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RYUKO

Ryuko – Tome 1

Ryuko – Tome 1 Éditeur : Lézard Noir
Titre original : Ryuko
Dessin : Eldo YOSHIMIZU
Scénario : Eldo YOSHIMIZU
Traduction : Miyako SLOCOMBE
Prix : 18 €
Nombre de pages : 256
Date de parution : 16/11/2016

Suite à un coup d’État de l’armée rebelle, le royaume de Forossyah, qui dominait la mer Noire, disparaît sous les flammes. Ryûko, boss d’un clan de yakuzas dont les activités s’étendent jusqu’au Moyen-Orient, se voit confier la garde de Barrel, la fille du roi, qui vient à peine de naître. Dix-huit ans plus tard, Barrel a grandi et veut prendre son envol, mais sa bienfaitrice voit ses caprices d’un mauvais œil. Un jour, le QG du clan de Ryûko à Forossyah subit un assaut de l’armée. Là, des vérités éclatent au grand jour, notamment au sujet de la mère de Ryûko, censée être décédée, et vont conduire la jeune femme à se rendre au Japon pour en savoir plus…

Ryuko d’Eldo YOSHIMIZU s’installe au Lézard Noir en cette période pré-hivernale mais, arrive-t’elle à nous réchauffer le cœur ?

Ryuko
©Eldo YOSHIMIZU

Si vous ne connaissez pas Eldo YOSHIMIZU rien d’étonnant cet artiste plasticien japonais, plutôt habitué aux appareils, se lance dans le manga pour la première fois avec ce titre, Ryuko.

L’histoire est simple, un clan de Yakuzas dirigé par une femme Ryuko subit une déconvenue au Moyen-Orient et à partir de là tout dégénère.
Hormis la particularité d’avoir une femme à sa direction ce clan a aussi deux « agents » d’élite que sont Sasori et « Barrel » deux jeunes femmes sexys et mortelles.
Ryuko a pris pour habitude d’adopter des jeunes enfants durant ces missions pour en faire des tueuses sans commune mesure. Ce qu’elle même a vécu, et dont elle s’est libéré en tuant son père.
Devant cette situation de base qui périclite notre héroïne entre en possession d’un artefact relançant son intérêt pour sa mère qu’elle ne connaît pas…

Esthétiquement où sommes nous ? Un style vif, sec et dur, à l’image des personnages. On peut trouver un fort contraste qui ravira les amoureux des polars de la grande époque.

Cependant, la narration est très typée année 90, c’est à dire un récit aux personnages très archétypaux, par exemple la montagne de muscle qui cache un grand cœur, la femme fatale qui sacrifie ses alliés…
De plus, nous avons une succession de cases très nerveuse, un découpage qui déroge à l’organisation habituelle des pages verticales du Manga. 

Si l’on rentre dans le détail, beaucoup de cases sont en biais et peuvent dérouter un lecteur moderne, qui plus communément lis des mangas au découpage normalisé, verticale ou horizontale, entrant dans le cadre de codes narration précis et reproductibles à la chaîne pour correspondre à des impératifs éditoriaux.

Il est difficile en cette période de ne pas comparer ce titre avec Sun-Ken Rock qui vient de se terminer. En effet, des tueuses sexy, des inspirations de films d’action des années 80-90, et une histoire sur le poids de la filiation dans les familles Yakuzas.
La question qui vient : sommes-nous en face d’un pastiche ?

NON ! Le traitement de la mafia est différent, les personnages n’ont aucun honneur, ils sont tous des opportunistes, et aucun n’est animé par de bons sentiments.
Là où BOÏCHI s’inspire des codes du Shonen où les personnages s’entraînent, se surpassent face à l’adversité ici, les personnages ont leur capacités et essaient ni plus ni moins de les mettre à profit, rappelant très fortement un traitement qu’on pouvait avoir dans les films de John WOO notamment quant aux scènes d’action pléthorique.

En terme de mise, là où Sun-Ken Rock va tourner son action en mettant en avant chaque choix du héros et les implications que ce choix entraîne faisant progresser l’histoire. Dans Ryuko, les personnages vont avoir une velléité qui sera toujours nuancée par les événements imprévisibles qu’ils subiront, et chaque personnage est développé autant que les autres chacun devient un engrenage d’un tout qu’est l’histoire dans lequel ils sont tous enfermé.

Enfin, parlons de son prix, 19€, cela peut paraître cher comparé à la moyenne, mais ce serait ignorer la qualité de l’impression, le format semi poche, la couverture cartonnée sans pelliculage ce qui donne aspect un peu rugueux, en somme un très bel objet qui ne nous engage pas sur une série longue puisque terminée en 2 tomes.

Pour conclure, vous l’aurez compris Ryuko m’a séduit, Eldo YOSHIMIZU joue avec tous les fantasmes que l’on a sur les yakuzas, nous offre une histoire divertissante et prenante traitant du destin dans lequel s’enferment ceux qui entrent dans les clans.
Seul petite ombre au tableau inhérente à son écriture, le titre pêche un peu en lisibilité par moment mais il ravira sans aucun doute tous les amoureux de polar, et du manga des années 90 !

Ryuko – Eldo Yoshimizu X Lézard Noir from Le Lézard Noir on Vimeo.

Ryuko d'Eldo YOSHIMIZU s'installe au Lézard Noir en cette période pré-hivernale mais, arrive-t'elle à nous réchauffer le cœur ? Si vous ne connaissez pas Eldo YOSHIMIZU rien d'étonnant cet artiste plasticien japonais, plutôt habitué aux appareils, se lance dans le manga pour la première fois avec ce titre, Ryuko. L'histoire est simple, un clan de Yakuzas dirigé par une femme Ryuko subit une déconvenue au Moyen-Orient et à partir de là tout dégénère. Hormis la particularité d'avoir une femme à sa direction ce clan a aussi deux "agents" d'élite que sont Sasori et "Barrel" deux jeunes femmes sexys et mortelles.…

Arrêtez les machines ! On note ici !

Graphisme - 70%
Histoire - 61%
Mise en scène - 75%
Originalité - 56%
Edition - 90%
Dans son genre - 80%

72%

BOOM BABY !

Ryuko est un titre qui fait office d'hommage aux années 90, par son action, ses personnages, ses situations... S'il pourra s'avérer dur d'accès pour les amoureux de graphisme moderne, il ravira tous les nostalgiques de d'une époque où les histoires étaient plus directes et lardées d'action !

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