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Dossier Boichi

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Street Fighting Cat – Tomes 1 & 2

Street Fighting Cat – Tomes 1 & 2 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Noraneko Sekai
Dessin : SP☆NAKATEMA
Scénario : SP☆NAKATEMA
Traduction : Julien POULY
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 07/07/2017

La nuit, quand les humains s’endorment, les chats prennent possession des rues et des toits et passent en mode badass ! Poussés par leurs instincts ancestraux, les chefs de bande défendent ou agrandissent leur territoire à coups de griffes et de crocs pour écarter les plus retors des chats de poubelle ! Suite à une rencontre inattendue, Hige, un matou errant tombé tout en bas de l’échelle sociale féline, se retrouve entraîné dans le tourbillon des rivalités entre les clans qui règnent sur les différents quartiers.

Vous aimez la baston ? Vous aimez les chats ? Vous voulez voir des chats se taper dessus façon Young GTO ? Ça tombe bien, Doki-Doki a trouvé le titre parfait pour vous : Street Fighting Cat de SP☆NAKATEMA.

Quand Doki-Doki balance un manga de baston en 4 tomes, il est difficile de ne pas aller jeter un oeil tant on connaît le flair de l’éditeur quand il s’agit de dénicher des séries courtes. Avec Street Fighting Cat, on nous propose un manga dans la plus pure tradition du furyo traditionnel. Fans de Racailles Blues et autre Rookies, préparez-vous à un mélange étonnant.

L’histoire d’Hige (moustache en japonais), elle n’est pas compliqué. C’est celle d’un chat des rues qui aspirait à devenir quelqu’un d’influent mais qui s’est rendu compte qu’il fallait un minimum de force et surtout beaucoup plus de volonté qu’il ne l’aurait imaginé.

Alors qu’il mène une vie de paria, il va faire la rencontre de Nobunaga, un ex-chat domestique doté d’une force impressionnante. Il fait partie de ces personnages qui n’hésite pas à prendre ce qu’il veut, peu importe les régimes pré-établies de la rue.

C’est avec ce personnage haut en couleurs qu’Hige va amorcer un vent de changement dans le monde des chats. Grâce à la force de son nouveau compère, il va se mettre à la conquête d’un monde dont il a, pendant longtemps, été le souffre-douleur.

Dans ce premier tome, plus que sur la force du matou mastoc, le mangaka insiste énormément sur l’évolution de son personnage principal. Il passe d’Hige le paria à Hideyoshi le fidèle bras droit de Nobunaga. On imagine que les noms ne sont pas complètement aléatoires et les férus d’histoire japonaise devraient voir les quelques références historiques distillées dans les pages de Street Fighting Cat.

Graphiquement, SP☆NAKATEMA n’a pas grand chose à se reprocher et n’a rien à envier aux dessinateurs contemporains.
Le titre se déroulant surtout de nuit, on note une utilisation assez intense de trames sombres qui vont donner au titre une ambiance très particulière. Ce n’est pas pesant mais on comprend que le danger peut venir d’un peu partout.
Le chara-design des matous n’est pas en reste avec des animaux facilement identifiables et qui possèdent tous un petit quelque chose qui les rendra intéressant ou attachant. La moustache d’Hide lui donne un petit côté sympathique, la cicatrice de Torao lui donne un côté badass parfait pour un yakuza ou un furyo

Bref, l’auteur a vraiment pensé à tout pour que le lecteur accroche à ses créations. Là où il a aussi été très bon, c’est qu’il a trouvé un moyen intelligent d’insérer des passages « trognons » sans casser la dynamique de son titre. La règle veut que les chats se conduisent comme des animaux ultra-mignons lorsqu’ils sont en présence des humains.
Les amoureux des chats pourront donc retrouver quelques petites bouilles angéliques et des situations qui leur tireront un petit « ooooohhhh ! ». Pour les autres, ça ne gênera pas plus que ça tellement les passages sont courts et bien intégrés dans l’histoire.

Ce qui étonnera les habitués de l’éditeur, c’est le format du livre proposé. Alors que Doki-Doki propose ses titres dans un format seinen long peu importe leur classification, il a fait le choix d’un format plus court ici (un poil moins épais que les shônen de chez Ki-oon).
Papier blanc, ouvrage semi-rigide, il y a vraiment rien à redire sur la qualité de l’objet que l’on tient en main. C’est bien meilleur que certains des derniers ouvrages de l’éditeur qui avait opté pour un format ultra-souple et un papier fin qui n’était pas vraiment agréable.

À la traduction, on sent que Julien POULY s’est éclaté avec les jeux de mots et autre vocabulaire adapté au monde des chats. Il y en a un peu partout et dans toutes les situations : du simple mot « félinisé » à l’expression déviée pour venir renforcer le fait que les personnages sont définitivement des chats, malgré leurs attitudes très humaines.

↑ ↑ ↓ ↓ ← → ← → B A

Graphisme - 68%
Histoire - 65%
Mise en scène - 80%
Originalité - 66%
Edition - 70%
Dans son genre - 71%

70%

Chahut

Street Fighting Cat est une très bonne surprise. Même si vous n'êtes pas un amoureux des félins, vous retrouverez un manga bien nerveux avec du combat de délinquants dans les règles. Ça se tape, ça fait des blagues vaseuses à ne plus savoir qu'en faire... Bref, pour une petite série en quatre tomes, vous pouvez y aller !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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