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Seraph of the end -Tome 5

Seraph of the End – Tome 5

Seraph of the End – Tome 5 Éditeur : Kana
Titre original : Owari no Seraph
Dessin : Yamato YAMAMOTO
Scénario : Takaya KAGAMI
Traduction : Frédéric MALET
Prix : 6.85 €
Nombre de pages : 196
Date de parution : 22/01/2016

La famille Hiigari fait subir un sévère interrogatoire à Yûichirô qui s’est à peine remis de son dernier combat… Face à l’arrogance des Hiigari, Yûichirô prend à nouveau conscience de l’importance de ses camarades. Afin de sauver Mikael et de protéger ses compagnons, Yûichirô va commencer un entraînement pour renforcer son arme démoniaque !!

Depuis la chronique du tome 1, faite par Ours256, Seraph of the End n’avait pas été traité de nouveau par l’équipe de Manga Mag. Néanmoins, ce mois-ci sortait le tome 5 de la série publiée par les éditions Kana, et j’ai jugé qu’il serait bon de se pencher à nouveau sur le manga, afin de voir si de grandes améliorations ont été faites depuis.

Après tout, étant donné que la série connaît un certain succès au Japon et qu’elle a eu la chance d’avoir une adaptation en anime, on peut supposer que la série était victime d’un mauvais démarrage et que cela a dû s’améliorer par la suite. KanaMalheureusement, autant être honnête, ce n’est pas le cas. La série n’empire pas, mais il faudrait être très généreux pour dire qu’elle s’améliore nettement. Une fois de plus, le seul vrai point positif est le dessin de YAMAMOTO qui est fort agréable à regarder.

L’édition de Kana est tout juste moyenne : le papier est vaguement agréable au toucher, le laminage met bien en valeur les couleurs de la couverture et le lecteur pourra être satisfait d’avoir une image couleur dépliable au début du tome. Cependant (c’est peut-être volontaire mais j’en doute), il est dommage d’avoir une grosse tache d’encre en plein milieu d’une bulle, qui recouvre toutes les paroles de celles-ci. Ce n’est peut-être qu’une coquille de mon édition, mais cela reste quand même dommage qu’on tombe sur cela en pleine lecture…

En restant sur les paroles d’ailleurs, on peut trouver dommage que certaines bulles soient aussi grosses pour un flot de paroles aussi maigre et écrit aussi petit. Le problème, c’est que cette sensation de vide n’est pas propre aux bulles…

En effet, le mot « vide » est sans doute ce qui pourrait le mieux caractériser ce tome. Les dialogues sonnent creux car la majorité des personnages parlent pour, au final, ne rien dire. Ils ne vont presque jamais au bout de leurs idées, ils reviennent très souvent en arrière et ne font pratiquement rien.

Les personnages sont aussi très caricaturaux et convenus : on a le chef antipathique, le héros solitaire mais qui a quand même besoin de ses amis, le « rival » du héros qui est son alter ego niveau puissance et compétence, les deux filles qui semblent n’être là que pour expliquer au héros des éléments de l’intrigue (quand elles le font vraiment), servir d’aventure amoureuse potentielle et j’en passe. Ils ont l’air vraiment stupides quand on voit leurs conversations (comme Yûichirô qui s’étonne que Shinoa puisse faire disparaître sa faux, alors qu’elle le fait depuis plusieurs tomes sous ses yeux).

Le scénario est, à l’heure actuelle, encore beaucoup trop brouillon, comme si KAGAMI n’était pas à l’aise avec le style shônen. On ne parvient pas à savoir s’il y a un vrai fil directeur ou même où veut en venir le scénariste. Il y a tellement de dissensions entre les personnages qu’on en finit par se dire que seuls Yûichirô et Mikael ont vraiment de l’affection l’un pour l’autre. KAGAMI ouvre des portes, mais elles sont tellement classiques et nombreuses qu’on décroche.

Certaines situations sont d’ailleurs à pleurer, tant elles sont ridicules. La plus flagrante, d’après moi, est celle de l’interrogatoire de Yûichirô par les Hiiragi. Pendant la bataille (convenue, soyons franc) du tome 4, Yû a perdu le contrôle de son arme démoniaque et a revu Mikael devenu vampire, les pontes de l’armée pensent que le jeune homme est peut-être un espion à la solde des vampires.

Comment vont-ils faire pour vérifier s’il l’est ? En mettant un vampire quelconque désarmé face à lui, et en voyant s’il le tuera sans hésiter. Évidemment, il ne leur est pas venu à l’esprit qu’un espion tuera un membre quelconque de son camp pour ne pas griller sa couverture. On comprend alors un peu mieux comment les humains sont aussi impuissants face aux vampires.

KAGAMI n’est pas le seul à faire des erreurs, YAMAMOTO en fait aussi, surtout dans le découpage des cases. Par moments, on a du mal à comprendre pourquoi certaines scènes sont dessinées dans des grandes cases alors que ce qui s’y passe est insignifiant ou peu mis en valeur dans le récit (comme par exemple Yûichirô au milieu d’une cour entourée de bâtiments).

Dans l’état actuel des choses, j’ai du mal à comprendre pourquoi Seraph of the End jouit d’un tel succès… Peut-être que la relation tendancieuse entre Yûichirô et Mikael qui interpelle certaines lectrices ou certains lecteurs ? En tout cas, l’intrigue semble écrite sans que les auteurs ne sachent où ils veulent aller.

Néanmoins, je suis de nature curieuse (masochiste, diront certains), car quelqu’un lisant les tomes en japonais me dit que l’histoire prend une bien meilleure tournure par la suite. De ce fait, je vais probablement continuer à lire et qui sait, peut-être retrouverez-vous un nouvel article dédié à la série d’ici quelques mois…

Depuis la chronique du tome 1, faite par Ours256, Seraph of the End n'avait pas été traité de nouveau par l'équipe de Manga Mag. Néanmoins, ce mois-ci sortait le tome 5 de la série publiée par les éditions Kana, et j'ai jugé qu'il serait bon de se pencher à nouveau sur le manga, afin de voir si de grandes améliorations ont été faites depuis. Après tout, étant donné que la série connaît un certain succès au Japon et qu'elle a eu la chance d'avoir une adaptation en anime, on peut supposer que la série était victime d'un mauvais démarrage et que cela a dû s'améliorer…

"Beaucoup de bruit pour rien"

Graphisme - 72%
Histoire - 25%
Mise en scène - 22%
Originalité - 23%
Edition - 55%
Dans son genre - 30%

38%

Déjà-vu

Des dialogues qui tombent à plat, une intrigue qui n'avance pas, des personnages creux mais bien dessinés : voilà ce qui vous attend dans ce cinquième tome. Espérons que cela va vraiment s'améliorer, sinon je me demanderais vraiment pourquoi cette série a un tel succès...

A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

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