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Tales of Wedding Rings – Tomes 1 et 2

Tales of Wedding Rings – Tomes 1 et 2 Éditeur : Kana
Titre original : Kekkon Yubiwa Monogatari
Dessin : MAYBE
Scénario : MAYBE
Traduction : Tômei NINGEN
Prix : 5.95 €
Nombre de pages : 182
Date de parution : 03/02/2017

Hime est venue faire ses adieux à son ami d’enfance, Star. Celui-ci décide de la poursuivre et se retrouve plongé dans un univers fantastique !! Là, il épouse Hime et devient ainsi le roi des Anneaux célébré par la légende. Satô vient d’endosser un lourd destin : vaincre le « Roi des Abysses » pour sauver le monde où est née Hime.

Après Dusk Maiden of Amnesia, MAYBE revient chez Kana avec Tales of Wedding Rings, manga se déroulant cette fois dans un monde d’heroic fantasy (principalement). Fini donc les histoires glauques de fantômes en milieu scolaire bien que le récit démarre dans notre monde et dans une école mais seulement le temps de lancer l’histoire et de mettre en place les enjeux du scénario.

L’œuvre fait partie de la collection Dark Kana, donc plutôt seinen. Cependant, l’ambiance pour le moment est bien moins sérieuse et « adulte » que Dusk Maiden.
En effet, le héros va simplement devoir séduire toutes les princesses de chaque royaume, pas seulement celle dont il est amoureux, et pour laquelle il se retrouve embarqué dans un monde surréaliste et inconnu. On retrouve pas mal de fan-service plutôt bien utilisé et pas trop lourd dans l’ensemble malgré le gros potentiel « harem » du titre, en insistant sur le « gros » car secret de polichinelle, c’est probablement la direction que prend l’histoire.

Le scénario est suffisamment intéressant pour que le lecteur se laisse porter mais c’est peut-être là le problème. Il n’y a pas vraiment de prise de risque avec un titre pareil. Les membres de MAYBE ont su intelligemment doser action et ecchi (ce qui n’est pas facile pour tout le monde comment en témoignent de très mauvais titres qu’on peut retrouver dans de nombreux supermarchés) pour obtenir un titre sympathique à lire mais qui n’a rien de révolutionnaire.

Les aventures de Satô sont construites de manière assez classique. Le jeune garçon va rencontrer une princesse, essuyer un refus, résoudre son problème et la rallier à sa cause. Les premiers volumes (les auteurs prévoient une nouvelle épouse par tome) pourraient donc être un peu rébarbatifs dans le schéma narratif et c’est dans la deuxième partie de la série (le combat contre le Roi des Abysses) que l’on pourrait trouver les passages les plus intéressants.

En tout cas, ce que l’on peut espérer, c’est que les caractères des épouses soient assez éloignés. On sent une vraie volonté d’avoir un peu de différence quand on regarde Hime et Nephritis. Les deux premières princesses ne sont pas diamétralement opposées mais se distinguent très facilement dans leurs attitudes.
Hime est beaucoup plus affirmée, conquérante que ne peut l’être Nephritis. Cependant, la jeune elfe possède une certaine sensibilité qui lui permet d’être un peu plus réceptive à certains événements. Si les deux jeunes filles possèdent un caractère un peu effacé comparé à Satô, les auteurs nous promettent une forte tête pour le prochain volume.

On retrouve dans Tales of Wedding Rings le trait propre à l’auteur, particulier et qui se détache un peu de ce qu’on voit habituellement. Le dessinateur se concentre par ailleurs d’avantage sur les poses des personnages et leurs expressions de visages que les décors qui sont peu présents. Ce n’est pas forcément un mal car les poses dynamiques des personnages font presque oublier ce petit détail.
Il n’y a pas grand chose à reprocher du côté de la mise en scène. Les choix des plans et du cadrage sont bien pensés pour mettre en valeur le récit (et certains personnages féminins mais c’est le jeu…). C’est dynamique et les scènes ecchi sont bien choisies et chose assez sympa pour être signalé, elles ne sont pas réservées uniquement aux lecteurs masculins, les auteurs ont aussi pensé aux potentielles lectrices.

L’éditeur belge a fait un travail correct même si on regrettera vraiment son choix de papier particulièrement souple et pas très épais et un peu transparent. Cependant, ça reste dans les standards du moment et même si ça ne plaît pas à beaucoup, il est difficile d’aller contre cette nouvelle tendance d’impression…
On a aussi le droit a des pages en couleurs en début de tome, ce qui ne se refuse pas. Sous la jaquette on peut apprécier également l’héroïne dans une pose très suggestive pour le plus grand plaisir de la gent masculine (et féminine ?) qui va pouvoir se rincer l’œil comme il faut.

Si la traduction n’est pas mémorable, elle n’a rien de mauvais non plus. Le travail est fait et les dialogues sont fluides même si certaines coupures sont un peu limites et auraient clairement pu être réarrangées pour une meilleure visibilité.
Il aurait peut-être été préférable que Kana nous sorte les 2 premiers volumes ensemble pour avoir une meilleure vision du titre, le premier servant quand même beaucoup de mise en place, certains diront même de prologue.

Lord of the rings

Graphisme - 74%
Histoire - 64%
Mise en scène - 68%
Originalité - 55%
Edition - 65%
Dans son genre - 67%

66%

Mariages

Au final, Tales of Wedding Rings est une série assez standard. Ce n'est pas mauvais mais ce n'est pas génial non plus. Si on devait la comparer à un autre titre, ce serait à Rosario + Vampire. Le harem est utilisé de la même façon et l'histoire s'installe au même rythme. Bref, si vous aimez la série d'Akihisa IKEDA, vous apprécierez la série de MAYBE.




A propos de Yukionna

Yukionna

Comme dit l’adage, je suis tombée dedans quand j’étais petite en regardant avec assiduité Card Captor Sakura quand ça passait sur une certaine chaîne hertzienne. Fan des Clamp devant l’Éternel, je voue un culte sans modération aux œuvres de Type-Moon et Shaft.

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