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The Grim Reaper and an Argent Cavalier 1

The Grim Reaper and an Argent Cavalier – Tome 1

The Grim Reaper and an Argent Cavalier – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : Shinigami to gin no kishi
Dessin : IRONO
Scénario : IRONO
Traduction : Miyako SLOCOMBE
Prix : 7.45 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 07/07/2017

Il était une fois un frère et une sœur qui étaient de grands sorciers… Le grand frère découvre le moyen d’accéder à l’immortalité : dévorer des âmes. Il devient alors le Seigneur de la mort, à chaque fois un peu plus assoiffé d’âmes humaines, et il lance sur le monde les Larvas, des humains métamorphosés chargés de récolter des âmes pour lui. Sa petite sœur Lemuria, se rebelle et fonde un ordre de chevaliers chargé de traquer et éliminer les Larvas… Deux cents ans se sont écoulés… Le jeune Cyan décide de devenir lui aussi un chevalier pour sauver l’âme de la descendante de Lemuria. Mais pour cela, il se lance dans une quête qui pourrait bien lui coûter la vie…

En invitant l’auteure IRONO à l’occasion de Japan Expo, les éditions Kana ont indiqué leur volonté de mettre en avant leur nouveau shônenThe Grim Reaper and an Argent Cavalier, une aventure qui amènera les lecteurs aux confins de la mortalité.

La mise en place est simple, efficace mais d’un classique qui pourra en rebuter plus d’un. C’est probablement l’un des plus gros défauts de cette nouveauté de l’éditeur. Après plusieurs nouveautés particulièrement originale, le titre d’IRONO renoue avec un style duquel il était dur d’attendre beaucoup d’innovation.

Lors de la lecture du premier, il y a pas mal de fois où l’on se dit : « Oh… J’ai déjà lu ça quelque part », « Ah oui, ce type vient d’arriver donc il va se passer ça »… Ce type d’histoire, le lecteur typique de manga l’a vu et revu et rien ne vient vraiment faire sortir la base classique du lot.

Ce n’est pourtant pas mauvais et il y a pas mal de bonnes choses mises en places : la possibilité pour les hommes mordus pour les larvas de résister à la tentation, le côté traitre et particulièrement fourbe de l’ennemi à abattre, la magie qui consume l’âme, …
Cependant, à côté de ça, on retrouve des éléments ultra-classiques comme l’ennemi principal qui renaît à volonté et qui dissimule son vrai corps (tel Hades dans Saint Seiya ou encore Ban dans Dragon Quest – La quête de Daï), un duo avec un personnage (trop) fort qui en sait beaucoup trop et un personnage avec une marge d’évolution qui ignore presque tout (tel Ban et Ginji de Get Backers), sans oublier le personnage qui se bat pour sauver bien-aimée et faire en sorte qu’elle vive plus longtemps (à la Tenma dans The Lost Canvas).

Ce qui fait le véritable intérêt de The Grim Reaper and an Argent Cavalier, ce n’est pas son titre international à rallonge, c’est plutôt la réflexion qu’il inspire sur le concept de mortalité. Chacun des personnages à sa vision personnelle et va tenter de la défendre à sa façon.
Deux deux personnages à l’origine du conflit, Lemuria voit la mort comme un moyen de transcender sa condition humaine et elle devient une véritable divinité protectrice qui vivra dans le coeur et la mémoire des gens pour toujours. De son côté, son frère, veut préserver son corps, son esprit et cherche à rester physiquement dans le monde. Il est très matérialiste dans un sens.

Pour les deux protagonistes de l’histoire, Jade et Cyan, les choses sont un peu différentes. Ils vont devoir reconsidérer ce que c’est qu’être vivant.
Jade, héritier de Lemuria, voit la vie comme un moyen d’atteindre son but : détruire le mal représenté par le maître de la mort. Il se fiche pas mal d’avoir été tué une fois et d’être revenu sous forme de monstre, son envie est plus forte que tout et jamais il ne cédera à la tentation.
Cyan est un humain plus commun. Il ne cherche qu’à servir celle qu’il aime et qu’il respecte plus que tout mais ses capacités de résistance à la tentation sont plus limitées. Il fait un peu moins « héros » que Jade, ce qui permet au lecteur de s’identifier plus facilement à lui. Même transformé en monstre, son humanité prime et c’est ce qui le rend si intéressant.

Le dessin de la mangaka n’est pas laid mais il n’a rien de fantastique non plus. C’est très clair, ça remplit le cahier des charges modernes mais, un peu comme pour le scénario, la dessinatrice n’a pas de quoi démarquer son trait d’autres productions de ces dernières années.
Niveau découpage, on reste dans quelque chose de très scolaire mais qui fonctionne bien. L’action est facile à suivre et le regard du lecteur est accompagné intelligemment, assez pour qu’il ne rencontre aucun obstacle réel à la lecture.

Pour l’édition, Kana a décidé de mettre le titre dans sa collection Big Kana et ce, malgré le statut de shônen du titre. La violence de certaines scènes et le thème assez adulte (ainsi que les reflexions qu’il entraine) font qu’il est bien mieux dans une collection destinée aux adolescents, un choix judicieux donc.
L’objet est dans les derniers standards de l’éditeur : ultra-souple et papier fin. Rien à ajouter, c’est plus que moyen mais on ne peut plus y faire grand chose. Heureusement, la traduction de Miyako SLOCOMBE vient un peu rattraper le tir. C’est bien écrit, réaliste et souvent bien tourné. Que demander de plus ?

« N'est pas mort ce qui à jamais dort et au long des ères étranges peut mourir même la Mort »

Graphisme - 67%
Histoire - 55%
Mise en scène - 64%
Originalité - 52%
Edition - 60%
Dans son genre - 63%

60%

Shinigami

Si The Grim Reaper and an Argent Cavalier démarre dans une ambiance ultra-classique, IRONO parvient à intégrer plusieurs éléments intéressants et assez intrigants pour qu'on se laisse tenter par la suite. Il ne manque qu'un peu d'originalité pour que le titre passe de médiocre à bon et qui sait, peut-être que ça viendra dès le deuxième tome !




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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