirs…

(Début de la parenthèse prehistoric gaming)

Comme beaucoup de morveux de cette époque, l’irruption dans ma vie de la Master System de Sega a été un choc fondateur. Passons sur Alex Kidd in Miracle World… Il y avait sur cette vénérable console 8 bits un action-RPG nommé Golden Axe Warrior sur lequel je me suis bien usé les yeux et les pouces. C’était un peu le Zelda de cette console, histoire de ne pas trop détester ses parents pour vous avoir offert la Master System et non la NES. Je suis obligé de mentionner également Wonder Boy III : The Dragon’s Trap.

Wlad3  Wlad4
© SEGA  | © Square Enix

L’arrivée de la Super Nintendo m’a ouvert les portes du RPG à la japonaise, au point que face à la pauvreté de l’offre de titres localisés en Europe (au bout d’un moment, je connaissais Zelda – A Link to the past et Secret of Mana par cœur), je me suis mis à acheter des imports, US dans un premier temps (Chrono Trigger, Final Fantasy II qui était en fait le IV au Japon), puis japonais, auxquels je ne comprenais rien, bien entendu.

(Fin de la parenthèse prehistoric gaming)

Mon sort était scellé, d’autant que ça correspond à peu près à l’époque où Tonkam a commencé à sévir avec Video Girl Ai, et où Glénat s’est mis à publier un peu plus de trois ou quatre titres par an (dont l’édition couleurs d’Akira). C’est pendant mes études à Sciences Po que je me suis aussi tourné vers la littérature et le cinéma japonais.

Puis est venue la décision de prendre le taureau par les cornes : inscription à Langues’O pour une vingtaine d’heures hebdomadaires d’apprentissage de la langue et la civilisation japonaises. En cours du soir, parce que pendant la journée, je suivais un master 2 de l’IEP de Paris (sociologie politique appliquée à l’Asie) dans le cadre duquel j’ai écrit un mémoire sur les mangas, sous la direction de l’illustre Jean-Marie BOUISSOU que je ne remercierai jamais assez de m’avoir dit ceci à l’époque : « Travaille sur les mangas. Plus tard, tu me remercieras. ».

Mes deux diplômes (Sciences Po et licence de japonais à Langues’O) en poche, j’en avais plutôt assez des études quelles qu’elles soient. J’ai donc pris un visa working holiday qui m’a permis de passer un an au Japon en effectuant des petits boulots tous plus ingrats les uns que les autres et surtout, de me balader dans l’archipel au gré de mes envies.

À mon retour en France fin 2006, les mangas et anime étaient vraiment partout, c’était le moment où jamais pour me lancer professionnellement. En tant que pigiste dans la presse spécialisée pendant une très brève période, puis en tant que traducteur à plein temps, principalement pour Casterman pour ce qui est du manga, pour Kazé et Kana Home Vidéo pour ce qui concerne les anime.

Casterman  Kana Home Video  Kazé

Aujourd’hui, presque dix ans et environ 1 000 épisodes de dessins animés japonais traduits (ainsi que tout un tas de films et leurs bonus) plus tard, c’est une activité que je conserve car elle m’amuse toujours autant. Début 2009, je suis entré à l’édito de Casterman en tant qu’assistant de la personne qui s’occupait alors de toute la partie japonaise du catalogue de Casterman (la collection Sakka, mais aussi les titres, notamment de Jirô TANIGUCHI, qui paraissent dans la collection Écritures).

C’est là que j’ai fait mes armes dans plein de domaines : choix des titres, relations avec les éditeurs japonais, coordination traducteurs-lettreurs-maquettistes… J’ai également pu mettre sous le nez de ma direction un manga rigolo intitulé Thermae Romae.

Fin 2012, Flammarion, auquel appartenait Casterman, a été racheté par le groupe Gallimard, ce qui a occasionné quelques départs et arrivées. C’est au printemps 2013, à l’arrivée de la nouvelle direction de Casterman, qu’on m’a proposé le poste d’éditeur en charge de la bande dessinée japonaise dans cette maison pour laquelle je travaillais donc en tant que traducteur et assistant édito depuis quelques années.

Aujourd’hui, je suis à la fois fier du chemin parcouru depuis presque trois ans, et incroyablement excité quand je pense à ce qui va se passer en 2016, mais aussi en 2017, dans le domaine du manga chez Casterman.

Thermae Romae 1 Thermae Romae 2 Thermae Romae 3

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A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

2 commentaires

  1. Très bon article, curieux et excité pour 2016/2017 je suis ^^

  2. haha il vend bien ces titre, même a l’écris. Encore des mangas à acheter, de la qualité en vue, c’est ce qu’on demande. Jolie parcoure, continue sur cette ligné. J’espère que les vente vont êtres a la hauteur des titres proposé.

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