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Soloman – Tomes 1~2

Soloman – Tomes 1~2 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Bocchiman
Dessin : Sôsô SAKAKIBARA 
Scénario : Sôsô SAKAKIBARA 
Traduction : Arnaud DELAGE
Prix : 15 €
Nombre de pages : 390
Date de parution : 13/01/2016

Enfant, Ryô Tanabe rêvait de devenir un super-héros au service du bien. Aujourd’hui, il vit reclus dans sa chambre afin de fuir les esprits que lui seul est capable de voir. Mais un mail va tout changer. «Au secours», tel est le message qu’il va recevoir et qui va le pousser à sortir de chez lui pour découvrir un monde dévasté. Que s’est-il donc passé ? Est-il l’unique survivant de la Terre ?

ATTENTION : Cette chronique contient des révélations sur l’intrigue. Vous êtes prévenus !

Depuis notre première critique de Solomannotre avis n’a pas vraiment changé. On se trouve toujours face à un titre assez médiocre et pas franchement inspiré dans l’exécution. Même si la fin n’est pas une catastrophe, elle ne parvient pas à assez relever le titre assez pour en faire une oeuvre sympathique.

On vous l’avait déjà dit, mais rien ne change avec le deuxième tome : l’auteur nous a pondu quelque chose de très classique : un héros (avec des pouvoirs) qui doit sauver la Terre et protéger une femme (ou du moins une femelle). Même si je suis un peu caricatural, c’est tout ce qui ressort de ces deux courts tomes de la série de Sôsô SAKAKIBARA.

L’auteur ne parvient pas non plus à conclure son titre de manière correcte, se forçant à proposer une fin ouverte qui n’apporte absolument rien à son oeuvre si ce n’est un arrière-goût d’inachevé pour le lecteur… L’ennemi se renouvelle, de nouveaux alliés qui auraient pu aider un peu plus tôt font leur apparition… Bref, tant de choses qui font que jusqu’à la dernière page, le récit est fait pour continuer…

Ryô, le personnage principal, est l’une des rares réussites du manga. Il est introduit comme un anti-héros typique : faible, reclus, sans véritable but dans la vie. Cependant, petit à petit, il va changer : une première fois en se rendant compte de ce qu’il est, une deuxième fois lorsqu’il va rencontrer une femme ou plutôt, ce qu’il pense être une femme.
Ce n’est autre qu’une représentante femelle d’un simulacre d’humain, un clone si vous préférez, destiné à recueillir un échantillon d’ADN de ce dernier.

Pourtant, il va voir en cette créature quelque chose qui le poussera à se dépasser mais aussi à accepter son statut un peu spécial dans le genre humain. En fait, c’est par son héros que SAKAKIBARA parvient à faire passer le plus d’idées : génétique, crise d’identité, découverte de capacités (ou de talents), naissance de sentiments amoureux… L’auteur a quand même tenter de mettre un peu (trop ?) de contenu dans son oeuvre même si on ne lui a pas vraiment laisser le temps de s’exprimer.

C’est là que se trouve le véritable problème de Soloman, le titre n’a pas vraiment le temps de dire quoi que ce soit. Dès qu’un nouvel élément est intégré à l’histoire, il se voit éclipsé par un autre après quelques pages (quelques cases parfois). Avec un peu plus de maîtrise, il y avait peut-être de quoi faire un titre efficace et surtout plus fluide.

L’histoire est loin de « couler ». L’agencement des scènes n’est pas forcément la plus intelligente. Rien que la capture de Ryô,  aurait pu être plus intéressante si elle s’était déroulée juste après la rencontre avec les alliés potentiels. Sans avoir à montrer leur visage (histoire que la surprise Nino ne soit pas gâchée pour le personnage principal), savoir qu’il y avait une rébellion aurait pu empêcher le besoin de fin ouverte…

Le dessin n’est pas mauvais mais n’affiche rien d’exceptionnel. Le chara-design ne respire pas l’originalité mais les personnages restent facile à reconnaître et les décors sont fouillés (du moins, quand les personnages ne se trouvent pas dans une cellule). On regrettera le manque d’envergure dans la manifestation des pouvoirs du héros, chose qui nous pousse peut-être à nous demander si le mangaka croyait vraiment en sa série…

Niveau édition, Doki-Doki propose son format seinen unique. Vous trouverez bien quelques pages couleurs au début de chaque tome mais rien de véritablement fou. Il n’y a pas de prise de risque dans le lettrage même si on remarquera que les dialogues d’Arnaud DELAGE sont plutôt bien adaptés.

Soloman est un titre tout ce qu’il y a de plus moyen. Que ce soit dans son histoire, dans ses personnages ou dans son style, le titre en deux tomes de Sôsô SAKAKIBARA ne viendra pas inventer la poudre même si certains pourront voir en Ryô une porte ouverte à la réflexion sur eux-même.
Au final, difficile de comprendre le choix d’un titre comme Soloman. Malgré son personnage principal qui évolue, l’histoire n’est que très peu développée et ne parvient jamais à vraiment convaincre le lecteur. Dommage…

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Depuis notre première critique de Soloman, notre avis n'a pas vraiment changé. On se trouve toujours face à un titre assez médiocre et pas franchement inspiré dans l'exécution. Même si la fin n'est pas une catastrophe, elle ne parvient pas à assez relever le titre assez pour en faire une oeuvre sympathique. On vous l'avait déjà dit, mais rien ne change avec le deuxième tome : l'auteur nous a pondu quelque chose de très classique : un héros (avec des pouvoirs) qui doit sauver la Terre et protéger une femme (ou du moins une femelle). Même si je suis un peu caricatural, c'est…

"I'm a poor lonesome cowboy"

Graphisme - 68%
Histoire - 43%
Mise en scène - 30%
Originalité - 47%
Edition - 70%
Dans son genre - 42%

50%

Lolicon

Soloman est un titre tout ce qu'il y a de plus moyen. Que ce soit dans son histoire, dans ses personnages ou dans son style, le titre en deux tomes de Sôsô SAKAKIBARA ne viendra pas inventer la poudre même si certains pourront voir en Ryô une porte ouverte à la réflexion sur eux-même. Au final, difficile de comprendre le choix d'un titre comme Soloman. Malgré son personnage principal qui évolue, l'histoire n'est que très peu développée et ne parvient jamais à vraiment convaincre le lecteur. Dommage...

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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