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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Ugly Princess 1

Ugly Princess – Tome 1

Ugly Princess – Tome 1 Éditeur : Éditions Akata
Titre original : Kengai Princess
Dessin : Natsumi AIDA
Scénario : Natsumi AIDA
Traduction : Bruno PHAM
Prix : 6.95 €
Nombre de pages : 200
Date de parution : 11/04/2016

Mito Meguro est une jeune fille en dernière année de collège dont le quotidien n’est pas tout rose… À cause de son physique peu flatteur, elle est la risée de tous… C’est encore pire depuis que qu’elle a déclaré sa flamme à Umeda, un des beaux gosses de sa classe. Depuis ce jour, son quotidien est un enfer. Heureusement qu’elle peut compter sur Maru et Haru, ses deux amies geeks qui aiment se plonger dans les jeux vidéo et les mangas tout autant qu’elle.

Un jour, Mito va décider de se prendre en main et de refuser cette fatalité ! Puisque Kunimatsu lui a adressé la parole, elle ne peut s’empêcher d’espérer, une fois de plus, une vie meilleure, de peut-être connaître l’amour, ou tout simplement d’être heureuse. La route pour s’accepter soi-même, se débarrasser de ses complexes et trouver le bonheur sera longue et remplie d’épreuves mais jamais cette « anti-héroïne », loin des clichés, ne baissera les bras !

Retrouver Natsumi AIDA, c’est un peu comme retrouver une vieille copine que l’on n’aurait pas vu depuis quelques mois. Il y a un peu d’envie mêlée à des attentes toujours très hautes. Après Switch Girl !!, la mangaka nous propose donc une nouvelle série où le thème du double sera à nouveau exploité, mais pas de la même façon.

Autant vous rassurer tout de suite, Ugly Princess ne vient pas réutiliser grand chose du précédent titre d’AIDA. En fait, leur seul lien viendra d’un equivalent au « mode ON » de Switch Girl !!. En effet, il arrive Mito rêve un peu et s’imagine comme étant normale (du moins, sans physique ingrat). Elle se retrouve alors perdue dans ses pensées et elle change physiquement et psychologiquement.
On peut y voir un moyen de l’auteur de s’auto-référencer ou de faire un petit clin d’œil à son manga le plus populaire, c’est selon. En tout cas, elle ne l’utilise pas à outrance et n’en fait pas vraiment un élément clé d’Ugly Princess.

En tant que personnage principal, Mito est assez géniale. Blasée, fujoshi, ravagée du cibouleau… Bref, la décrire en quelques mots n’est pas chose facile. AIDA donne d’ailleurs le ton dès le départ avec l’explication du nom de son héroïne qui contraste totalement avec son aspect physique. Alors oui, Mito n’est pas particulièrement belle mais… elle s’en fout totalement.
La jeune fille connaît ses points forts et ses points faibles et n’a aucun mal à accepter son corps comme il est. Ce qui lui pose plus de problèmes, c’est le regard et l’attitude des autres. Elle a beaucoup de mal à comprendre pourquoi être différente doit forcément rimer avec mauvais traitements.

En fait, la mangaka possède un bon ressenti des choses et parvient à parler de nombreux soucis de l’adolescence avec un brin d’humour et surtout sans offenser. Même si Mito essaye toujours de faire un peu d’humour, il y a quand même des moments où elle sent que quelque chose doit changer et que personne ne le fera pour elle.

Bien sûr, Ugly Princess comporte quelques passages sérieux mais AIDA ne cherche jamais à faire du larmoyant. Au contraire, elle cherche à raconter l’histoire d’une collégienne battante qui n’hésite pas à mettre de la bonne volonté pour aller de l’avant. Elle a conscience que son corps ne répond pas forcément aux canons de la beauté de l’époque dans laquelle elle vit mais elle sait aussi qu’elle est peut-être un peu plus intelligente que la moyenne et que ça devrait rester un gros avantage pour elle.

Graphiquement, c’est plutôt sympa pour du shôjo, je dirais même que c’est un peu moins vide que les autres titres du genre. Il y a une bonne utilisation des trames dans la gestion du trait de Natsumi AIDA qui a pondu une Mito digne du monstre de Frankenstein (cf. la dernière de couverture du manga).
Elle se permet même de se moquer un peu de son lecteur dans son dessin un peu spécial de la tête de Mito. En effet, elle lui a fait une tête un peu ronde, ce qui peut laisser très rapidement penser qu’elle est un peu grosse alors qu’en fait… pas du tout. Elle a juste les joues un peu bouffi, un peu comme les bébés ou les enfants en bas âge qui n’ont pas encore été visités par la puberté.

Akata nous a gâté au niveau de l’édition en proposant deux possibilités ; une normale (6.95) et une collector (7.95). La première reste assez simple, dans la lignée de ce qu’a déjà fait l’éditeur sur ses précédents titres. Si vous avez eu un Prisonnier Riku ou un Double Je en main, il n’y a absolument aucune différence.
Le vrai plus vient de la version collector qui possède de quoi ravir les amateurs de beaux objets. On le voit directement au reflet sélectif appliqué sur une illustration plus colorée que la couverture de la version normale (qu’on retrouve en page couleur au début du tome).
Ce tome spécial, bien que légèrement plus cher, aura de quoi faire plaisir aux fans de l’auteure puisqu’ils y retrouveront une petite interview de Natsumi AIDA tout en couleur ! Pour un petit format (shôjo, shônen), Akata a vraiment fait du bon boulot, rien à dire là-dessus !

Retrouver Natsumi AIDA, c’est un peu comme retrouver une vieille copine que l’on n’aurait pas vu depuis quelques mois. Il y a un peu d’envie mêlée à des attentes toujours très hautes. Après Switch Girl !!, la mangaka nous propose donc une nouvelle série où le thème du double sera à nouveau exploité, mais pas de la même façon. Autant vous rassurer tout de suite, Ugly Princess ne vient pas réutiliser grand chose du précédent titre d’AIDA. En fait, leur seul lien viendra d'un equivalent au « mode ON » de Switch Girl !!. En effet, il arrive Mito rêve un peu et s’imagine comme étant normale…

"Elle est belle ma fille !!!"

Graphisme - 70%
Histoire - 76%
Mise en scène - 75%
Originalité - 73%
Edition - 80%
Dans son genre - 77%

75%

Femelle grenouille attend son prince charmant

Ugly Princess démarre bien, très bien même. On y retrouve tous les ingrédients d’un bon shôjo auxquels on aurait ajouté la griffe Natsumi AIDA soit un peu d’humour et une gestion intelligente des sentiments. La seule chose que l’on peut espérer, c’est que l’auteur ne tombe pas dans la facilité et ne cherche pas à transformer son héroine en canon de la beauté façon Ugly Betty. Il va sans dire que ça casserait énormément l’originalité du titre, et de ce qu’on a pu voir d’elle en France, il semblerait que ce n’est clairement pas le style de l’auteure.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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