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Sket Dance - Tome 18

Sket Dance – Tome 18

Sket Dance – Tome 18 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Sket Dance
Dessin : Kenta SHINOHARA
Scénario : Kenta SHINOHARA
Traduction : Léopold DAHAN
Prix : 6.79 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 27/01/2016

En découvrant que Himeko aurait un petit copain, Bossun se met dans tous ses états ! Que signifie cette réaction ? Retrouvez également le nouveau jeu loufoque du professeur Yamanobe, une battle de manga opposant Romane à ses rivaux, et la dernière invention de Switch qui permettra au SKET de tailler une bavette avec Hosuke, le hibou ! Mais voilà qu’un incident menace notre trio d’être renvoyé ! Quand le SKET a des ennuis, ils peuvent compter sur leurs amis !

ATTENTION : Cette chronique contient des révélations sur les personnages, provenant des tomes précédents. Vous êtes prévenus !

Faire une chronique sur un gag manga est assez difficile, puisque généralement, les histoires sont assez indépendantes les unes par rapport aux autres. Néanmoins,  Sket Dance, publié depuis trois ans ce mois-ci aux éditions Kaze Manga, parvient à très bien enchaîner les aventures du SKET tout en liant les histoires les unes par rapport aux autres, parfois par un simple petit élément.

Une fois de plus, Kenta SHINOHARA nous prouve qu’il est capable de faire plus qu’un simple manga comique, puisqu’il parvient à intégrer de manière très naturelle et réaliste des passages plus sérieux et intéressants, même si on n’est pas au niveau du récit sur le passé de Switch. Il se permet de laisser un peu de légèreté si la situation n’est pas trop tendue, mais jamais le comique ne prendra l’ascendant si le moment ne s’y prête pas. Ici, l’aspect le plus sérieux concerne Kiri, le nouveau membre du Conseil des élèves qu’on a rencontré dans le tome précédent.

Personnage assez marginal, Kiri va être posé comme rival de Tsubaki, devenu depuis peu le nouveau président du Conseil, puisqu’il veut prendre sa place. Cependant, loin de nous laisser dans le flou, SHINOHARA nous explique quelques bribes du passé de Kiri, dans un chapitre plus sombre que d’habitude mais qui ne l’est pas trop grâce aux interventions loufoques de Bossun.

Ce dernier surprend Himeko et Kiri assis sur un banc, en train de discuter. Plutôt que leur signaler sa présence, il va se cacher pour les espionner et savoir ce qu’ils se disent. Seulement, le leader du SKET arrive bien après que la conversation a commencé, et il n’entend pas bien ses deux camarades de lycée, ce qui va provoquer un magnifique quiproquo : il va croire que Kiri et Himeko sortent ensemble !

Outre la situation, les gestes de Bossun (notamment ses mimiques) rendent cette aventure encore plus risible, car Bossun est très sensible et franc dans ses sentiments, il réagit plus fort que d’autres. Cet aspect comique est aussi touchant, car on sent bien qu’il est gêné de savoir cela et blessé qu’Himeko ne l’ait pas prévenu de sa relation avec le nouveau secrétaire du Conseil des élèves.

Ensuite, sans rentrer dans les détails, on rit beaucoup dans ce tome, car même s’il emploie des situations déjà vues dans les tomes précédents (comme le nouveau jeu abracadabrantesque de leur professeur de Géographie, Monsieur Yamanobe; ou encore les relations tendues entre Bossun et Tsubaki, qui se ressemblent plus qu’ils ne veulent le reconnaître), SHINOHARA arrive tout de même à inventer de nouvelles choses très intéressantes et drôles.

L’auteur utilise souvent le quiproquo et le comique de situation (dont la par’hyponoian, qui est aussi appelée « l’attente trompée » où le lecteur s’attend à quelque chose, et finalement, c’est quelque chose de complément différent, et généralement absurde, qui se passe), mais les autres formes de comiques ne sont pas mises de côté. Je ne détaille pas tout, mais croyez-moi : même Hosuke le hibou vous fera rire par son aspect très humain !

Un dernier petit point très intéressant mérite d’être souligné : SHINOHARA a complètement abattu le quatrième mur, séparant la fiction de la réalité, en faisant dire à ses personnages qu’ils sont dans un manga comique ou par exemple en les faisant tirer la case dans laquelle ils sont pour revenir en arrière. Tout cela arrive naturellement, pour faire rire, mais aussi pour montrer que l’auteur lui-même ne prend pas au sérieux les déboires et les catastrophes qui se produisent dans sa série.

Concernant l’édition, je ne retiendrai qu’un seul bémol : le fait que l’image en double page au début du chapitre 159 n’ait pas été mise en couleur, comme cela avait été le cas lors de la pré-publication dans le Jump pour fêter l’adaptation du manga en anime, surtout que ce sont Himeko et Bossun qui en parle dans le récit lui-même. Mis à part cela, le papier est très agréable, l’adaptation des dialogues colle bien dans les bulles (les paroles ne sont écrites ni trop petites, ni trop grosses), et même si elle n’est pas en couleur, la double-page du chapitre 159 donne un aspect aquarelle en noir et blanc très beau.

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Faire une chronique sur un gag manga est assez difficile, puisque généralement, les histoires sont assez indépendantes les unes par rapport aux autres. Néanmoins,  Sket Dance, publié depuis trois ans ce mois-ci aux éditions Kaze Manga, parvient à très bien enchaîner les aventures du SKET tout en liant les histoires les unes par rapport aux autres, parfois par un simple petit élément. Une fois de plus, Kenta SHINOHARA nous prouve qu'il est capable de faire plus qu'un simple manga comique, puisqu'il parvient à intégrer de manière très naturelle et réaliste des passages plus sérieux et intéressants, même si on n'est…

Quiproquo et absurdité

Graphisme - 75%
Histoire - 69%
Mise en scène - 73%
Originalité - 63%
Edition - 65%
Dans son genre - 74%

70%

Partage

Kenta SHINOHARA s'amuse avec son public et avec ses personnages, mais il arrive quand même à intégrer plus de sérieux sans que cela ne nuise au reste, bien au contraire. Son manga comique reste encore extrêmement divertissant, on attend la suite des aventures du SKET et du conseil des élèves !

A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

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