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Shikigami – Tome 1

Shikigami – Tome 1 Éditeur : Panini
Titre original : Kagamigami
Dessin : Toshiaki IWASHIRO
Scénario : Toshiaki IWASHIRO
Traduction : Arnaud TAKAHASHI
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 208
Date de parution : 11/01/2017

Enfant, Mako Miyoshi, pouvait voir le lien unissant les objets à leurs propriétaires, mais devenue adulte cet étrange pouvoir à disparu. En tentant tente d’arrêter le tristement célèbre tueur en série, l’Éventreur, elle rencontre Kyosuke Kagami et de son acolyte, Haku. Le jeune garçon est un utilisateur de Shikigami et peut donc faire appel aux esprits pour posséder des objets. Mais certaines personnes sans scrupules utilisent les Shikigami pour de mauvaises raisons. Ensemble, ils vont essayer de les empêcher de nuire.

Après un premier essai mitigé avec Mieru Hito (déjà chez Panini Manga à l’époque) et une très bonne série avec Psyren (paru chez Kana), Toshiaki IWASHIRO est de retour en France avec sa dernière série en date mais aussi la plus courte (seulement cinq volumes), Shikigami.

L’histoire met en scène un duo qui ressemble beaucoup à celui que l’on trouvait dans Mieru Hito mais à une différence près puisque dans Shikigami, le personnage masculin est jeune et c’est l’héroïne qui est un peu plus âgée (alors que Myojin était plus vieux qu’Himeno). Est-ce que ça change quelque chose ? Malheureusement… oui.
La fille étant plus âgée, le fan service et les sous-entendus font leur entrée et viennent ponctuer un récit qui n’en a absolument pas besoin. IWASHIRO fait quand même en sorte de limiter au maximum les panty shots et autres plans douteux mais bon, on se demande vraiment ce qu’ils viennent faire là. Il essaye de faire passer quelques quiproquos pour de l’humour mais les réponses trop stéréotypées de Mako les font tomber à l’eau.

Ce qui est un peu plus intéressant, c’est que le mangaka cherche à combiner des pouvoirs qu’il a développé dans ses deux séries précédentes. Kyosuke se battra donc avec des esprits et autres manifestations des shikigami, un peu comme Myojin dans Mieru Hito, tandis que Mako possède un don qui se rapproche du psy que l’on retrouvait Psyren et notamment du pouvoir d’Amamiya pour se lier aux autres.
Dans ce premier tome, elle ne l’utilise que pour retrouver des objets mais l’auteur donne quelques indices sur une possible évolution de cette capacité qui pointe dans cette direction.

Le résultat n’est pas mauvais mais n’a encore pas vraiment été exploité à 100%, la faute à un rythme loin d’être optimal. Le dessinateur passe beaucoup de temps à montrer les capacités de Kyosuke lors de combats vifs et bien mis en scène mais qui prennent un peu trop le pas sur la partie narrative du titre qui n’a pas le temps de vraiment nous faire apprécier le descendant des Kagami même si on commence à bien cerner le personnage de Mako vers la fin du premier volume.

Un peu comme c’était le cas dans les précédents titres d’IWASHIRO, il y a un véritable manque d’originalité qui va rapidement être gênant. Le début de la série fait beaucoup penser à une version légèrement retravaillée de Neuro – Le mange mystère (paru chez Glénat il y a quelques années) à laquelle le mangaka aurait ajouté des éléments tirés de Shaman King.
Yoh, le héros de la série dessinée par Hiroyuki TAKEI utilise des shikigami plus ou moins de la même manière manière que le héros de Shikigami. Il y a même un pouvoir qui lui permet de fusionner avec un esprit qui l’épaule, ça fait quand même beaucoup de points avec la façon de se battre de Kyosuke et Haku…

Graphiquement, l’auteur semble avoir trouvé son style depuis les derniers volumes de Psyren et force est de constater que c’est très joli. Le chara design des personnages est singulier et même si l’héritier des Kagami est peut-être un peu trop banal, ses expressions faciales sont assez travaillées pour lui donner assez de consistance.
On notera cependant encore moins de prise de risques au niveau du découpage que dans ses précédents titres. On reste dans quelque chose de très cadré et, même un peu trop et ça se voit dans le rythme un peu trop convenu qui pourra sembler un peu monotone.

L’édition proposée par Panini est légèrement au dessus de la moyenne et dans la ligne de ce que l’éditeur propose habituellement. Le papier, sans être excellent, reste bon dans la mesure où il n’est pas trop fin et l’impression plutôt bonne.
Niveau traduction, ça reste efficace même si on sent certaines tournures un peu forcées et qui ne semblent pas vraiment dans le style de l’auteur, souvent léger (ou du moins, c’est comme ça qu’il a été adapté dans les deux oeuvres précédentes).

Neuro X Shaman King ?

Graphisme - 72%
Histoire - 62%
Mise en scène - 64%
Originalité - 50%
Edition - 65%
Dans son genre - 70%

64%

Arts & Crafts

Le nouveau titre d'IWASHIRO démarre... de manière incroyablement banale. Beaucoup plus similaire au premier volume de Mieru Hito que de Psyren dans sa construction, on ne peut s'empêcher d'éprouver une petite déception puisqu'on sait que l'auteur peut faire bien mieux.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

3 commentaires

  1. Il n’y a qu’un seul vrai panty shot dans tout le bouquin ( au début)…et une case ou la voit mais c’est pas mis en avant c’est anecdotique, alors bon le fan service je le cherche toujours…

    Pour ma part je n’ai jamais lu Neuro et Shaman king donc forcement je vois pas de ressemblances et du coup je trouve ça plutôt original.

    Pour finir je trouve qu’au contraire la rencontre des deux personnages principaux est tellement naturelle et fluide que je la qualifierai de tout sauf banale. La plupart du temps on nous prépare à la rencontre avec des mises en situation qu’on voit venir de loin alors que là « pouf » ça y est ils se sont rencontré. Ils communiquent normalement dès le début c’est frais, pas de chichis, j’ai apprécié.

  2. Ours256

    Ce gros panty-shot au début, c’est pas du tout le style d’Iwashiro. Il y a aussi plusieurs petites blagues salaces qui ne sont pas du tout son genre. Je parle de fan service dans la mesure où ce n’est pas vraiment quelque chose de commun chez l’auteur, même une seule fois.

    Je suis assez d’accord sur le fait que leur relation soit fraiche mais… elle reste mise en scène de manière tout à fait banale. Tu le dis toi-même, ils se rencontrent et « pouf », chose quand même assez basique et loin d’être mémorable selon moi ^^

    Vu que tu n’as pas encore lu Neuro, je ne peux que t’encourager vivement à le faire, c’est un manga vraiment sympathique et super bien pensé (surtout les premiers tomes, après, ça vire en mode baston version Jump).

  3. C’est que, comme je l’ai dit, n’ayant rien lu de l’auteur forcément ça me frappe moins ce genre de détails, je n’y ait pas vu de lourdeur à ce niveau là du coup.

    Pas tout le monde n’aura lu les autres oeuvres de l’auteur donc je pense juste que certains aspects que tu as cités ne peuvent pas forcement être cités en points négatifs à mon avis.

    Sinon c’est justement ce côté rencontre au pif, que je trouve inhabituelle et bienvenu, car la plupart du temps on voit venir ce genre de rencontre avec des auteurs qui aiment construire une certaine  » tension » pour que la rencontre de deux personnages principaux paraisse « grandiose » (de pleins de manières différentes mais dans ce but la plupart du temps). J’y trouve un ptit côté réaliste et moins « incroyable » qui m’apparaît frais.

    Neuro : 23 tomes , pas sûr que je m’y mette (plus de place xD) mais je jetterai un oeil à l’occasion, merci du conseil.

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