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Sword Art Online Girls' Ops 1

Sword Art Online Girls’ Ops – Tomes 1 & 2

Sword Art Online Girls’ Ops – Tomes 1 & 2 Éditeur : Ototo
Titre original : Sword Art Online Girls' Ops
Dessin : Neko NEKOBYOU
Scénario : Reki KAWAHARA
Traduction : Nicolas PUJOL
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 240
Date de parution : 20/04/2018

La revanche des trois starlettes de SAO ! Dans le pays des fées d’ALfheim Online, une quête a été mise à jour dans un étage du Nouvel Aincrad offrant ainsi la Bague du Murmure de l’Ange, un objet qui permet à deux de ses propriétaires de communiquer pour l’éternité. Alors que les trois filles commencent la mission, elles rencontrent un mystérieux guerrier noir ressemblant comme deux gouttes d’eau à Kirito ! Est-ce vraiment lui ? Ou bien… C’est le début d’une nouvelle aventure pour les trois jeunes joueuses de VRMMO !

Les éditions Ototo continuent de développer le pan de leur catalogue qui comprend les multiples adaptations et spin offs de Sword Art Online. Avec Girls’ Ops, Neko NEKOBYOU et Reki KAWAHARA délaissent un peu leur héros phare et cherchent à développer des personnages secondaires féminins déjà connus des lecteurs du light novel ou des autres mangas.

Sword Art Online Girls' Ops

Reki KAWAHARA serait-il fan des Monty Python ?
C’est la première question qui nous vient à l’esprit lors de la lecture de ce premier volume. En tout cas, le traducteur doit les connaître puisqu’il adapte les répliques pour utiliser les mêmes expressions que celles que l’on retrouve dans le film Holy Grail. Pour ceux qui connaissent, il y a une scène hilarante où les Chevaliers de la Table Ronde menés par Arthur doivent combattre « un montre » à l’apparence de lapin.
Celui qui les mènent à la grotte les prévient que c’est une « véritable bête sanguinaire » mais ces derniers ne veulent rien entendre et se lance dans un combat perdu d’avance contre cette créature qui les massacre avec une facilité déconcertante.

C’est la même chose ici puisque les trois filles s’attendent à un combat facile contre un « petit lapinou » mais se retrouvent face à un montre qui les met en difficulté et qui semble même trop fort pour elles. Comme les chevaliers dans le film des Monty Python, elles sont sauvées par une interventions « divine » (la Sainte Grenade !) puisqu’un personnage ressemblant comme deux gouttes d’eau à Kirito (que l’on peut un peu considérer comme le « dieu » de l’univers de SAO) s’interpose lorsque le danger est à son paroxysme.

Bref, même si on digresse un peu,  il faut admettre que cette petite référence met le lecteur averti dans de bonnes conditions (le tout se situe en tout début de tome). Girls’ Ops part d’une bonne idée : mettre en avant des personnages qui ne pouvaient clairement pas rivaliser avec Kirito. Le fan sera donc récompensé puisqu’il retrouvera des têtes connues qui n’avaient pas vraiment eu le droit à leur heure de gloire (Suguha dans le deuxième arc de SAO servait plus de potiche qu’autre chose…).
Attention, ça ne veut pas dire que le novice sera lésé. Ce qui est raconté dans ce spin off n’impacte en rien l’histoire principale de la franchise et même s’il y a de petites référence disséminée dans l’oeuvre (dans l’origine de certains personnages ou certaines attaques), il n’y a pas vraiment besoin de l’avoir lue pour pouvoir profiter des quêtes proposées ici.

Silica, Lizbeth et Leafa se débrouillent plutôt bien pour occuper le devant de la scène avec panache et montrent bien qu’elles n’ont pas besoin de Kirito pour se battre. Les scènes d’actions sont bien foutues et mettent en avant le travail d’équipe des héroïnes pour donner au lecteur une impression très différente de la série originale ou le chevalier noir et Asuna font tout le travail sans avoir besoin de personne (bon Asuna, peut-être pas tant que ça mais quand même, elle a ses moments de gloire)…

La quête proposée dans ce premier tome est assez courte mais forme une histoire complète. Elle est là pour présenter un peu les personnages évidemment et expliquer leurs forces et leurs faiblesses. Shônen oblige, la force de l’amitié et la solidarité sont partie intégrante de la narration, pas forcément en tant que deus ex machina mais pour bien marquer les liens entres les personnages.
En tout cas, l’histoire file à vive allure et les 250 pages qui constituent ce premier tome se lisent très rapidement. Il n’y a pas de détours et rien n’est fait pour ralentir le développement de la trame principale. On imagine que les auteurs n’étaient pas encore trop sûrs que la série prenne auprès des lecteurs et ont fait en sorte de conclure un arc narratif en un tome. En avril 2018, la série compte 5 volumes et est toujours en cours, preuve que ça a probablement mieux réussit qu’ils ne le pensaient. Espérons donc des histoires un peu plus développées par la suite.

Graphiquement, NEKOBYOU s’en sort très bien avec des personnages qui n’ont rien perdu de leur style (ni de tour de poitrine soit dit en passant, même s’il n’abuse pas énormément comparé à ce qu’on peut voir dans le commerce) et gardent une véritable continuité graphique avec le reste de la série. Le trait est fin et toujours lisible, même lorsqu’il y a beaucoup de monde dans la même case. Ça manque peut-être un peu de décors par moment mais franchement, vu le type de scènes et l’omniprésence de l’action, ça ne gêne pas vraiment.
De toutes façons, on retrouve une majorité de cases assez larges, ce qui permet de placer un petit groupe assez facilement, ce qui va bien ici puisque les « trois » héroïnes forment une petite faction qui fait tout ensemble. Elles ne seront donc pas souvent séparées ou alors, celle qui n’est pas avec les autres sera rapidement rejointe.

Pour l’édition, Ototo fait ce qu’il fait très bien depuis sa création : une fabrication de type seinen semi-rigide avec quelques pages en couleurs en début de tome. Si la jaquette ne possède pas d’effet particulier, le style graphique épuré et le design intéressant du logo la rendent suffisamment attractive pour taper dans l’oeil du lecteur en librairie.
Nicolas PUJOL est un traducteur qui a l’habitude de l’univers de SAO puisque c’est lui qui s’est occupé de traduire les précédentes itérations de la série (Aincrad, Progressive…). Il est donc le mieux placé pour assurer l’homogénéité des termes et des noms utilisés dans les précédents volumes. L’éditeur bichonne sa licence phare en lui assurant le meilleur traitement possible.

Les filles ont le pouvoir !

Graphisme - 66%
Histoire - 67%
Mise en scène - 66%
Originalité - 65%
Édition - 75%
Dans son genre - 70%

68%

Kiri(ko)

Girls' Ops est une bonne lecture qui plaira facilement aux fans de l'univers de SAO puisqu'ils permettent de mettre en valeur des personnages qui n'avaient pas eu leur heure de gloire auparavant. Le titre constitue aussi une bonne porte d'entrée (assez légère, certains des thèmes de SAO étant un peu plus sérieux) pour les nouveaux lecteurs qui voudraient avoir une idée de ce qui se fait dans la série. Neko NEKOBYOU fait du beau travail sur ce spin off réussi qui devrait donc faire plaisir à beaucoup de monde.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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