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Space Travelers – Tomes 1~5

Space Travelers – Tomes 1~5 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Robo to Usakichi
Dessin : Kazue KATO
Scénario : Kazue KATO
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 04/11/2015

Seul habitant de Planetoïd, située au fin fond du système solaire, Robin est un jeune garçon-robot spontané et naïf. Son quotidien réglé comme une horloge est bouleversé le jour où un lapin humanoïde débarque sur sa planète. Celui-ci, prénommé Usa, s’avère être un évadé du pénitencier de Pluton poursuivi par la terrible armée de l’Alliance du Système Solaire. Pour aider son nouvel ami à échapper aux griffes de ses geôliers, Robin se voit contraint de recourir à une vis rouge jusqu’alors enfermée dans une pièce mystérieuse. Le voilà soudain possédé par une force maléfique et transformé en une arme redoutable, détruisant tout sur son passage ! Heureusement, Usa parvient à le délivrer en ôtant la vis logée dans son œil gauche. Mais ils ne sont pas tirés d’affaire pour autant car l’armée découvre que le petit garçon n’est autre que « le fils des étoiles », qu’elle recherchait depuis des années…

Les thèmes des deux oeuvres n’ont rien à voir mais c’est bel et bien Kaze KATO, l’auteure de Blue Exorcist qui se cache derrière Space Travelers.
Pour être exacte, Space Travelers est la première série publiée de la mangaka dans un magazine de prépublication. Elle parut de mai 2005 à septembre 2006 dans le Monthly Shonen Sirius et compte 5 volumes reliés.

Pour ses premiers pas dans le monde de la pré-publication (continue), Kaze KATO a choisi de réaliser une sorte de space opera. Ainsi, l’intrigue prend place dans un univers de science-fiction sur fond d’aventure tournant principalement autour de deux personnages, un robot à l’allure humaine nommé Robin (ou Robidiot du fait de son manque de connaissance du monde et son innocence enfantine) par son créateur et un chat bizarre du nom d’Usakichi (Usa).

Robin est un robot ayant l’apparence d’un jeune garçon qui vit seul sur une planète à l’extrémité du Système Solaire et dont le rêve est d’avoir un ami. Par chance, un vaisseau spatial s’écrase non loin de chez lui avec à son bord Usa, un fugitif poursuivit par l’armée de SOL.
Il est à la recherche d’un nouveau vaisseau pour s’échapper et c’est là que Robin intervient en lui proposant son aide à l’unique condition qu’Usa devienne son ami. Le soucis pour le petit robot, c’est qu’il est d’une naïveté sans fond, Usa lui fait croire sans peine qu’ils sont copains comme cochons alors que, par derrière, il ne se gêne pas pour lui voler le vaisseau.
Heureusement pour Robin, il faut que lui-même soit présent ainsi qu’une mystérieuse vis enfoncée dans son crâne pour que le véhicule fonctionne. S’ensuit donc un voyage forcé en compagnie de ces deux jeunes gens poursuivis par l’armée en place.

Le style de dessin de l’auteure a peu changé au fil des ans.
Elle s’est, certes, améliorée mais on sent, en faisant la comparaison avec sa série actuelle, qu’elle avait déjà trouvé le trait qui lui convient. En revanche, concernant les illustrations, la méthode utilisée sur Space Travelers est différente. La colorisation est faite à la main directement sur le crayonné et il n’y a pas d’encrage réalisé au préalable.
Cette technique donne un certain charme à ses illustrations de couverture et d’ouvertures de chapitre avec un aspect naturel, différent de certaines techniques par ordinateur qui, parfois, peuvent les rendre surfaites en faisant trop avec les nombreuses possibilités offertes par l’informatique.

Autant Kazue KATO maîtrise déjà son dessin, autant elle a un peu plus de mal sur la mise en scène parfois brouillonne et difficile à suivre. L’enchaînement des événements se fait trop rapidement (surtout sur la fin). Elle ne prend pas le temps de bien raconter son histoire et de développer les personnages hormis Robin.
On peut mettre ça sur le compte de la longueur de la série qui ne fait que cinq tomes mais ici, ce serait plus le manque d’expérience qui est responsable de certaines maladresses présentes dans la narration. En effet, il est possible de faire une série courte tenant parfaitement la route or ici, on a l’impression que l’auteure a été coupé dans son élan et par conséquent, mal géré la longueur de son œuvre. Erreur de jeunesse ? Très certainement, Blue Exorcist le prouve bien.

L’édition de Kazé est bonne dans l’ensemble mais peut-être un peu chère par rapport aux autres shônen du marché. Surtout qu’il n’y a aucune planche en couleur ou de papier particulièrement qualitatif même s’il faut signaler un format un peu plus grand que d’habitude.
On trouve, sous les jaquettes, de nombreuses informations très intéressantes sur l’univers du titre allant de l’origine d’une planète à la description complète d’un vaisseau, donc n’oubliez pas de les soulever.

Space Travelers est à prendre pour ce qu’elle est, une œuvre de jeunesse. C’est plaisant à lire si on laisse passer les quelques maladresses du scénario pourtant sympathique et une fin qui arrive beaucoup trop vite.

Voyage intergalactique...

Graphisme - 60%
Histoire - 54%
Mise en scène - 53%
Originalité - 49%
Edition - 69%
Dans son genre - 56%

57%

...ou pas ?

Ne vous faites pas avoir par le titre international de l'œuvre, il n'y a pas de voyage spatial à proprement parler mais plutôt une petite aventure entre deux compagnons de fortune et pour ça, le titre original est nettement plus équivoque. Après tout, KATO ne fait que nous raconter le développement d'une amitié naissante entre un chat et un robot voyageant à travers l'espace.




A propos de Yukionna

Yukionna
Comme dit l'adage, je suis tombée dedans quand j'étais petite en regardant avec assiduité Card Captor Sakura quand ça passait sur une certaine chaîne hertzienne. Fan des Clamp devant l'Éternel, je voue un culte sans modération aux œuvres de Type-Moon et Shaft.

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