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TOKYO GHOUL RE T01

Tokyo Ghoul : Re – Tome 1

Tokyo Ghoul : Re – Tome 1 Éditeur : Glénat
Titre original : Tokyo Ghoul : Re
Dessin : Sui ISHIDA
Scénario : Sui ISHIDA
Traduction : Akiko INDEI & Pierre FERNANDE
Prix : 6.9 €
Nombre de pages : 206
Date de parution : 06/01/2016

Elles se fondent dans la foule pour mieux se nourrir de chair humaine. Elles ressemblent aux hommes, mais leur existence est bien différente… Elles sont appelées “goules”. Le CCG, une organisation gouvernementale chargée d’étudier et de combattre les goules, met sur pied un nouveau groupe pour répondre aux exigences de sa mission. Cette unité est exclusivement composée de sujets expérimentaux… Leur nom, les “Quinckes”. Ce groupe atypique a pour mentor un jeune inspecteur de première classe, Haise Sasaki. Ensemble, ils seront vite happés par l’immense métropole de Tokyo, dont les méandres cachent parfois des visages familiers…

Gros succès de 2015, Tokyo Ghoul s’était terminé en novembre pour mieux revenir en janvier. L’auteur joue avec le principe des saisons pour changer un peu son fusil d’épaule et abandonner les goules pour revenir aux humains.

L’un des principaux attraits d’un titre comme Tokyo Ghoul venait clairement de l’alternance entre la vie de Kaneki au sein des goules et du quotidien des agents du CCG (le Centre de Contrôle des Goules). Sui ISHIDA a décidé de (temporairement ?) se priver de cette possibilité en « changeant » de héros. C’est un secret de polichinelle pour ceux qui ont lu la première saison ou même ceux qui ont des yeux et qui ont lu les premières pages du titre mais… Haise et Kaneki ne font qu’un.

Son dernier combat contre Arima lui a fait un tel choc (physique et psychologique) qu’il a perdu la mémoire. Le combattant le plus efficace du CCG a ainsi décidé de le prendre sous son aile et d’en faire un inspecteur aux capacités singulières. Le jeune homme ne se rappelle plus de rien même si on se doute bien que la mémoire lui reviendra à un moment ou à un autre, comme dans tous les classiques du genre.

Cependant, la perte de souvenirs ne vient aucunement bloquer (ou brider les capacités du jeune homme qui est toujours capable de prouesses au combat, raison pour laquelle il est monté en grade si rapidement. Kaneki, ou plutôt Haise, se doit de former une équipe d’inspecteurs qui possèdent les mêmes particularités que lui, à savoir qu’on leur a greffé des organes appartenant à une goule. Même si la fusion est moindre dans leur cas, ils peuvent utiliser des pouvoirs similaires aux monstres qu’ils combattent.

Tokyo Ghoul : Re se déroule deux ans après les événements du dernier tome de Tokyo Ghoul. Les personnages que l’on connaissait ont donc évolué et Mado est devenue inspectrice en chef. Elle a toute une unité sous son joug et marche droit dans les bottes de son père tout en utilisant des méthodes un peu plus conventionnelles. Ce premier tome ne lui donne pas un rôle complètement dingue mais montre une complicité avec Haise qui pourra jouer par la suite.

Les nouveaux personnages introduits avec l’unité que dirige Haise n’ont pas beaucoup de substance et apparaissent comme des clichés. On retrouve le personnage un peu décalé qui a des rêves de grandeur, le ténébreux au passé douloureux qui ne cherche qu’à prendre du grade et l’innocent qui ne montre aucune qualité mais qui a un potentiel dormant infini… Autant dire que l’on est loin des niveaux d’originalité auxquels on était habitué par l’auteur…

Malgré cela, les possibilités offertes restent nombreuses mais elles ne sont pas vraiment exploitées par l’auteur qui préfère se concentrer sur les changements survenus chez Haise et sa nouvelle vie en tant qu’inspecteur du CCG. Il y a donc peu de goules qui montrent le bout de leur nez et même quand c’est le cas, ce n’est pas vraiment passionnant… La faute à un découpage un peu aléatoire ou à des personnages aussi perdus que les lecteurs ? Peut-être un peu des deux…

Le déroulement du tome reste, lui aussi, assez mauvais dans son ensemble avec une histoire peu montrée et trop racontée. L’auteur semble avoir eu un peu de mal à équilibrer le texte et les images puisqu’on retrouve beaucoup de discussions qui reviennent (et qui n’en finissent pas ?) encore et encore… En fait, la lecture de ce premier tome est un peu comme regarder un film français mal écrit : ça tourne autour du pot avec des regards en coin et le spectateur s’endort avant la fin…

Graphiquement, on retrouve un Sui ISHIDA en forme mais qui n’a pas vraiment l’occasion d’exprimer pleinement son talent de dessinateur tant ce premier tome est long et plat. Pas l’ombre d’un vrai combat mais de nombreuses scènes de « blabla » viennent endormir un peu le lecteur qui aurait voulu retrouver la dynamique de la première série.

L’édition de Glénat est, une fois n’est pas coutume, décevante mais pas aussi mauvaise qu’il y a quelques temps. L’éditeur a laisser tomber le papier utilisé pour la couverture des 14 premiers volumes pour le remplacer par un plastique laminé peu original et qui fait un peu cheap. Le papier est un peu transparent, ce qui gène dans les quelques pages d’action où il y a beaucoup de noir même si ça passe à peu près pour le reste du tome tant les environnements sont similaires…

À noter quand même les quelques pages couleurs en début de volume qui viennent un peu égayer un ouvrage plutôt morne dans son ensemble.

Gros succès de 2015, Tokyo Ghoul s'était terminé en novembre pour mieux revenir en janvier. L'auteur joue avec le principe des saisons pour changer un peu son fusil d'épaule et abandonner les goules pour revenir aux humains. L'un des principaux attraits d'un titre comme Tokyo Ghoul venait clairement de l'alternance entre la vie de Kaneki au sein des goules et du quotidien des agents du CCG (le Centre de Contrôle des Goules). Sui ISHIDA a décidé de (temporairement ?) se priver de cette possibilité en "changeant" de héros. C'est un secret de polichinelle pour ceux qui ont lu la première saison ou même…

Effet miroir

Graphisme - 73%
Histoire - 50%
Mise en scène - 53%
Originalité - 56%
Edition - 55%
Dans son genre - 65%

59%

luohG oykoT

Ce premier tome est loin du très bon niveau auquel ISHIDA nous avait habitué avec la deuxième moitié de sa "première" série. La mise en place est longue et assez poussive même si certains éléments sont assez intéressants pour nous laisser une chance au deuxième tome d'une série qui a un peu perdu de son mordant.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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