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SK8R'S 1

SK8R’S – Tome 1

SK8R’S – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : Sk8r's
Dessin : Hajime TOJITSUKI
Scénario : Hajime TOJITSUKI
Traduction : Jean-Benoit SILVESTRE
Prix : 7.45 €
Nombre de pages : 208
Date de parution : 23/09/2016

Akio a 10 ans quand il découvre « l’homme volant » : un skater de génie virevoltant dans les airs dans des figures acrobatiques. Impressionné, Akio ne va cesser de se perfectionner sur son skate, la nuit, loin du regard d’une mère trop protectrice. À 16 ans, Akio est devenu un skater talentueux mais qui le cache, toujours à cause de sa mère trop protectrice. Il rêve en secret de participer à des tournois, mais pour cela, il devra se faire connaître, s’exposer au grand jour et rentrer dans la cour des grands ! Deviendra-t’il le nouvel « homme volant » ?

Kana est un éditeur qui aime les mangas sportifs. Avec Slam Dunk et Real de Takehiko INOUE, ils ont prouvé qu’ils aimaient le basket et avec Prince du tennis de Takeshi KONOMI, ils ont réussi à publier le manga de tennis le plus long jamais arrivé chez nous. Avec son nouveau titre, SK8R’S, c’est à un sport de rue que l’on va avoir droit. Chaussez vos baskets tendances et faites chauffer les roulettes !

Hajime TOJITSUKI dessine bien, très bien même. C’est quelque chose que ne se voit peut-être pas sur la couverture (un peu trop sobre et minimaliste pour vraiment faire honneur à son trait détaillé) mais une fois le livre ouvert, on en prend plein les mirettes. Le mangaka impose un niveau de détail impressionnant qui devrait plaire aux amoureux des belles choses.

Par contre, au niveau de l’histoire, le lecteur (même lambda) ne devrait pas être impressionné plus que ça. On reste dans un schéma assez classique, presque typé shônen dans lequel le héros décide de se lancer dans une activité (ici, le skate, vous l’aurez bien compris), inspiré par une rencontre avec un modèle qui sert de vitrine pour la discipline en question. Quand Akio rencontre l’homme volant, on pense un peu à Luffy qui rencontre Shanks ou encore à Kaori et Kôsei…

Le développement étant très classique, la mise en scène vient un peu rattraper le coup avec une bonne gestion du découpage dans la mesure où l’auteur n’abuse pas non plus des double-pages et vient donner un mouvement assez sympa via un agencement en deux blocs.
À droite se trouve une casse haute mais assez fine (un tiers de la page environ) donnant une vue d’ensemble sur la situation alors que les deux tiers à gauche ont le droit à plusieurs cases longues et épaisses qui permettent de zoomer sur les éléments individuels qui font le sel de l’action (ou tout simplement de représenter la réalisation d’un trick sous plusieurs angles).
Une chose est sûre, TOJITSUKI aime les gros plans et n’hésite pas à faire plusieurs planches sans aucune bulle où le lecteur se laisse tout simplement porter par l’enchaînement des cases qui savent pointer chacune vers un élément clé de la situation dans laquelle se trouve le héros.

Akio, le personnage principal m’a un peu fait penser à Yoh de Shaman King pour son côté très « relax ». Même lorsque son camarade de classe lui explique qu’il est plutôt bon, sa seule réaction est un petit « Ah ? Je me débrouille ». Le jeune garçon fait donc partie de ces travailleurs de l’ombre qui n’hésite pas à faire l’effort quand c’est nécessaire mais qui ne cherche pas forcément à se mettre en valeur, ce qui le rend plutôt sympathique.

Un peu à la Naruto, Akio a aussi le droit à sa petite phrase récurrente. Il ne cherche pas à devenir hokage ni même le meilleur (en tout cas, il ne le dit pas pour l’instant) mais par contre, il aime les olliesIl le martèle, sans cesse, à qui veut l’entendre, que ce soit dans sa jeunesse ou même quand il commence à grandir. Le jeune garçon est tout simplement obnubilé par ce trick qui lui aura été enseigné par le fameux « homme volant ».

Même si les autres personnages n’ont pas encore eu le droit à beaucoup de développement (le fameux « mentor » y compris), l’auteur n’a pas hésite à glisser quelques détails (que ce soit au niveau des visuels ou des dialogues) pour commencer à nous faire comprendre ceux qui auraient un rôle important et les autres.

Pour l’édition, Kana reste dans son style traditionnel avec un travail toujours aussi sérieux, que ce soit au niveau du papier ou de la solidité de l’ouvrage.
Pour la traduction/adaptation, rien à redire non plus sur l’efficacité de Jean-Benoît SILVESTRE et les fans de Tony Hawk Pro Skater (et les vrais skaters aussi, il y en a peut-être qui liront le titre !) retrouveront le vocabulaire spécifique qu’ils connaissent bien intégré dans des dialogues vivants et réalistes.
La jaquette bénéficie d’un effet peau de pêche assez bienvenu, plus adapté que le laminé traditionnel. Malgré l’absence de pages en couleur, le format légèrement plus grand que celui des shônen vient mettre en valeur comme il faut le travail de TOJITSUKI.

Tony Hawk version japonaise - Tremble Amérique !

Graphisme - 80%
Histoire - 50%
Mise en scène - 81%
Originalité - 61%
Edition - 73%
Dans son genre - 65%

68%

Sk8er Boy

Malgré un départ peut-être un peu trop classique, Sk8r's reste une lecture agréable qui viendra vous emmener dans un univers que l'on a pas vraiment l'habitude de voir arriver en France. À défaut d'innover, ce premier volume aura donc le mérite de vous présenter un univers intéressant et des personnages clairement cools.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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