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The Rising of the Shield Hero 1

The Rising of the Shield Hero – Tome 1

The Rising of the Shield Hero – Tome 1 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Tate no yûsha no nariagari
Dessin : Kyu AIYA
Scénario : Yusagi ANEKO
Traduction : Jean-Benoît SILVESTRE
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 01/06/2016

Naofumi est projeté dans un monde proche en tout lieu d’un jeu de rôle d’heroic fantasy. Alors que d’autres héros ont été dotés d’armes offensives redoutables, Naofumi hérite d’un bouclier aux capacités limitées pour progresser dans ce jeu où le danger peut surgir à chaque instant. Trahi par sa partenaire et vilipendé par la population, le jeune homme ne peut désormais compter que sur lui-même pour survivre dans cet univers hostile… et peut-être sur une jeune fille désoeuvrée aux ressources insoupçonnées.

Après l’excellent Hawkwood, The Rising of the Shield Hero, a dernière nouveauté marquée par le sceau de qualité des éditions Doki-Doki est une histoire qui capitalise sur le RPG et sa logique conquérante. Pourtant, l’auteur ne cherche pas ici à faire monter la sauce niveau puissance puisqu’il mise sur un anti-héros blasé qui n’a qu’une envie : se venger de ceux qui l’ont humilié.

La gestion du personnage principal est clairement ce qui fait le sel de The Rising of the Shield Hero. Le mangaka se fait plaisir au début de l’histoire pour bien torturer son héros afin de lui permettre d’évoluer très rapidement et de devenir moins lisse, moins commun, plus singulier.

Lorsqu’il arrive dans ce nouveau monde, Naofumi fait partie de ces personnages qui n’hésitent pas à faire face à toutes les difficultés. Quelle que soit l’épreuve, il tentera d’y faire face avec toute sa bonne volonté. Le seul problème, c’est qu’il ne se rend pas compte qu’il a atterri dans un endroit où la tricherie et la malice sont omniprésentes.
Sa première partenaire va lui apprendre « la vie » à la dure en le menant par le bout du nez, la faute à une naïveté excessive.

En quelques pages, on assiste à un véritable retournement de héros. Bonne poire au départ, il devient méfiant presque méchant et se délaisse presque entièrement de la quête qui lui a été donnée au départ. On peut presque dire qu’il meurt une fois en arrivant dans ce nouveau monde.
C’est sa rencontre avec celle qui va devenir son familier, une semi-humaine qu’il va commence à reprendre des couleurs et paraître moins blasé. Même si elle est traitée comme un « animal de compagnie » lors de leur rencontre (il l’achète avec de l’argent qu’il a gagné), il va vite se rendre qu’elle est sa seule alliée dans une quête qu’il n’a pas d’autre choix que de compléter pour espérer rentrer chez lui.
Elle devient, en quelque sorte, sa famille et il va tout tenter pour la protéger et retrouver un peu le sourire à son contact.

Evidemment, Naofumi est incapable d’attaquer puisque c’est un bouclier qui lui a été attribué comme arme légendaire. L’auteur dessine donc une histoire qui se focalise sur un personnage qui va avoir beaucoup de mal à avancer, à gagner des niveaux puisqu’il ne peut pas porter de coups lui-même.
C’est justement là que le familier devient très utile puisque les points d’expérience sont partagés entre elle et son maître, ce qui va lui permettre de monter en niveau et donc de gagner des capacités un peu plus intéressantes que celles qu’il avait de base.

Pour l’instant, l’histoire se profile comme la quête initiative d’un héros bloqué par son manque de pouvoir. Contrairement à Sword Art Online, il n’y a pas vraiment d’urgence en ce qui concerne le retour à la maison, le héros n’a pas l’air d’être ennuyé par sa nouvelle condition. Plus important, il va tenter de retrouver celui qu’il était, de prouver sa valeur et d’évoluer dans un monde qui l’a rejeté sans vraiment lui donner sa chance.

Graphiquement, c’est très propre et totalement en adéquation avec les canons modernes du genre. C’est fin, les arrière-plans sont assez détaillés pour ne pas que le lecteur ait l’impression que les cases soient vides… Bref, même s’il n’y a pas de prise de risques à ce niveau là, le mangaka fait assez bien son boulot pour que le tout reste agréable à l’oeil.

On mettra quand même une mention spéciale pour les humanoïdes qui ont un style assez sympa et une utilisation des trames qui leur donnent un petit quelque chose en plus est loin d’être déplaisant.

Pour l’édition, Doki-Doki s’en sort très bien, comme d’habitude. Le petit éditeur ne paye pas de mine avec un ouvrage certes peu épais mais qui n’est pas trop souple pour autant (impossible de le plier sans vraiment forcer). Cela montre bien évidemment que le papier n’est pas assez fin pour que la transparence gène la lecture.

Pour le format, c’est le style unique de l’éditeur : un format seinen assez large avec une couverture laminée et une petite page couleur au départ pour bien lancer le lecteur.
À la traduction, l’efficacité et la maîtrise de Jean-Benoît SILVESTRE ne sont plus à prouver et il nous propose des dialogues bien huilés et un vocabulaire spécifique parfaitement adapté aux situations, du très bon boulot donc.

Vous pouvez le frappez autant que vous voudrez !

Graphisme - 70%
Histoire - 74%
Mise en scène - 77%
Originalité - 67%
Edition - 75%
Dans son genre - 76%

73%

RPG

The Rising of the Shield Hero fait partie des bonnes surprises de ce milieu d'année. Dotée d'un graphisme fin et soigné, la série, adaptée d'un light novel toujours en cours au Japon. Avec son personnage qui a une sacrée marge d'évolution, le titre a encore énormément à offrir.




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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