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To Your Eternity 1

To Your Eternity – Tome 1

To Your Eternity – Tome 1 Éditeur : Pika Édition
Titre original : Fumetsu no anata e
Dessin : Yoshitoki OIMA
Scénario : Yoshitoki OIMA
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 6.95 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 19/04/2017

“C’est à l’épreuve de la réalité que je saurai ce que je suis… Voilà pourquoi mon voyage commence.”
Un être immortel a été envoyé sur Terre. Il rencontre d’abord un loup puis un jeune garçon vivant seul au milieu d’un paysage enneigé. Ainsi commence le voyage de l’Immortel, un voyage fait d’expériences et de rencontres dans un monde implacable…

Un an seulement après la fin de A Silent Voice (dont la chronique complète est présente ici), Yoshitoki OIMA revient dans l’hexagone avec sa dernière sortie, parue il y a seulement 3 mois au Japon : To your eternity. Cette fois-ci, on quitte le monde réel pour se plonger dans un récit de fantasy. Ce changement attire autant le lecteur que la couverture crépusculaire du titre. 

Cette chronique sera, selon certains, peu instructive car je ne parlerai quasiment pas du récit. Néanmoins, c’est purement voulu : il m’est impossible de vous en parler, car cela serait vous gâcher la découverte et surtout je ne pourrai pas vous retranscrire l’immense émotion qui m’a saisi à la lecture de cette tragique histoire.

Le premier chapitre de la série est, objectivement, l’un des plus beaux qu’il m’ait été donné de lire. On pressent avec déchirement son dénouement, mais on ne veut pas y croire, partagé entre la tristesse de le voir se réaliser, et la raison littéraire qui nous souffle qu’un récit ne peut pas réellement débuter ainsi. Pourtant, l’aspect tragique est bien au rendez-vous, et on est envahi par l’émotion, malgré toute la simplicité et la sobriété de la scène.

En effet, comme dans la série précédente de la mangaka, on est captivé par la sobriété percutante de la mise en scène, où chaque action, chaque expression faciale nous entraîne dans une histoire poignante et onirique. Le mystère enveloppe le récit, on veut en apprendre plus tout en demandant à l’auteur de ne pas le faire, pour qu’on puisse se laisser porter par la quête de cet être nommé « Imm » (pour « Immortel »), véritable symbole métaphysique de l’être et de l’identité vis-à-vis d’autrui.

Je préfère m’arrêter tout de suite sur le récit et la mise en scène, car sinon je risquerais de trop en dire. Sachez juste que si vous avez aimé A Silent Voice, je pense fortement que vous adorerez la nouvelle série d’OIMA, tant elle est belle et touchante. Elle maîtrise encore mieux son œuvre qu’auparavant, et elle prouve une fois de plus que la simplicité peut faire plus que l’exagération et l’accentuation.

Son trait de dessin en est également un parfait exemple. Tout en étant détaillé, il demeure assez sobre, sans pour autant tomber dans le vide et le mauvais. Les expressions faciales sont toujours aussi percutantes, les gestes sont dynamiques et fluides. En somme, on trouve ce qu’on attend d’une bonne série, qui se veut sans prétention mais qui est bourrée de qualités.

Quant à l’édition, elle est d’excellente facture. Les couleurs de la couverture sont très belles ; le papier des pages est très agréable au toucher, juste ce qu’il faut au niveau de l’épaisseur et de la rigidité. Le prix du tome est largement à la hauteur de la qualité du titre.
Tout comme pour A Silent Voice, je vous encourage à lire et acheter To your eternity, car on a là l’une des pépites de cette année 2017, qui ajoute au fait que Yoshitoki OIMA est bien l’une des étoiles montantes de la scène manga, au même titre que Chie INUDOH ou Kaoru MORI.

Un an seulement après la fin de A Silent Voice (dont la chronique complète est présente ici), Yoshitoki OIMA revient dans l'hexagone avec sa dernière sortie, parue il y a seulement 3 mois au Japon : To your eternity. Cette fois-ci, on quitte le monde réel pour se plonger dans un récit de fantasy. Ce changement attire autant le lecteur que la couverture crépusculaire du titre.  Cette chronique sera, selon certains, peu instructive car je ne parlerai quasiment pas du récit. Néanmoins, c'est purement voulu : il m'est impossible de vous en parler, car cela serait vous gâcher la découverte…

Une initiation onirique et philosophique

Graphisme - 78%
Histoire - 77%
Mise en scène - 86%
Originalité - 71%
Edition - 72%
Dans son genre - 86%

78%

Existence

Comme dans sa série précédente, OIMA prend son lecteur par les sentiments et l'invite dans une magnifique histoire sur l'existence, qui ne laissera sans doute personne indifférent. On est emporté par la beauté onirique du titre, et on attend impatiemment le tome 2.




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A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

4 commentaires

  1. Je ne comprends pas la façon de noter.

    Par exemple je lis ceci :

    « Quant à l’édition, elle est d’excellente facture. Les couleurs de la couverture sont très belles ; le papier des pages est très agréable au toucher, juste ce qu’il faut au niveau de l’épaisseur et de la rigidité. Le prix du tome est largement à la hauteur de la qualité du titre. »

    Puis je vois un 72% pour l’édition. C’est un peu contradictoire avec l’excellence.

    Une explication ?

    • L'Otak' des Lettres

      Bonjour,
      la note d’édition peut paraître sévère, mais c’est une très bonne note selon les critères de la rédaction. Pour comparaison, la Perfect Edition du diptyque hyrulien Oracles chez Soleil a eu la note de 96%, car la grande majorité des critères de qualité étaient réunis.
      Ici, même si c’est une très bonne édition, elle n’a pas de pages couleurs par exemple, ce qui baisse forcément sa note. On voit aussi parfois un peu trop le grain d’impression. Néanmoins, si j’avais évoqué cela, l’édition aurait pu être perçue comme moyenne alors que ce n’est pas le cas, même si elle n’est pas quand même parfaite.
      Nous essayons toujours d’être objectifs, de ne pas nous laisser influencer par nos goûts subjectifs, donc il arrive souvent que notre avis semble sévère. Mettre une note supérieure m’aurait semblé exagéré et trop influencé par la joie que le graphisme et le scénario m’ont procuré (mais là encore, j’ai essayé de noter le plus objectivement possible, en comparaison avec le reste du marché et de l’oeuvre précédente d’OIMA). Je comprends qu’on ne soit pas d’accord avec ma note, mais c’est celle que j’ai pensé la plus juste et objective 🙂

  2. Ce n’est pas une question d’être en accord ou pas, j’essayais juste de comprendre et là je comprends mieux. 😮

    Merci pour ce retour argumenté. 🙂

    • L'Otak' des Lettres

      Je ne disais pas cela pour toi particulièrement, ne t’en fais pas ^^

      Je ne faisais que justifier mon propos et ma note, car cela m’est déjà arrivé d’avoir des gens virulents qui contredisait ma note en disant que je ne savais pas juger ou que je me prenais pour je-ne-sais-qui à imposer mon avis, sauf que je juge objectivement et que je n’impose rien XD

      Ravi d’avoir pu répondre à tes interrogations 🙂

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