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Sword Art Online Fairy Dance – Tomes 1~3

Sword Art Online Fairy Dance – Tomes 1~3 Éditeur : Ototo
Titre original : Sword Art Online Fairy Dance
Dessin : Tsubasa HAZUKI
Scénario : Reki KAWAHARA
Traduction : Nicolas PUJOL
Prix : 20.97 €
Nombre de pages : 592
Date de parution : 09/04/2015

Kazuto Kirigaya, plus connu sous le pseudonyme de Kirito, revient sain et sauf de sa quête de la forteresse d’Aincrad, alors qu’Asuna « l’Éclair Fulgurant », la fille dont il est tombé éperdument amoureux à l’intérieur de SAO, ne se réveille malheureusement pas de son long coma… Kazuto se rend à l’hôpital autant qu’il le peut pour veiller sur elle, soutenu par sa sœur Suguha… C’est lors d’une de ces visites que Kazuto apprend de la bouche même de Nobuyuki Sugô, un ingénieur-programmeur, que ce dernier est sur le point de se marier avec Asuna sans attendre son réveil. Au même moment, Agil, un ancien compagnon de lutte de Kazuto, lui signale qu’un avatar ressemblant étrangement à Asuna, serait retenu prisonnier dans un nouveau VRMMO qui fait fureur : « ALfheim Online » !

ATTENTION : Fairy Dance étant le 2e arc de la saga Sword Art Online, cette chronique contient des révélations sur l’intrigue. Vous êtes prévenus !

Chroniques de l’arc précédent : Aincrad

Dans la conclusion de notre critique d’Aincrad, le premier arc de l’adaptation du light novel Sword Art Online, on parlait de résultat en demi-teinte à cause d’un trait à la limite de l’amateur. Ototo continue dans sa logique éditoriale et nous propose Fairy Dance, le deuxième arc (tandis que le 3e arrive en février 2016 chez Ofelbe). Et on le voit aux couvertures, c’est un vrai dessinateur qui s’en est chargé !

Quand on lit Fairy Dance, on se rend compte que les auteurs auraient presque pu le sous-titrer « à la recherche d’Asuna ». Pendant une grande partie des trois volumes, le jeune héros va tenter de retrouver celle qui a su faire chavirer son coeur alors qu’il était bloqué dans les tréfonds d’Aincrad. En débarquant dans ce nouvel univers, Kirito va vite se rendre compte que son expérience dans SAO lui confère des avantages non-négligeables.

Il ne nécessite aucun temps d’adaptation lorsqu’il se connecte pour la première fois à ALfheim Online (il parvient même à maîtriser les ailes en un temps record). Pour lui, les commandes sont instinctives et il se trouve qu’un bug fait qu’il a gardé certaines de ses capacités de combat de son personnage de SAO… donc c’est presque trop facile !

Kirito est même un peu trop fort et il ne semble avoir aucun problème à battre les joueurs ou même les monstres les plus puissants du jeu alors qu’il vient à peine d’arriver… En trois tomes, c’est difficile à réaliser mais on aurait préféré une évolution moins abrupte, plus graduée.

En y réfléchissant bien, cette nouvelle mouture de SAO aurait aussi pu être sous-titrée plus sobrement « obsession ». Le combo formé par Kazuto et sa « sœur » marche moins bien que celui avec Asuna. Selon moi, ce n’était qu’une façon pour les japonais de nous ressortir un faux brother complex puisque les deux personnages n’ont, en réalité, aucun lien de sang.

Manque de chance pour la jeune Suguha, le jeune homme est véritablement obnubilé par le souvenir de la jeune fille. Il ne parvient pas à la faire disparaître de son esprit, encore moins depuis que que Sugô lui a avoué ce qu’il comptait faire avec le corps inerte d’une Asuna toujours dans le coma après les événements d’Aincrad. Eh oui, Sugô est un salaud, ça rime et c’est d’autant plus vrai que les auteurs en ont fait un antagoniste particulièrement caricatural.

Le développeur qui a participé au développement de SAO est dépeint comme un adulte répugnant (qui tente quand même de violer une adolescente dans le coma, hein…), traître et particulièrement détestable. Ses différentes expressions faciales ne font que provoquer un dégoût toujours plus fort avec les chapitres et on a qu’une seule envie, c’est qu’il s’en prenne une belle en pleine poire. Ce n’est donc pas un personnage qu’Asuna obsède mais deux !

Si on se place du point de vue Suguha, la série aurait pu être sous-titrée « celle qui tient la chandelle ». La jeune fille, secrètement amoureuse de Kirito, est complètement invisible à ses yeux dans la réalité. C’est d’ailleurs pour ça qu’elle va s’intéresser aux VRMMORPG et tenter de capter l’attention du jeune homme.

Malheureusement, elle n’est pas aidée. Son côté cruche va lui faire commettre énormément de bourdes, ce qui ne lui permettra pas de se rapprocher de celui qu’elle aime. Sachant que Kirito est encore complètement sous le choc des événements survenus dans Aincrad, il ne va pas forcément lui porter toute l’attention qu’un frère porterait normalement à sa soeur.

C’est probablement le point le plus important de ce triangle amoureux qui n’en est pas un. Kirito ne voit jamais Suguha comme une femme. Pour lui, c’est sa soeur et la question ne se pose pas, il n’y a aucune ambigüité. Elle va donc se retrouver sur la touche en permanence… Pas de chance pour elle !

Fairy Dance est, sur le plan de l’histoire, en deçà d’Aincrad. Ce qui fonctionnait particulièrement bien dans le premier arc, à savoir le combo Kirito/Asuna est cassé et la « re-formation » prend un peu trop de temps (oui, je sais que c’est la finalité mais quand même !). Les errances émotionnelles de Suguha cassent un peu le rythme d’une histoire dont certains éléments n’ont absolument aucune finalité.

Quel est l’intérêt de la résolution du conflit diplomatique ? Quel est son impact sur l’histoire ? En fait, on aurait presque pu faire sans. Bon après, je pinaille quand même beaucoup. Le titre se laisse lire et en trois volumes, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer. En plus, ce n’est pas comme si on avait hâte d’arriver aux retrouvailles entre les deux protagonistes dès la première page…

Le tout est (enfin ?) sublimé par un dessin fouillé qui fait honneur à la licence. Les éditions Ototo se sont bien débrouillées pour conserver leur charte graphique, ce qui permet au lecteur d’avoir une édition aux petits oignons (et qui reprend exactement ce qui avait fait le succès du premier arc) qu’il peut ranger parfaitement dans sa bibliothèque aux côtés de la première série et du premier volume du light novel.

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Chroniques de l'arc précédent : Aincrad Dans la conclusion de notre critique d'Aincrad, le premier arc de l’adaptation du light novel Sword Art Online, on parlait de résultat en demi-teinte à cause d’un trait à la limite de l’amateur. Ototo continue dans sa logique éditoriale et nous propose Fairy Dance, le deuxième arc (tandis que le 3e arrive en février 2016 chez Ofelbe). Et on le voit aux couvertures, c’est un vrai dessinateur qui s’en est chargé ! Quand on lit Fairy Dance, on se rend compte que les auteurs auraient presque pu le sous-titrer « à la recherche d'Asuna ». Pendant une grande partie…

Asuna is in another castle...

Graphisme - 72%
Histoire - 62%
Mise en scène - 68%
Originalité - 66%
Edition - 75%
Dans son genre - 71%

69%

A-sauna

Fairy Dance est, sur le plan de l'histoire, en deçà d'Aincrad, mais ça ne l'empêche pas d'être un arc intéressant dans la mesure où les règles du jeu changent. Le trait d'HAZUKI aide aussi beaucoup à se plonger facilement dans un univers plutôt bien décrit, mais qui aurait peut-être mérité un peu peu plus de travail au niveau du fond.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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