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Dossier Boichi

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Seraph of the End – Tome 1

Seraph of the End – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : Owari no Seraph
Dessin : Yamato YAMAMOTO
Scénario : Takaya KAGAMI
Traduction : Frédéric MALET
Prix : 6.85 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 17/04/2015

Alors qu’un virus a décimé une partie de l’humanité, les vampires ont pris le pouvoir ! Ils élèvent les enfants comme du bétail pour se repaître de leur sang. Ils n’hésitent pas à les tuer. Afin de venger la mort de ses amis, Yûichiro s’enrôle dans un bataillon d’extermination de vampires. Il sera aidé par l’intrépide Shinoa et par son arme possédée par un démon mais qui se dressera devant lui ?!

Des vampires… Comme c’est original ! Y’a peut-être même des ninjas vu qu’ils parlent de Sasuke… Le nouveau shônen des éditions Kana ne brille pas par son audace mais si c’était le seul problème, on ne serait pas aussi méchant.

Owari no Seraph est l’un des derniers gros succès du magazine Jump Square (qui a vu naître la plupart des titres « Shônen Up » de chez Kazé Manga comme Kurenai, Luck Stealer, Embalming…).

Parlons tout de suite du seul point positif que j’ai réussi à trouver : le dessin. On retrouve Yamato YAMAMOTO aux commandes, le même qui a dessiné Kurenai qui était déjà plutôt beau en son genre. Cependant, j’ai l’impression que les univers post-apocalyptiques et les monstres ne sont pas vraiment la tasse de la thé de ce mangaka.

C’est très vide par moment. Pourtant, l’auteur se trouve en terrain connu puisqu’on se dirige rapidement vers un milieu scolaire. Pourquoi ? Parce que le lectorat cible, c’est les ados… Evidemment, on ne peut que remarquer qu’il n’y a pas vraiment de temps à perdre avec des maths quand les vampires tentent de vous bouffer comme des moutons mais soit…

Le reproche principal qu’on peut faire au dessin, c’est le côté trop « humains » de certains vampires qui n’inspirent pas grand chose si ce n’est l’ennui (ils sont quand même en mode relax en permanence…). Les monstres restent classiques mais efficace même si, pour une série comme celle-là, on attendant un peu mieux.

Alors que le premier contact (visuel donc) était plutôt bon, c’est au niveau du scénario et des personnages que ça coince. Le titre de YAMAMOTO et KAGAMI est bourré de clichés. Il n’y a pas quelques uns et ils ne sont pas utilisés à bon escient. Non… On aurait bien aimé. Pour le coup, ils en ont mis partout.

On a le droit au meilleur ami traître, à la jeune fille volontaire qui servira d’amoureuse quand ils en auront besoin, le mentor bourru et mystérieux mais bienveillant… Tout ça dans un monde où les hommes sont tous grands, minces et beaux. Je serais une jeune adolescente, je pourrais faire un magnifique « Mukyaaaaaa !! » mais je vais m’abstenir.

Le héros, Yûichiro est à la limite du supportable. Il passe son temps à se plaindre, à faire n’importe quoi et surtout, il n’assume pas les conséquences de ses actes. La perte des êtres qu’il considérait comme « chers » l’a déboussolé. Depuis, il ne répète qu’une chose, qu’il va tuer tous les vampires. La dernière fois que j’ai vu un héros à la pensée aussi unique, il me semble bien que c’était dans Pokémon Noir et Blanc, un kodomo donc…

Quid de l’utilisation des personnages secondaires ? Dans le premier tome, elle est quasiment nulle. Enfin… Ils sont utilisés comme simple élément de faire-valoir. Leur influence sur le héros est quasi-inexistante puisque ce dernier ne comprends ses bêtises qu’une fois mis devant le fait accompli…

Oui, c’est vrai, une grande partie des déceptions de Seraph of the End provient d’une attente trop forte. La faute à l’éditeur qui l’a suscitée ? Peut-être. En tout cas, il n’y a aucun élément qui ne soit réellement satisfaisant à 100%. Dur dur pour Kana qui a du miser gros dans ce titre clairement sur-côté dont j’ai encore du mal à m’expliquer le succès au Japon (il a été adapté en anime quand même !)…

L’édition, c’est une classique Kana avec un petit format toujours agréable à tenir en main mais dont les textes de certaines bulles ne sont clairement pas fait pour les aveugles. Je ne parle pas des petites qui doivent contenir beaucoup de mots mais plutôt des grosses bulles ou 4 ou 5 mots (soyons gentils) occupent environ 1/5e de l’espace disponibles. Non, à ce niveau là, c’est juste ridicule.

Pour conclure, je ne vais même pas m’abaisser à critiquer l’un des arguments de vente qui met en avant un « héros au destin tragique dans la veine de Sasuke, personnage de Naruto ». Tout ce que je peux dire, c’est que le trait de YAMAMOTO est beau mais que l’histoire, les personnages et même l’édition sont loin d’être convaincants. En fait, ils ne le sont tellement pas que je ne me risquerais pas au tome 2.

Des vampires… Comme c’est original ! Y’a peut-être même des ninjas vu qu’ils parlent de Sasuke… Le nouveau shônen des éditions Kana ne brille pas par son audace mais si c’était le seul problème, on ne serait pas aussi méchant. Owari no Seraph est l’un des derniers gros succès du magazine Jump Square (qui a vu naître la plupart des titres « Shônen Up » de chez Kazé Manga comme Kurenai, Luck Stealer, Embalming…). Parlons tout de suite du seul point positif que j’ai réussi à trouver : le dessin. On retrouve Yamato YAMAMOTO aux commandes, le même qui a dessiné Kurenai…

Regardez, c’est nouveau !… Ah non, en fait, c’est juste des vampires…

Graphisme - 72%
Histoire - 20%
Mise en scène - 15%
Originalité - 24%
Edition - 50%
Dans son genre - 29%

35%

Vamps

Malgré son joli graphisme, Seraph of the End est une nouveauté sans intérêt de par son scénario plat et ses personnages insipides. Assurément l'un des "hits" à éviter.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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