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La Valeur de ma vie

La Valeur de ma vie Éditeur : Éditions Akata
Titre original : Hibi Seishun
Dessin : Yoshimi TÔDA
Scénario : Yoshimi TÔDA
Traduction : Sayaka OKADA, Manon DEBIENNE
Prix : 6.95 €
Nombre de pages : 190
Date de parution : 09/02/2017

Yuri rentre au lycée… Mais contrairement à d’autres, ce n’est pas le cœur léger qu’elle envisage les dernières années de sa vie d’adolescente. Ex-voyou, elle semble porter en elle le poids d’une mystérieuse culpabilité. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, qu’elle a perdu en partie la mobilité de son bras droit. Chio, un de ses camarades, commence à lui tourner autour… Mais Yuri n’est pas disponible pour l’amour. Son leitmotiv reste inchangé : lors de ses années lycée, tout ce qu’elle souhaite, c’est « prouver la valeur de sa vie ». Pourquoi ? Et pour qui ?

Suivant sa ligne éditoriale d’héroïnes fortes mais blessées, Akata a sorti pour la Saint Valentin 2017 un oneshot d’une auteure très peu connue : Yoshimi TÔDA. Si le graphisme est un peu particulier car assez mal maitrisé, le scénario laisse planer assez de mystères pour que l’on s’y intéresse.
Sans trompettes ni tambours, La Valeur de ma vie se fera probablement discret malgré une couverture intrigante par ses couleurs, son titre et son style.

Le titre mise tout sur le mystère qui entoure l’héroïne.
Dès la première page on peut lire « tout ce que je désire, c’est être pardonnée » suivi d’une explication sur son passé : c’est une ancienne voyou mais elle a eu un accident qui lui a laissé des séquelles. Pendant les trois premiers quarts du volume, on va chercher à en savoir plus et plonger un peu plus dans le dramatique et le pathos à chaque chapitre.

Ce n’est pas une mauvaise chose en soit car le titre est basé sur une souffrance particulière et une quête initiatique pour en guérir. D’ailleurs on ne se contente pas de Yuri, son camarade de classe Chio a également un passif lourd, comme si les deux s’étaient bien trouvés au final.

Le dosage de l’auteur est plutôt bon dans cette première partie où on en apprend un peu plus à chaque page, tout se déroule assez doucement, ce qui surprendra un peu puisque l’on se trouve dans un oneshot et non dans une série. C’est peut-être là le gros défaut de ce titre : la fin est beaucoup trop rapide et laisse un sentiment de précipitation et d’inachevé.

La Valeur de ma vie avait le potentiel pour faire beaucoup plus long et Yoshimi TÔDA aurait tout a fait pu y ajouter des éléments pour faire tenir un peu la durée et amorcer sa fin plus finement. On est dans la veine de titre comme Akuma to love song et c’est vraiment dommage de venir gâcher une si bonne avancée mais ce n’est pas le seul défaut de ce titre.
À noter qu’elle dit elle-même que c’est sa première histoire « longue » et qu’elle travaille dur pour être publiée.

Graphiquement, l’auteur a un trait assez particulier car très immature. On est loin d’avoir quelque chose de difficile à lire mais elle a encore beaucoup de chemin à faire pour arriver au niveau des séries actuelles.
C’est cependant son seul défaut à ce niveau car le découpage, la mise en scène ou encore l’expression des émotions sont vraiment bien maitrisés et parviennent à rendre la lecture plaisante. Elle fera probablement de grands progrès et ses prochains titres devraient valoir le coup si elle continue dans cette voie.

On connait Akata pour ses paris audacieux, celui-ci en est encore la preuve. Il est vraiment appréciable d’avoir un éditeur qui publie ce genre d’histoire difficile et dure, cela change le paysage des lycéennes en manque d’amour.
Maintenant il reste dommage que ce titre ne remplisse le contrat que de moitié car il nous laisse vraiment sur notre faim. Sans doute Akata désirait ajouter un titre parlant de handicap dans son catalogue. Clairement, il ne doit pas y en avoir beaucoup qui rentrent dans leur ligne éditoriale.

Le petit autocollant « le oneshot shôjo de la Saint Valentin » m’a fait sourire car comme ce n’est pas du tout une romance, je dois reconnaitre que je vois mal le lien entre la fête des amoureux et une héroïne qui cherche un sens à sa vie.

Petite déception marketing que l’on va vite oublier mais si l’idée c’est de sortir un oneshot chaque année, c’est plutôt sympathique. Lors de l’annonce de ce titre, Akata semblait annoncer une nouvelle collection amorcée par ce titre, ils ont peut être changé d’avis car rien depuis ne va dans ce sens.

Valeur du titre

Graphisme - 42%
Histoire - 51%
Mise en scène - 56%
Originalité - 54%
Edition - 65%
Dans son genre - 55%

54%

Pathos

Malgré des personnages plutôt bien travaillés psychologiquement, le niveau graphique et la fin précipitée ne rendent pas grâce au titre. À lire si ce genre de scénario vous attire car ils restent assez rares.




A propos de Marcy

Juste un chat qui traine partout, fan de Sailormoon devant l’éternel, spécialiste du glauque et du déviant, chose étrange: ne travaille pas/plus dans le monde de l’animation.

8 commentaires

  1. Attention, ce n’est pas une nouvelle collection mais un nouveau label qui intègre la collection principale des Éditions Akata. Ce nouveau label, composé de oneshots shôjo, comporte pour le moment 2 sorties dans l’année : une pour la saint valentin et une autre pour la rentrée. Si ce nouveau label fonctionne, ils souhaitent le passer à 4 sorties dès l’année prochaine. Toutes les informations se trouvent sur le site de l’éditeur :

    http://www.akata.fr/actus/annonce-la-valeur-de-ma-vie

    Attention de ne pas rapporter de fausses informations et lisez bien les news des éditeurs. Les sites internet des éditeurs sont là pour s’informer correctement quand ceux-ci en possèdent un !

    • Kubo

      Je ne vois pas en quoi utiliser le terme « collection » serait impropre. La définition du terme me semble tout à fait convenir : « Ensemble de livres publiés chez le même éditeur et ayant une caractéristique commune (thème, format, présentation, etc.) »
      Il n’est pas très utile de recopier le texte du communiqué d’un éditeur sans en comprendre le sens. Il a beau parler de « label », le fait qu’une série de livre soit sur un thème ou dans un format commun lui permet d’être appelé collection.

      On peut ne pas apprécier la critique de Marcy mais elle n’écrit rien de faux dans ce que tu pointes. C’est sans fondement et ça n’a pas de sens.

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