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Tomié vous fera tourner la tête… littéralement

Tomié vous fera tourner la tête… littéralement Éditeur : Tonkam
Titre original : Tomie
Dessin : Junji ITO
Scénario : Junji ITO
Traduction : Editions Tonkam
Prix : 29.99 €
Nombre de pages : 528
Date de parution : 22/08/2012

Des élèves massacrent une jeune fille sans raison, un couple de personnes âgées sans histoire se comporte étrangement, un médecin est obsédé par une patiente, une jeune fille subit une greffe et devient peu à peu l’exacte réplique de la donneuse… Tous ces phénomènes étranges ont la même explication : Tomié ! Tomié, la beauté suprême incarnée dans un démon !
Aussi belle que froide. Tour à tour enjôleuse et capricieuse. Une fois pris dans ses filets, plus rien ne vous séparera… pas même sa mort !

Avant de me pencher sur Tomié, j’avais déjà lu d’autres titres de Junji ITO, considéré comme un des maîtres du manga d’horreur ; des titres tels que Gyo, La Femme limace ou encore Spirale.

Pourtant, je dois avouer que c’est la première fois qu’un des titres de l’auteur me fait autant d’effet. Même si au départ, Tomié ne nous inspire pas grand chose de plus que de la haine (dans les premiers chapitres, elle est vraiment chiante, c’est le mot, une vraie pisseuse pourrie gâtée…), le personnage évolue et devient plus qu’une simple peste, Tomié devient sournoise.

Cette capacité à duper les gens est d’ailleurs ce qui va causer sa « perte » à chaque fois. Car il y a un problème avec Tomié, c’est que ceux qui tombent sous son emprise finissent par être pris d’une envie irrésistible de la découper en morceaux. Vous avez bien lu, la tuer ne suffit pas, il faut aussi la tailler en pièces pour éparpiller ses morceaux…

L’auteur utilise d’ailleurs plutôt bien cet aspect « découpage » puisque c’est grâce à ça que la jeune fille se « multiplie » et apparaît partout, un peu comme une maladie. Au niveau de la trame, même si on suit globalement des gens différents à chaque fois, c’est leur rencontre avec Tomié qui va chambouler toute leur vie et les mettre sur le chemin du meurtre et de l’horreur.

Après, il ne faut pas se mentir, le dessin au début du volume est juste moche. Les deux premiers chapitres ne sont vraiment pas accessibles mais sont nécessaires pour la suite de l’histoire (ils ont été écrits il y plusieurs années…).
Par contre, on voit que l’auteur s’améliore de chapitre en chapitre et sur la fin, le trait est vraiment sublime, capable de nous faire ressentir la terreur qui s’empare des personnages.

Cette emprise qu’a Tomié sur ses victimes devient de plus en plus étrange et va jusqu’à donner des petits frissons quand on la voit arriver dans la vie de chaque nouveau personnage.

Même si j’ai dit qu’on suivait à chaque fois de nouveaux personnages, il y en a un ou deux (pas plus) qui reviennent, comme le professeur ou encore l’homme à la peau brûlée. Il se créé d’ailleurs une sorte de mythe urbain autour de la jeune fille, d’abord quand elle est encore au lycée, mais qui se poursuit lorsqu’elle devient « adulte ».

Une chose est sûre, après avoir lu Tomié, lorsque vous verrez une belle jeune femme avec un grain de beauté sous l’oeil gauche, vous ne la regardez plus jamais de la même manière…

Avant de me pencher sur Tomié, j'avais déjà lu d'autres titres de Junji ITO, considéré comme un des maîtres du manga d'horreur ; des titres tels que Gyo, La Femme limace ou encore Spirale. Pourtant, je dois avouer que c'est la première fois qu'un des titres de l'auteur me fait autant d'effet. Même si au départ, Tomié ne nous inspire pas grand chose de plus que de la haine (dans les premiers chapitres, elle est vraiment chiante, c'est le mot, une vraie pisseuse pourrie gâtée...), le personnage évolue et devient plus qu'une simple peste, Tomié devient sournoise. Cette capacité à duper les gens est…

Ah les femmes...

Graphisme - 50%
Histoire - 81%
Mise en scène - 90%
Originalité - 79%
Edition - 66%
Dans son genre - 88%

76%

Kiss

Tomié saura faire peur aux âmes sensibles, et même aux autres en fait. Le trait de Junji Ito sur les abominations rend vraiment bien toute la déformation de la réalité liée à l'horreur. Construit comme une suite de nouvelles qui peuvent quasiment se lire indépendamment les unes des autres (sauf les deux premières qui forment le noyau dur de l'histoire avec les "origines" de la jeune fille).

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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