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Tokyo_Ghoul_JACK_Couverture

Tokyo Ghoul [JACK]

Tokyo Ghoul [JACK] Éditeur : Glénat
Titre original : Tokyo Ghoul [JACK]
Dessin : Sui ISHIDA
Scénario : Sui ISHIDA
Traduction : Akiko INDEI & Pierre FERNANDE
Prix : 4.99 €
Nombre de pages : 347
Date de parution : 06/07/2016

Dans le 13e arrondissement de Tokyo, les “goules”, des monstres avides de chair humaine, multiplient les agressions. Un soir, Taishi Fura, un lycéen sur la voie de la délinquance, voit ses amis tomber sous les coups de la goule surnommée “Lanterne”. Après cet événement tragique, il se retrouve à enquêter avec un camarade de classe aux cheveux encore noirs, lycéen le jour et inspecteur de la brigade des goules la nuit. Son nom : Kisho Arima.

Si vous connaissez la série Tokyo Ghoul, vous avez peut être entendu parler de ce spin-off crée par Sui ISHIDA (adapté en OAV non disponible dans le coffret collector français). À l’occasion de Japan Expo, Glénat a sorti ce tome numérique disponible dans toutes les librairies en ligne.

Dans Tokyo Ghoul [JACK], on se retrouve plongé dans le monde des goules mais plusieurs années avant les événements de la série par laquelle le phénomène a commencé. Pourtant, le lecteur ne sera pas dépaysé : l’ambiance et les thèmes de la série restent inchangés, la mort peut frapper à tout moment, l’abomination des goules mélangées à leur « humanité »… mais tout cela est vu du côté « inspecteur » uniquement.

Le but avoué de ce spin-off est de montrer le personnage d’Arima. N’espérez pas vraiment en apprendre plus sur lui, mais au fil des dialogues, on arrive à mieux cerner le personnage et ses choix dans Tokyo Ghoul:RE. Toujours aussi imbattable, il a cependant une mélancolie le poussant à se poser des questions bien différentes des autres inspecteurs.
C’est peut être la seule chose à retenir puisque les autres personnages ne sont pas spécialement développés, même Fura dont les motivations sont simples. Cependant, sachant qu’il apparaît dans le manga originel, le chercher est assez marrant.

Concernant le style graphique, on retrouve la patte de l’auteur, mais c’est minimaliste : il n’y a pas beaucoup d’arrière plans, les bâtiments sont juste de gros rectangles et mis à part les gros plans, les personnages manquent de détails.
On est loin de ce qu’on peut trouver dans le manga en terme de qualité et de niveau de détail, mais la lecture est fluide et compréhensible, le découpage fait penser à celui d’un web comic (comme Noblesse) renforçant cette fluidité.
De plus, l’auteur nous gratifie de temps à autres de beaux visuels (notamment des gros plans sur les personnages importants) et de superbes ambiances avec quelques pages en couleur.

Un des gros point fort de l’œuvre est d’ailleurs cette utilisation des couleurs (tout comme dans Tokyo Ghoul [zakki], superbe artbook sorti chez nous récemment). La colorisation n’est pas là juste pour rentrer dans des quotas mais renforce l’immersion en créant ces atmosphères si particulières au style de l’auteur.

Si deux ou trois cases ont juste un filtre rouge, tout le reste vient jouer de manière assez génial avec les ambiances : le rouge magnifie le sang, les regards, les envies meurtrières et l’action pendant que le bleu donne un côté froid et angoissant.
L’auteur est doué pour manipuler les couleurs (surtout les teintes et les lumières, comme c’est le cas dans [JACK]) et rien que pour ça, ce manga numérique vaut le détour et ce, même s’il ne sortira jamais au format physique.

Ça donne de la couleur

Graphisme - 65%
Histoire - 52%
Mise en scène - 61%
Originalité - 47%
Dans son genre - 65%

58%

Rouge

Fait pour les fans de la série de Sui ISHIDA, ce manga possède cependant des qualités non négligeables : un rythme rapide, une excellente utilisation de la couleur et surtout de quoi bien comprendre Arima, l'un des personnages les plus intrigants de Tokyo Ghoul.




A propos de Ithaqua

Si c’est sombre, glauque ou tout mignon, j’en fais mon affaire, tant qu’il y a quelque chose derrière.

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