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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Six half tome 9

Six Half – Tome 9

Six Half – Tome 9 Éditeur : Éditions Delcourt
Titre original : Six Half
Dessin : Ricaco IKETANI
Scénario : Ricaco IKETANI
Traduction : PBVT
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 17/02/2016

Suite à un accident de moto, Shiori se réveille amnésique. Elle ne se souvient de rien. Ni de sa famille, ni de ses amis ni de son petit copain. Tant bien que mal elle va essayer de reprendre une vie normale. Mais lorsqu’elle découvre qu’avant le drame elle était une fille vulgaire, hypocrite et manipulatrice, elle tombe des nues et peine à se reconstruire.

Chroniques de tomes précédents de Six Half : Tome 5, Tome 6, Tome 7

ATTENTION : Cette chronique contient des révélations sur l’intrigue. Vous êtes prévenus !

On amorce un grand virage dans ce tome qui voit enfin Shiori recouvrer peu à peu la mémoire et donc redevenir d’une certaine manière celle qu’elle était avant son accident, à moins que ces mois d’amnésie ne lui aient réellement apporté quelque chose et qu’elle finisse par avancer sur le bon chemin.
Ce tome est à la fois passionnant et terriblement frustrant sur quelques points mais on reste dans une narration fluide, rationnelle et facilement compréhensible. Étapes par étapes Ricaco IKETANI construit son personnage comme on complèterait un puzzle.Ce neuvième tome de la série est un au revoir à la Shiori « temporaire » que nous avions appris à aimer.
Après l’avoir vue se battre pour exister, avoir peur de disparaitre et prendre des décisions pour son futur, c’est une vraie gifle que de voir « numéro 1 » refaire surface.
Au départ, le plus dur c’est de remarquer qu’elle n’a pas changé et puis, petit à petit, le fait que sa mémoire revienne doucement va l’obliger à faire une introspection sur les évènements à l’origine de son amnésie. C’est donc de façon assez posée que son esprit va lui indiquer la source de son mal-être.

Difficile de ne pas croire que c’est la Shiori temporaire qui va lui ouvrir les yeux et lui permettre enfin de se libérer du poids de sa vie. Son père, son frère, sa petite sœur… Tout y passe et nous, en tant que lecteur, on commence comme l’héroïne à comprendre et pardonner mais ensuite quoi ?
Quelle suite donner à tout cela ? La réponse réside en cette nouvelle personne, une hybride : pas tout à fait l’ancienne Shiori, pas tout à fait la nouvelle mais déterminée à résoudre ses problèmes.

On passera sous silence le passage un peu inutile du meilleur ami de Daiki, dans ce tome exclusivement centré sur Shiori où on n’a pas vraiment le temps de s’apitoyer sur la situation. Par contre, après une petite frayeur sur le retour de la peste, j’ai vraiment hâte de savoir ce que nous réserve la suite.
La qualité du scénario est constante : c’est bien construit et on sent le dénouement pointer le bout de son nez. Même si l’aventure s’arrête bientôt, elle aura été maitrisée avec brio et ce n’est pas le neuvième tome qui viendra nous contredire.

Coté édition, on est dans la tranche basique de chez basique, Delcourt ne fait pas de fioritures, ce qui est un peu dommage vu la qualité du titre. C’est le genre d’ouvrage qui ne tient pas très bien dans le temps, un papier de moindre qualité, une impression un peu sombre. Néanmoins, si l’immersion se fait bien, c’est aussi grâce à une bonne adaptation et ce, malgré un thème pas forcément évident à mettre en mots (psychologie).

So long goodbye

Graphisme - 74%
Histoire - 78%
Mise en scène - 71%
Originalité - 69%
Edition - 65%
Dans son genre - 80%

73%

Daddy

Il est rare de voir un titre tenir aussi bien la longueur au niveau scénaristique. Après neuf tomes, on ne voit toujours pas d’essoufflement et c'est toujours avec impatience que j'attends la suite de ce manga. Psychologiquement il est très intéressant et j'ai hâte de voir ce que va proposer l'auteur pour clôturer.




A propos de Marcy

Juste un chat qui traine partout, fan de Sailormoon devant l'éternel, spécialiste du glauque et du déviant, chose étrange: ne travaille pas/plus dans le monde de l'animation.

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