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Sword Art Online - Project Alicization tome 1

Sword Art Online – Project Alicization – Tome 1 de Reki KAWAHARA et Koutarou YAMADA (Ototo)

Sword Art Online – Project Alicization – Tome 1 de Reki KAWAHARA et Koutarou YAMADA (Ototo) Éditeur : Ototo
Titre original : Sword Art Online Project Alicization
Dessin : Koutarou YAMADA
Scénario : Reki KAWAHARA
Traduction : Nicolas PUJOL
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 15/06/2018

Bienvenue dans le projet Alicization. Kirito est invité à tester le « Soul Translator », une machine de réalité virtuelle nouvelle génération permettant d’implanter des informations directement dans l’« âme » de son utilisateur. C’est alors qu’il se retrouve livré à lui-même dans un mystérieux univers appelé l’Underworld. Incapable de rejoindre le monde réel, il rencontre un jeune habitant du village de Rulid. En partant à l’aventure, ce duo se lance dans une périlleuse quête aux enjeux bien plus importants qu’ils ne pouvaient l’imaginer. Quels secrets cache l’Underworld ? Et que se trame-t-il donc dans la réalité ? La plus grande épopée de l’Épéiste noir n’en est qu’à son commencement.

Après AincradFairy Dance, Phantom Bullet, Calibur, Mother’s Rosario, Progressive, Girls’ Ops et avant Ordinal Scale, c’est au tour de Project Alicization d’être adapté en manga, juste avant la version animée. Bien sûr, on pouvait compter sur Ototo pour nous sortir ce nouveau volet des aventures de Kirito, toujours écrit par Reki KAWAHARA et dessiné cette fois par Koutarou YAMADA.

Autant commencer tout de suite par le gros point négatif de ce premier tome… Qu’est-ce que c’est mou !
Si les premières adaptations en manga des arcs de SAO tentaient de couper un peu les passages trop descriptifs du roman histoire d’accrocher le lecteur (mais aussi parce que le manga est un médium différent du roman et qu’on ne s’y exprime pas de la même façon), on voit que la série n’a clairement plus besoin de le faire, au détriment de la lisibilité générale.

On ne retrouve pas du tout le « peps » du début des précédents arcs. Ils démarraient toujours bien comme il faut avec une mise en place assez rapide et efficace mais ici, ce n’est pas du tout le cas. On a le droit à un passage introductif qui fait plus de la moitié du volume et on ne sait pas trop quel est son intérêt. Il est placé là, il donne un aperçu du monde qui sera le nouveau terrain de jeu de Kirito mais c’est tout.

L’idée derrière le projet n’est pas mauvaise. Avoir un jeu qui permet de dépasser les limites du réel, d’immerger le joueur au point de lui faire oublier qui il est réellement… Il y a de l’ambition même si on voit tout de suite les problèmes qu’un jeu pareil puisse amener. Si Kirito sert (encore ?) de béta testeur, l’entreprise qui produit l’équipement et le titre ne semble pas tout lui dire et jouer un peu avec sa mémoire.

Difficile d’en dire beaucoup plus sur le scénario tant il n’y a rien dans ce premier volume. Comme dit précédemment, il sert principalement à présenter le nouveau jeu de réalité virtuelle mais se contente de rester au niveau superficiel. Il n’y a aucun aspect qui est traité un peu plus en détail et c’est bien dommage dans la mesure où le lecteur ne sait pas grand chose à la fin de ce premier volume.

C’est bien le problème de ce Project Alicization, il est difficile d’avoir envie d’y revenir vu les éléments que l’on nous donne. Un lecteur qui n’aura jamais lu SAO qui voudrait commencer avec ce tome peut le faire (puisque l’on revient à zéro) mais n’y sera pas vraiment poussé, la qualité de l’introduction laissant clairement à désirer. On ne peut qu’espérer que la suite vienne corriger tout ça.

Le dessinateur, le public français le connaît bien puisqu’il a déjà officié sur l’arc Phantom Bullet mais aussi parce qu’il est l’auteur de The Sacred Blacksmith, un très bon titre paru chez Doki-Doki. Le trait est un poil plus lisse que sur ses oeuvres précédentes mais reste globalement le même. Ça tombe bien puisque c’est super beau. Il fait partie de ces auteurs qui n’utilisent pas énormément de trames et proposent un rendu qui peu paraître très blanc mais qui joue en réalité avec les contrastes. À ce niveau là, il n’y a pas de quoi se plaindre.

Comme dit précédemment, c’est lent… très lent (trop lent pour faire une bonne introduction). Pourtant, c’est clairement quelque chose de voulu puisque le découpage en cases larges et hautes pose un rythme peu soutenu en montrant de nombreux paysages et autres personnages vaquants à leurs tâches quotidiennes. Bref, c’est loin d’être dynamique mais ça reste joli à voir.

Ototo fait le travail en ce qui concerne l’édition en proposant un ouvrage de bonne qualité, avec des pages en couleurs dans un format qui n’est pas ultra souple et qui tient bien en main. L’éditeur a aussi eu la bonne idée de remettre Nicolas PUJOL à la traduction histoire d’avoir quelqu’un de chevronné et d’habitué à la série. Pour le coup, ça passe très bien et on retrouve le phrasé des personnages avec plaisir.

Dans le mauvais terrier ?

Graphisme - 78%
Histoire - 56%
Mise en scène - 40%
Originalité - 50%
Édition - 75%
Dans son genre - 56%

59%

Alice au pays des MMO

Ce premier volume de Project Alicization n'a malheureusement rien d'enthousiasmant. C'est assez fade, lent et on ne voit pas vraiment où l'auteur veut en venir avec une introduction aussi longue. Ça ne veut pas dire que c'est forcément mauvais mais plutôt que l'éditeur aurait du sortir les deux premiers tomes d'un coup (ce qui était difficile sachant que le second n'est toujours pas sorti au Japon). Sachant que le roman a été particulièrement apprécié, on se doute que l'intérêt devrait vite remonter !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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