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Tales of Berseria – Tome 1

Tales of Berseria – Tome 1 Éditeur : Mana Books
Titre original : Tales of Berseria
Dessin : Nobu AONAGI
Scénario : Bandai Namco Entertainment Inc.
Traduction : Aude BOYER
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 212
Date de parution : 07/06/2018

Dans un monde gangréné par les démons, Velvet Crowe est une grande sœur aimante, dévouée à son frère malade Laphicet. Mais tout change pour elle un soir de lune rouge, quand un sacrifice pour empêcher la destruction de son village transforme la jeune femme en monstre. Emprisonnée loin de toute civilisation, Velvet a perdu toute humanité et n’est plus motivée que par un seul objectif : se venger de celui qui a détruit sa vie. Et lorsqu’une alliée inattendue l’aide à s’évader, son plan désespéré va enfin pouvoir se mettre en branle. Aux côtés de parias et autres marginaux hauts en couleur, elle s’embarque alors dans une odyssée meurtrière au cœur d’un monde où elle n’a plus sa place…

Nouvel acteur dans l’édition de mangas, Mana Books se spécialise dans les licences liées au jeux vidéo. C’est ainsi que l’on retrouve chez eux le premier titre estampillé Final Fantasy possédant une histoire originale mais surtout ce Tales of Berseria de Nobu AONAGI qui nous intéresse aujourd’hui.

Pour ceux intéressés par le jeu, il est sorti en 2016 au Japon édité par Bandai Namco Entertainment et avait bien plu à la critique grâce à son personnage principal particulièrement bien écrit. À la lecture de ce premier tome, on comprend très vite pourquoi. En fait, on le voit dès le premier chapitre.
Velvet crève l’écran (plutôt la page dans le cas présent).
C’est une héroïne forte, déterminée et qui n’hésite pas à faire tout ce qui est en son pouvoir pour arriver à ses fins. Elle peut paraître dure dans certaines de ses décisions ou dans ses réactions aux paroles d’autres personnages mais son passé traumatique permet au lecteur de toujours être en phase avec la jeune démone. Même visuellement, le personnage possède ce petite quelque chose qui la rend unique. Selon Nobu AONAGI, il se trouve dans sa chevelure puisque ce dernier représente souvent Velvet dans des double-pages avec les cheveux au vent.

Les fans de la première heure n’auront pas mal à gérer le vocabulaire spécifique du titre (Thérion, nuit écarlate – on entend les murmures d’un Walpurgis – et autres exorcistes) mais autant le dire, le monde mit en place et complexe et ce premier volume ne suffira clairement pas à comprendre toutes les règles qui le régissent.

Pourtant, le mangaka a fait un très bon travail pour résumer les premières heures de jeu qui montrent le quotidien de Velvet et son frère avant le moment qui va bousculer la routine établie. Ici, c’est expédié en quelques pages qui suffisent largement pour comprendre le lien fort entre les deux personnages et donc pourquoi la séparation affectera autant l’héroïne.

Vous l’aurez compris en lisant le résumé, Tales of Berseria, c’est avant tout une histoire de vengeance. On suit un personnage qui se fiche complètement de sauver le monde ou d’aider les gens. Velvet, au moment où début l’histoire, a perdu foi en l’humanité et n’a aucune envie de faire le bien. Au contraire, son but principal, c’est de tuer.

Chacune de ses décision est motivée par son objectif principal et elle fera en sorte de ne jamais s’en détourner. Même quand on lui propose de l’aide, elle va hésiter et peser el pour et le contre avant de se laisser convaincre. Si l’histoire est classique, la protagoniste montre bien qu’il y a quand même un élément un peu plus subtile et qui devrait permettre une diversification bienvenue.

Graphiquement, le travail de Nobu AONAGI est admirable. Ce n’est pas toujours « à tomber » mais on reste quand même dans un trait haut de gamme qui n’a pas à rougir de la concurrence moderne. D’ailleurs, certaines double-pages sont tout simplement magnifiques et fourmillent de petit détails, notamment au niveau des haillons de Velvet.

On aurait peut-être aimé que son découpage soit légèrement plus dynamique avec des combats qui paraissent parfois un peu trop mous, ce qui est un peu dommage mais pas forcément un problème vu que l’auteur semble essayer de nouvelles choses au fil des chapitres (autre preuve qu’il ne se repose pas sur ses lauriers).

Mana Books propose un travail très intéressant sur la fabrication. Loin de tomber dans les travers d’un grand nombres d’éditeur en proposant un papier transparent et un ouvrage ultra-pliable, le nouveau venu propose un format à mi-chemin entre celui d’Ototo et de Ki-oon.
On retrouve une bonne rigidité à l’ouvrage mais pas trop avec un papier plutôt épais qui donne une bonne impression en main.

Pour la traduction, licence oblige, les termes sont repris de ceux du jeu et la traductrice s’est plutôt bien débrouiller pour faire en sorte que le lecteur comprenne bien les explications ajoutées dans le manga (sachant que dans le jeu, tout est beaucoup plus long).

"Qui veut la fin, veut les moyens."

Graphisme - 77%
Histoire - 62%
Mise en scène - 61%
Originalité - 69%
Édition - 75%
Dans son genre - 73%

70%

Tales of a demon

Tales of Berseria est une bonne histoire de vengeance dans un monde d'heroic fantasy et même si la structure peut paraître un peu classique, la protagoniste vient remonter le niveau très rapidement en proposant un schéma psychologique non-linéaire plus subtile qu'il n'y paraît. On y retournera avec plaisir lors de la série du tome 2 !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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