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Soloman1

Soloman – Tome 1

Soloman – Tome 1 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Bocchiman
Dessin : Sôsô SAKAKIBARA 
Scénario : Sôsô SAKAKIBARA 
Traduction : Arnaud DELAGE
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 04/11/2015

Enfant, Ryô Tanabe rêvait de devenir un super-héros au service du bien. Aujourd’hui, il vit reclus dans sa chambre afin de fuir les esprits que lui seul est capable de voir. Mais un mail va tout changer. «Au secours», tel est le message qu’il va recevoir et qui va le pousser à sortir de chez lui pour découvrir un monde dévasté. Que s’est-il donc passé ? Est-il l’unique survivant de la Terre ?

En voyant la couverture de Soloman, nouveau titre paru au mois de Novembre chez Doki-Doki, je me suis dit qu’il était particulièrement intrigant. Est-ce que c’est un nom ? Un anglicisme raté ? Une marque ? Un pouvoir ? Eh bien… La réponse vient rapidement à la lecture : Ryô étant un homme… tout seul, c’est un solo man, un humain « seul au monde ». C’est tout ? Après la lecture de ce premier tome, difficile d’en dire beaucoup plus mais oui, il semblerait qu’il n’y ait rien de plus.

Pour l’histoire, l’auteur nous pond quelque chose de très classique : un personnage qui possède un pouvoir particulier et qui va chercher à combattre les ennemis de la Terre et du genre humain. Ryô est introduit comme un anti-héros typique : faible, reclus, sans véritable but dans la vie. Il va changer au fur et à mesure qu’il se rend compte de son statut. En tant que dernier homme sur la planète, il se doit de faire quelque chose. Sa capacité à voir les esprits lui permettra de combler sa faiblesse et d’obtenir un courage qu’il n’aurait pas forcément de base.

Eh oui, un peu comme dans Shaman King, le protagoniste peut fusionner avec les esprits. Cependant, SAKAKIBARA ne part pas vraiment dans les délires de TAKEI et il s’agit d’un rapprochement assez simpliste. En « entrant » en Ryô, l’esprit peut le contrôler mais aussi ajouter sa force à celle de l’adolescent. Quand on voit le caractère craintif et le physique faiblard de Ryô, on se doute que ça va être nécessaire.

En réalité, je suis un peu méchant avec Soloman… L’auteur fait un travail plutôt bon sur le personnage principal. C’est vrai qu’au départ, on a un peu envie de lui donner des baffes à cet espèce d’hikkikomori attardé mais il évolue et pas de manière linéaire. L’auteur lui fait prendre un chemin en dents de scie où il hésite, se rétracte, reprend du poil de la bête, part dans une obsession… Cette gestion non-conventionnelle du protagoniste est probablement le point fort du titre.

Le dessin reste très convenu. Il ne possède pas de « style » particulier mais les personnages sont assez fins et reconnaissables et les decors paraissent un peu fades. En effet, même pour des paysages de « fin du monde », certaines cases paraissent bien vides. Le chara-design des aliens n’est pas mauvais non plus et malgré leur aspect trop « humain », leurs oreilles et leurs masques viennent faire oublier leur aspect bipède et leurs visages peut-être un peu trop doux (pour des formes de vie qui ont tué 6 millions de personnes sans scrupules).

Le vrai problème de Soloman, c’est sa mise en scène. L’auteur nous propose quelque chose de trop brouillon pour être digeste. Il y a pas mal de moments où l’on est obligé de revenir en arrière pour voir où on en est vraiment dans l’histoire. De plus, cet attachement obsessionnel de Ryô à Nino est mal amené et surtout très mal géré. Malheureusement, l’histoire semble faire beaucoup de cas d’un événement que l’on pourrait qualifier comme anodin. Après, peut-être que le second volume viendra changer la donne mais pour l’instant, c’est assez mal parti.

Niveau édition, Doki-Doki est fidèle à ses habitudes avec un format seinen typique de chez eux. Quelques pages couleurs au début, un ouvrage compact et des dialogues bien adaptés. On regrettera juste le travail graphique sur le titre qui, même si très proche de l’effet que l’on retrouve sur la jaquette japonaise, reste plus que limité.

En voyant la couverture de Soloman, nouveau titre paru au mois de Novembre chez Doki-Doki, je me suis dit qu'il était particulièrement intrigant. Est-ce que c'est un nom ? Un anglicisme raté ? Une marque ? Un pouvoir ? Eh bien... La réponse vient rapidement à la lecture : Ryô étant un homme... tout seul, c'est un solo man, un humain "seul au monde". C'est tout ? Après la lecture de ce premier tome, difficile d'en dire beaucoup plus mais oui, il semblerait qu'il n'y ait rien de plus. Pour l'histoire, l'auteur nous pond quelque chose de très classique : un personnage…

Lost in the dark ?

Graphisme - 65%
Histoire - 41%
Mise en scène - 36%
Originalité - 45%
Edition - 70%
Dans son genre - 38%

49%

Mytho-man

Le premier volume de Soloman nous plonge dans une ambiance assez sombre comme en témoigne le jeu de couleurs de la couverture. L'auteur a voulu faire de son titre une oeuvre sérieuse mais même si le personnage principal reste bien traité, l'histoire peine à convaincre, peu aidée par une mise en scène trop naïve.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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