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Zelphy 1

Zelphy – Tomes 1~5

Zelphy – Tomes 1~5 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Kono Jinruiiki no Zelphy
Dessin : Etorouji SHIONO
Scénario : Etorouji SHIONO
Traduction : Jean-Benoît SILVESTRE
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 02/07/2014

Nous sommes en l’an 1001 du calendrier de l’Aion… Tous les Portails spatiaux sont aux mains d’une alliance militaire interplanétaire appelée les Gardiens de l’Aion. Lýsja, un jeune prince déchu du Royaume-Uni de Zaysion, rêve d’aventures. Rejeté par l’armée en raison de sa frêle constitution, il travaille maintenant comme plombier. Il n’abandonne pas pour autant l’envie de tout quitter pour découvrir les vastes étendues spatiales… C’est alors qu’un enchaînement de circonstances malheureuses l’amène à fuir sous la menace des Gardiens de la Galaxie. En compagnie d’un équipage surprenant et plein de ressources, Énoc le chat-pirate et Pico Pico, un mystérieux robot, Lýsja va vivre les heures les plus mouvementées de sa vie. Rejoignez-le sans tarder dans cette grande aventure spatiale !

Qu’est-il donc arrivé à ce cher Etorouji SHIONO, auteur du pourtant excellent Ubel Blatt (17 tomes parus en France chez Ki-oon) ? C’est la question qu’on peut se poser après avoir lu Zelphy. En effet, entre deux chapitres de sa série phare, il se met soudainement au travail sur une nouvelle œuvre, de science-fiction cette fois-ci, tranchant radicalement avec l’heroic fantasy qui est pourtant son genre de prédilection. Enfin, soit, qu’il veuille faire une petite pause et s’aérer l’esprit est compréhensible même si, compte tenu du rythme extrêmement lent d’Ubel Blatt, on se demande pourquoi mais là n’est pas le sujet.

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Le contexte : Dans un monde futuriste, nous allons suivre les aventures du jeune Lýsja (sans doute le nom le plus simple à prononcer de toute la série), prince déchu qui fuit sa patrie suite à un malheureux incident. Bon gré mal gré, pour ce jeune homme en quête de grandes découvertes, c’est une aubaine. Accompagné d’un équipage hétéroclite (un chat et une boîte de conserve), il en profite et part vivre l’aventure dont il rêvait.

Le scénario est basique et aurait gagné à être plus développé car là, les 5 tomes ne font que survoler un univers qui donne l’impression d’être immense. Le récit part dans tous les sens mais demeure sans queue ni tête. Un antagoniste se retrouve (du jour au lendemain) être un allié des héros, sans justification aucune et vice versa, des alliés deviennent des ennemis. Ça manque de profondeur et on a plus l’impression de lire un brouillon pour un futur titre que le titre lui-même.

L’agencement des cases est tout aussi difficile à suivre que l’histoire. Difficile de poser son regard au bon endroit, le lecteur ne sait pas ce qu’il doit regarder ni ce que l’auteur veut faire passer comme message. On se retrouve avec des dialogues vides et souvent sans réponses. Un personnage parle et son interlocuteur l’ignore totalement, changeant de sujet par la même occasion. On voit ainsi que les personnages ne sont pas du tout travaillés, sans personnalité. Dur de se plonger dans l’histoire de telles créations…

Le dessin est l’un des rares domaines dans lequel l’auteur rattrape le coup. Là, au moins, il n’a ni perdu la main ni son talent. C’est très beau et bien charadesigné. On retrouve bien son trait et son goût prononcé pour la gent féminine dont la plastique est quasi parfaite pour la plupart des protagonistes (dont les proportions raviront les amateurs de fan service). En résumé, Zelphy est à lire pour voir de belles filles en combinaison moulante et des tentatives de batailles galactiques mais on est encore loin d’un véritable space opera digne de ce nom.

Pour l’édition, Doki-Doki a fait du bon travail. Jaquette dans les standards, en papier glacé et couverture avec le brouillon en bichromie du visuel principal ainsi que des pages couleurs au début de chaque volume. Petit aparté pour dire bravo au traducteur qui a dû pas mal galérer pour les noms des personnages et villes qui sont imprononçables même si on commence à y être habitué avec Etorouji SHIONO. Une bonne édition, qui n’est pas du tout représentative de son contenu. Comme quoi, on ne doit jamais juger un livre uniquement à sa couverture.

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Qu'est-il donc arrivé à ce cher Etorouji SHIONO, auteur du pourtant excellent Ubel Blatt (17 tomes parus en France chez Ki-oon) ? C'est la question qu'on peut se poser après avoir lu Zelphy. En effet, entre deux chapitres de sa série phare, il se met soudainement au travail sur une nouvelle œuvre, de science-fiction cette fois-ci, tranchant radicalement avec l'heroic fantasy qui est pourtant son genre de prédilection. Enfin, soit, qu'il veuille faire une petite pause et s'aérer l'esprit est compréhensible même si, compte tenu du rythme extrêmement lent d'Ubel Blatt, on se demande pourquoi mais là n'est pas le sujet.   Le contexte :…

Nébuleux

Graphisme - 77%
Histoire - 25%
Mise en scène - 38%
Originalité - 45%
Edition - 74%
Dans son genre - 34%

49%

Flop

Les graphismes sont beaux, les vaisseaux sont chouettes et en mettent plein la vue mais ça s'arrêtera là. Pour le reste, l'auteur devrait s'en tenir à ce qu'il sait faire de mieux et maîtrise : la fantasy avec une touche d'érotisme.

A propos de Yukionna

Yukionna
Comme dit l'adage, je suis tombée dedans quand j'étais petite en regardant avec assiduité Card Captor Sakura quand ça passait sur une certaine chaîne hertzienne. Fan des Clamp devant l'Éternel, je voue un culte sans modération aux œuvres de Type-Moon et Shaft.

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