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School Judgment – Tome 1

School Judgment – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : Gakkyû Hôtei
Dessin : Takeshi OBATA
Scénario : Nobuaki ENOKI
Traduction : Cyril COPPINI
Prix : 6.85 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 04/11/2016

Pour enrayer les problèmes de persécutions et de châtiments corporels dans les écoles, le gouvernement japonais a introduit dans les programmes d’enseignement une heure de « tribunaux scolaires ». Il s’agit d’une nouvelle forme de justice, organisée par les enfants et pour les enfants !

Annoncée en septembre dernier, School Judgment, “la nouvelle série de Takeshi OBATA” (notez les guillemets, je reviendrai dessus), est désormais disponible dans les librairies : les 3 tomes, parus simultanément chez Kana, peuvent être achetés séparément ou en coffret intégral. Ce dernier, orné d’une illustration inédite, fera plaisir aux collectionneurs et est accompagné d’un petit cadeau : un mini carnet de notes intitulé “Grand Livre des Lois”, à l’image de celui apparaissant sur la couverture du tome 1.

L’intrigue s’ouvre sur l’arrivée de deux nouveaux élèves de 6e année à l’école primaire de Tembin : Pyne Hanzuki et Abaku Inugami. Respectivement procureur et avocat, ils ont été envoyés par le gouvernement pour plaider au tribunal scolaire : Hanzuki à l’accusation, Inugami à la défense. Chaque séance au tribunal est précédée d’une enquête au cours de laquelle Inugami doit rassembler les preuves qui lui permettront d’innocenter son “client” et de dénoncer le vrai coupable du “crime”.

Au niveau des personnages principaux, on a donc Hanzuki, une fillette aux allures de Magical Girl, mignonne, mais colérique et mauvaise perdante, qui se fait appeler “Sailor Pyne” (inutile, je suppose, de donner plus de détails quant à la référence) ; face à elle, on trouve Inugami, une version “Junior” de Sherlock Holmes, dont le passe-temps préféré est “de toujours avoir le dernier mot”.
On devine que certains personnages secondaires seront amenés à jouer un rôle plus ou moins important par la suite, sans avoir plus de précisions pour le moment.

Ce premier tome pose les bases de l’histoire et couvre quatre affaires différentes. Le schéma est assez répétitif : chaque dossier soumis au tribunal est résolu en deux chapitres, sauf le quatrième qui se termine en cliffhanger, après un seul chapitre.

En parallèle de ces affaires, un élément pour le moins intriguant vient attiser la curiosité du lecteur : l’évocation du passé mystérieux d’Inugami, porteur d’un sombre secret, qui servira probablement de fil conducteur à la série (à voir dans les tomes suivants…). Les images sanglantes d’une tragédie ayant eu lieu quelques années plus tôt offrent un contraste étonnant avec le reste de l’histoire, et c’est peut-être avec ça que les auteurs pourront susciter l’intérêt d’un public plus âgé.

Puisqu’on évoque le public plus âgé (dont je fais partie), je souhaiterais faire une remarque sur le fait de présenter cette nouvelle série comme celle de Takeshi OBATA (ou encore, comme celle de “l’auteur de Death Note”). S’il est clair que l’argument est séduisant, il risque néanmoins de tromper les attentes des fans.
En effet, si l’on en croit la postface, la série est avant tout l’oeuvre du scénariste, Nobuaki ENOKI, qui fut d’abord publiée sur l’application Shônen Jump+. Ce n’est qu’à partir du moment où il a été décidé de publier la série en version papier, dans le magazine Shônen Jump, que Takeshi OBATA serait intervenu sur le dessin.

Si l’art d’OBATA trouve généralement son épanouissement dans des oeuvres plus sombres (Death Note, All You Need Is Kill, Platinum End…), le style est ici assez différent de celui auquel il nous a habitués avec ses séries précédentes. Dire que la qualité est mauvaise (ou plutôt, moins bonne) serait une hérésie : on y retrouve bien la “patte” du dessinateur de génie, mais adaptée à un public plus jeune (après tout, les héros sont des écoliers de 12 ans, et le public visé ne doit pas être beaucoup plus âgé). Ceux qui ont lu Bakuman (autre série parue chez Kana, avec Tsugumi OHBA au scénario) feront certainement le rapprochement avec les séries fictives Cours ! Tanto Daihatsu ou PCP.

La ressemblance avec PCP va d’ailleurs plus loin : on retrouve aussi le concept de crimes (et de sentences) ramenés à l’échelle des enfants, perpétrés dans une école, et traités le plus sérieusement du monde, selon la notion de “comique de situation” (ou “humour sérieux”) également développée dans Bakuman.

En résumé, si tout cela peut paraître un peu futile pour les adultes, certaines scènes assez cocasses ne manquent pas de faire sourire (après tout, les adultes ne sont que des enfants qui ont vieilli). On se surprend malgré tout à vouloir découvrir le fin mot de chaque histoire, ce qui nous pousse à être attentif au scénario, et la lecture est dans l’ensemble assez sympathique. Quant aux enfants, peut-être plus enclins à s’identifier aux personnages, ils passeront certainement un très bon moment !

Pour terminer, un petit mot sur l’édition : la couverture souple et les pages fines (mais de bonne qualité) rendent le livre particulièrement léger, ce qui permettra même aux plus jeunes de le manipuler aisément. Une jolie jaquette aux couleurs pastel vient agrémenter le tout. Quant à la traduction, elle est fluide et y on retrouve le vocabulaire auquel on s’attend dans un contexte juridique, sans toutefois perdre de vue le cadre scolaire.

La dernière page nous promet l’entrée en scène, dans le tome 2, d’un rival d’Inugami qui connaît tout de son passé : à suivre !

Je déclare la séance ouverte !

Graphisme - 71%
Histoire - 60%
Mise en scène - 63%
Originalité - 61%
Edition - 67%
Dans son genre - 62%

64%

Verdict

Une histoire bien sympathique et assez originale même si le schéma est assez répétitif (sauf sur la fin). Pourtant, le mystère qui entoure le personnage d'Inugami donne quand même envie de découvrir la suite. Ce premier tome qui devrait ravir les plus jeunes et amuser les plus âgés !




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A propos de Neko

J’ai des goûts très éclectiques, avec une préférence pour les trucs de garçons, parce que je suis une fille… Et sinon, j’aime les chats.

Un commentaire

  1. Une belle chronique pour un manga que je ne connaissais pas, mais qui donne envie de le découvrir lui ainsi que ceux qui ont été cités ^^ Merci bien 🙂

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