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Wizard’s Soul – Tomes 1 & 2

Wizard’s Soul – Tomes 1 & 2 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Wizard's Soul - Koi no Seisen
Dessin : Eda AKI
Scénario : Eda AKI
Traduction : Julia BRUN
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 05/10/2016

Pour financer ses études, Manaka travaille chez Draw, une boutique spécialisée dans la vente de cartes à jouer. Mais sa vie familiale devient encore plus compliquée lorsqu’elle découvre que son père s’est lourdement endetté. Manaka se décide alors à participer à un grand tournoi de cartes, au jeu du Wizard’s soul, dans l’espoir d’empocher la prime en jeu. Quitte à recourir à des méthodes de jeu qui risquent de lui mettre beaucoup de monde à dos… à commencer par ses amis !

En octobre, c’est une autre série courte qui commence chez Doki-Doki puisqu’elle est terminée en 4 volumes au Japon. Mêlant romance et jeu de cartes (« Yuuuuuuuuuuuuu giiiiiiiiiiiiii Ooooooooooooooh ! », oui oui, on a osé !), Wizard’s Soul a ce petit quelque chose qui vient tout de suite titiller notre curiosité de lecteur avide de nouveautés.

Dans le monde imaginé par aki☆eda, tout tourne autour d’un jeu de cartes hyper populaire dénommé Wizard’s Soul.
Vous voulez être populaire ? Il suffit d’être un très bon joueur pour avoir toutes les filles (ou les hommes) à vos pieds sans avoir à faire le moindre effort.
Vous ne voulez pas qu’on se moque de vous et obtenir de l’argent facile ? Même chose, il suffit de vous débrouiller pour enchaîner les victoires et vous n’aurez aucun soucis à ce niveau là.
Non vraiment, c’est à se demander si la politique n’est pas, elle aussi, régie par des parties de cartes ! Quoi qu’il en soit, on se retrouve dans un monde où une chose, a priori simple, peut faire basculer le destin d’une vie assez facilement.

Paradoxalement, ce fameux jeu de cartes, on ne le voit pas plus que ça dans le premier tome où le lecteur restera assez passif et ne sera pas forcément très accroché. On suit une suite qui semble assez banale avec une amie d’enfance amoureuse de quelqu’un qui est devenu populaire grâce à ses capacités de jeu. Ce dernier semble bien loin d’elle qui ne joue même pas ou alors juste pour faire plaisir aux enfants qui viennent dans la boutique où elle travaille.

Manque de chance pour Manaka, son père est une bonne poire qui va se cribler de dettes pour mieux se faire piéger par une arnaque liée à des cartes rares qui « prendraient de la valeur avec le temps ». Elle va donc devoir se mettre à jouer « sérieusement » pour pouvoir rembourser les créanciers qui menacent sa famille.

Ce personnage principal, la mangaka l’a véritablement bien travaillée. En plus d’être très attachante, Manaka a une histoire intéressante mais surtout touchante. Alors que la population adore le jeu de cartes, elle n’y voit qu’une manière de se faire détester et aussi une image assez sombre de sa défunte mère.
Alors que cette dernière était à l’hôpital en proie à la maladie, la jeune fille lui rendait visite chaque jour pour pouvoir la voir et à chaque fois, elles jouaient à Wizard’s Soul. Le seul problème, c’est que sa mère lui a enseigné une manière de jouer loin d’être amusante. Plutôt que d’attaquer avec des gros pouvoirs et sortir des combinaisons classes, c’est avec des sorts de renvoi d’attaques et de contres que se construit le jeu.
L’idée, c’est d’empêcher l’adversaire de faire quoi que ce soit et de, petit à petit, lui faire perdre toute sa vie grâce à des attaques minimales de monstres insignifiants. Ainsi, même si ça prend un peu de temps, la victoire est assurée mais… la partie perd aussi beaucoup de son intérêt.

C’est de là que vient le trait l’intérêt de Wizard’s Soul : Manaka ne prend absolument aucun plaisir à jouer au jeu de cartes. Alors que dans Yu-gi-oh ou même dans Hunter X Hunter, le héros prenait un véritable plaisir à jouer avec les différents monstres qui se trouvaient dans les cartes, notre protagoniste est en permanence déprimée lorsqu’elle se lance dans une partie sérieuse.
D’un côté, cela lui rappelle les affrontements douloureux contre sa mère, à espérer sa guérison donc on peut plus ou moins le comprendre. Cependant, c’est cette façon de jouer peu recommendable qui lui permet de triompher d’adversaires puissants en temps normal mais incapables de résister à ses différents contres.

Cette différence est marquée très nettement par l’attitude et les expressions faciales de l’héroïne qui changent radicalement entre le premier et le deuxième tome. Alors qu’elle est joviale et « girly », elle devient super sombre et déprimée d’un coup et le ton de la série change complètement. Même si on partait d’une comédie romantique bateau, la mangaka parvient à créer un niveau de profondeur qui donne au lecteur l’envie de s’investir un peu plus qu’on aurait pu le croire au premier abord.
Avec le premier tome uniquement, il est très difficile de vraiment juger la série à sa juste valeur et on comprend mieux en lisant les deux tomes pourquoi Doki-Doki a décidé d’en sortir deux d’un coup (sachant que la série n’en compte que 4 au total).

Au niveau du trait, c’est plutôt joli avec un trait assez fin qui fait le boulot. Le design des cartes aurait peut-être gagné à être un peu plus inspiré mais, même si on reste dans quelque chose d’assez classique, il y a un minimum de cachet dans le style, assez pour que l’on continue à s’y intéresser.
Le découpage reste assez scolaire avec assez peu de double-pages mais des cases moyennes et des plans rapprochés lors de certaines phases de jeu intenses, ce qui permet de mieux cerner les intentions des personnages.

Pour l’édition, difficile de faire plus classique pour l’éditeur qui fait son travail comme il faut. Avec son papier fin mais pas trop, une impression qui ne bave pas et un poids correct au tome, on se trouve en présence d’un ouvrage toujours aussi agréable à prendre en main.
De son côté, la traductrice a dû avoir pas mal de travail au niveau des termes spécifiques et des noms des cartes mais on se rend rapidement compte qu’elle s’est bien débrouillée avec quelques bonnes trouvailles et un côté mystique qui reste du début à la fin.

Magicien(ne) de la dépression

Graphisme - 64%
Histoire - 72%
Mise en scène - 54%
Originalité - 61%
Edition - 70%
Dans son genre - 60%

64%

Vivre Card

Wizard's Soul est une série qui s'avère plus intéressante qu'on n'aurait pu l'imaginer une fois les (trop classiques) premiers chapitres passés. On découvre une héroïne piégée par le destin qui va se retrouver dans un monde qu'elle aurait voulu éviter bien malgré elle. Avec seulement 4 tomes, on tient une petite série sympathique qui ne fera pas trop mal aux comptes en banque !




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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