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Trisagion 1

Trisagion – Tome 1

Trisagion – Tome 1 Éditeur : Ankama
Titre original : Rengoku No Trisagion - Artisans of the Traitor's Gate
Dessin : Bancha SHIBANO
Scénario : Shiki MIZUCHI
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 208
Date de parution : 05/07/2017

Depuis la nuit des temps, les hommes affrontent les Nihiles, les anges déchus qui infiltrent notre monde. XIXe siècle – Orphelin depuis l’attaque de ces créatures malfaisantes, Levy devient le disciple du grand mage et inventeur Thomas Edison. Son objectif : intégrer Trisagion, l’agence d’exorcisme luttant contre les anges déchus. Parviendra-t-il à résister au déchaînement des forces occultes qui menacent le monde ?

Après le délirant Street Fighting Cat, c’est une nouvelle nouveauté de chez Doki-Doki qui est passé sous notre oeil intéressé. Avec Trisagion, Bancha SHIBANO et Shiki MIZUCHI nous entraînent dans une Angleterre victorienne qui n’est pas sans rappelle celle de D.Gray Man ou même d’Embalming.

Qui dit Angleterre victorienne dit lutte des classes et on le voit assez rapidement ici, le fossé entre les riches et les pauvres est creusé de manière immédiate. Levy, le héros, fait partie des moins bien lotis et va devoir voyager dans près de la salle des machines du bateau qui le transporte jusqu’en Albion, là où les billets coutent le moins cher (peut-être volontairement, on finit par se le demander).

Pourtant, shônen oblige (ou du moins, se sent obligé), on passe assez rapidement sur cet aspect social pour rentrer dans le vif du sujet : des créatures surnaturelles cherchent à bouffer des jeunes filles humaines. Pour donner un petit peu de crédit à tout ça, le scénariste en fait des anges et des sorcières (les méchants ne sont pas forcément « l’espèce » que vous imaginez) et va lier tout ça à la religion grâce à une organisation secrète les combattant.

C’est schématisé et peut-être un peu grossis mais c’est ce qui constitue la base de Trisagion. Ce n’est pas une mauvaise base à proprement parler mais il y a ce petit côté déjà-vu qui constitue le point négatif principal du titre.
Que ce soit dans D.Gray Man que l’on a cité plus haut ou même dans Blue Exorcist, il y a un scénario plus complexe qui se construit sur cette base. Ici, soit l’auteur ne cherche pas à le faire ou soit il n’a pas eu le temps de le faire. Quoi qu’il en soit, on se retrouve dans une histoire moyenne, qui n’a rien de véritablement excitant.

Les personnages ont le mérite d’avoir un chara-design sympathique mais, encore une fois, pas assez original pour vraiment se démarquer d’autres productions. Le héros malicieux aux yeux fermés (parce qu’il cache quelque chose dans son oeil… choquant et impossible à prévoir !) en est la preuve formelle…
C’est d’ailleurs un peu dommage puisque le développement du héros est plutôt intelligent avec des rencontres qui forgent son caractère et une utilisation des personnages secondaires qui va dans ce sens et qui s’intègre bien dans le fil de la série.

Au niveau du dessin, c’est plutôt pas mal mais le trait n’a rien d’exceptionnel. Bancha SHIBANO possède un style assez passe-partout. Si les personnages sont plutôt jolis, les arrière-plans ne semblent pas être une priorité puisqu’ils sont souvent assez sommaires voire inexistants.
Si le découpage n’est pas mauvais, il clashe parfois un peu avec la mise en scène en voulant montrer des scènes trop rapidement. Il y a certains passages contemplatifs qui sont expédiés à coup de petites cases alors que certains combats sont ralentis par beaucoup de plans larges, ce qui enlève toute nervosité aux affrontements qui semblent un peu fades.

Pour l’édition, on retrouve le traditionnel format seinen de l’éditeur mais point de papier blanc et épais qui donne un bel ouvrage semi-rigide si agréable en main. Le choix du standard de ces derniers mois a été fait. On retrouve un objet similaire aux tomes de Battle Rabbits. Le papier est ultra-fin, l’ouvrage ultra-souple et plie très (trop ?) facilement en main…
Pour la traduction, c’est plutôt fluide et Thibaud DESBIEF a même eu le bon sens d’introduire quelques tournures assez vieillottes pour donner du cachet à son texte et coller au mieux à l’époque de l’action.

N'est pas exorciste qui veut !

Graphisme - 70%
Histoire - 62%
Mise en scène - 67%
Originalité - 49%
Edition - 55%
Dans son genre - 68%

62%

D. (White) Man

Trisagion, c'est du shônen beaucoup moins inspiré que l'autre nouveauté Doki-Doki du mois de juillet, Street Fighting Cat. Le titre de SHIBANO et MIZUCHI n'est pas mauvais mais ne viendra pas révolutionner le genre non plus. Grâce à son Angleterre victorienne et en empruntant des éléments à des titres comme D. Gray Man ou Blue Exorcist, il se donne même une petite ambiance assez sympathique. En trois tomes, il y a peut-être moyen de se laisser tenter.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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