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Tenjin 1

Tenjin – Tome 1

Tenjin – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : Tenjin
Dessin : Tasuku SUGIE
Scénario : Yoichi KOMORI & Muneaki TAOKA
Traduction : Julien DELESPAUL
Prix : 5.45 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 16/06/2017

Riku Sakagami est fils et petit-fils de pilotes militaires. Il rêve, lui aussi, de manoeuvrer un avion de chasse ! A l’école de formation, dès le premier vol, Riku fait la preuve d’aptitudes innées exceptionnelles. Ce qui n’échappera pas à ses instructeurs mais également à Hayari, la meilleure recrue de l’école, qui pourrait bien voir en lui un rival !

Annoncé il y a quelques temps, le premier tome de Tenjin, titre dessiné par Tasuku SUGIE et scénario par Muneaki TAOKA d’après un roman de Yoichi KOMORI. Ce manga qui nous promettait de nous faire prendre une certaine hauteur tient-il véritablement toutes ses promesses ?

Eh bien… pas tant que ça ou en tout cas, pas encore. Dans ce premier tome, il n’y a pas énormément de scènes qui se passent dans le ciel et on reste quand même beaucoup sur terre, avec un héros certes réaliste mais qui souffre quand même des faiblesses classiques des héros de shônen.

Riku a un passé mystérieux (check !) lié à un de ses parents (check !), une motivation à toute épreuve pour devenir le meilleur pilote (check !) et une capacité à rallier les gens à sa cause (check !). Avec son style assez cool et ses cheveux en pétard, il représente donc le héros parfait pour ce genre de titre.
Le problème, c’est que pour l’instant, il reste quand même assez plat. Les auteurs ne l’ont que très peu développé et à part son côté téméraire (il fonce direct, danger ou pas) qui tire vers l’héroïque inhérent à son rôle dans l’histoire, il ne semble pas avoir de trait particulier, ce qui le rend difficilement attachant.

Le rival « ténébreux » (ou « Sasuke ») est là lui aussi en la personne d’Hayari et celui qui semble destiné à servir de mètre étalon à notre héros va bien évidemment avoir une bonne alchimie avec celui qui tente de le rattraper. Là où l’auteur s’est bien débrouillé, c’est en cassant très vite cette image « parfaite » que l’on nous donne du rival au début du tome. Il l’humanise et le rend ainsi plus intéressant que le héros lui-même.

Ce ne sont pas les premiers chapitres qui vont venir rassurer ceux s’attendant à une histoire originale. On se trouve en présence d’un titre qui, dans la plus pure tradition du shônen, va mettre en scène un jeune garçon (possédant des prédispositions dans un domaine) qui veut devenir le meilleur. Il le répète d’ailleurs plusieurs fois (ça commence à vous rappeler quelque chose ?) au fil des pages.
On peut presque résumer les événements du premier tome à ça et aux premiers pas du héros dans son nouvel univers. En dire plus ruinerait un peu la découverte de ce cadre qui fait la spécificité du titre.

Cette simplicité apparente est probablement volontaire afin de donner la part belle à ce qui forme le cadre du récit, à savoir l’aviation. L’auteur a probablement plus envie de se focaliser sur cet élément qui n’est pas commun plutôt que de chercher à écrire quelque chose de complexe.
Ce n’était pas une mauvaise idée mais ça fonctionnerait probablement un peu mieux s’il n’avait pas décidé de faire une introduction assez longue et un ratio de scènes dans le ciel assez faible dans son premier tome.
On sent que c’est adapté un roman qui peut se permettre ce genre de longueurs qui passe beaucoup moins bien dans un manga. Tout le monde n’est pas capable de faire la part des choses et de couper intelligemment les scènes écrites pour avoir un meilleur équilibre lors de la mise en image (Keito KOUME fait partie de ces mangaka qui le font le mieux). Muneaki TAOKA possède donc une bonne marge d’évolution pour les prochains volumes.

Au niveau du dessin, une certaine dualité se forme.
Les scènes mettant en scène des avions sont vraiment belles et on a le droit à de superbes double-pages et à des planches découpées de manière intelligente pour bien amener le mouvement des appareils. À ce niveau là, difficile de se plaindre mais là où il y a encore une bonne marge d’amélioration, c’est au niveau des scènes de vie quotidienne (sur terre donc) qui peuvent paraître un peu trop basiques (sachant qu’elles constituent la majorité du volume 1, ce n’est pas génial…).
On retrouve des personnages aux proportions pas toujours très bien équilibrées et le dessin des oreilles possède un petit quelque chose de très bizarre… C’est loin d’être horrible mais on peut quand même attendre un peu plus pour les prochains tomes.

Pour l’édition, on se retrouve avec un ouvrage classique (selon leurs derniers standards) pour les shônen de chez Kana. Petit format ultra souple et papier de qualité très moyenne. Ce n’est pas franchement la folie mais on commence malheureusement à y être habitué…
La traduction aurait pu être beaucoup plus fluide par moment et on sent plusieurs hésitations dans certaines tournures de phrases  (arrêtez-vous sur les cases ou un personnage possède des bulles multiples et vous verrez) qui auraient mérité un peu plus de réflexion. Par contre, le vocabulaire spécifique (même s’il n’est pas très représenté dans ce premier tome) est bien géré et on sent que le traducteur a du y passer un petit moment.

Annoncé il y a quelques temps, le premier tome de Tenjin, titre dessiné par Tasuku SUGIE et scénario par Muneaki TAOKA d'après un roman de Yoichi KOMORI. Ce manga qui nous promettait de nous faire prendre une certaine hauteur tient-il véritablement toutes ses promesses ? Eh bien... pas tant que ça ou en tout cas, pas encore. Dans ce premier tome, il n'y a pas énormément de scènes qui se passent dans le ciel et on reste quand même beaucoup sur terre, avec un héros certes réaliste mais qui souffre quand même des faiblesses classiques des héros de shônen. Riku a un passé mystérieux (check !)…

Vol au dessus d'un nid de (vous connaissez la suite)

Graphisme - 68%
Histoire - 63%
Mise en scène - 72%
Originalité - 66%
Edition - 60%
Dans son genre - 64%

66%

Fly High

Tenjin est une série qui promet d'être sympathique mais qui ne semble pas vraiment partie pour révolutionner le genre. On a un cadre assez original, certes, mais le récit en lui-même ne l'est pas plus que ça. C'est la quête initiatique d'un jeune garçon à la recherche d'une vérité et ça, on le trouve déjà d'une façon bien mieux racontée dans bon nombre d'autres shônen, Hunter X Hunter (avec un cadre très différent mais qui paraît chez le même éditeur) en tête.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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