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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Re:Zero Premier Arc : Une journée à la capitale – Tomes 1~2

Re:Zero Premier Arc : Une journée à la capitale  – Tomes 1~2 Éditeur : Ototo
Titre original : Re:Zero Kara Hajimeru Isekai Seikatsu
Dessin : Daichi MATSUSE
Scénario : Tappei NAGATSUKI
Traduction : Yoan GIRAUD
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 21/04/2017

Subaru Natsuki fait la connaissance d’une jeune fille aux longs cheveux d’argent qui l’entraîne dans une dimension peuplée de monstres et d’ennemis en tous genres particulièrement hostiles. Le jeune homme a juré de la protéger, mais il ne résiste pas longtemps dans ce monde violent où il est tué rapidement. Pourtant, il revient d’entre les morts à l’aide d’un pouvoir qui le ramènera toujours à son point de départ. Subaru entame alors un combat perpétuel dans lequel il essaie, peu à peu, de changer le futur, où, chaque fois, les souvenirs sont à reconstruire…

Fidèle à sa ligne directrice, Ototo nous prononce une nouvelle adaptation d’un light novelRe:Zero, dessiné par Daichi MATSUSE (sur un scénario de Tappei NAGATSUKI). Dans ces deux premiers tomes, on retrouve l’intégralité du premier arc de la série, idéal pour faire connaissance avec les personnages si vous n’avez pas lu le roman ou vu la série animée.

Subaru revient du convini quand il est transporté contre son gré (et sans qu’il s’en aperçoive) dans un monde qu’il ne connaît pas. Un peu à la manière des excellents The Rising of the Shield Hero et Re:Monster ou encore d’Overlord, on comprend donc très vite que l’on se trouve en présence d’un nouvel isekai, ces fameux titres où un homme de « notre monde » débarque dans un univers inconnu (souvent tout droit sorti d’un RPG) et qu’il doit faire en sorte de survivre dans ce nouvel environnement.

Jusque là, il y a un petit sentiment de déjà vu me direz-vous. L’originalité de Re:Zero vient du « pouvoir » de son héros. Un peu comme le personnage principal de All you need is kill, ce dernier revient à un point de départ donné à chaque fois qu’il meurt. Si vous n’avez pas lu le manga, vous avez peut-être vu son adaptation hollywoodienne The Edge of tomorrow. Si ça vous dit quelque chose, vous devriez très vite comprendre ce qui se passe.

Grâce à cette capacité, il est capable de repenser sa façon d’appréhender les événements afin de pouvoir corriger ce qui a provoqué sa mort. Alors que Kiriya (personnage principal d’All you need is kill) se sert plutôt du retour en arrière pour s’entraîner physiquement, Subaru va plutôt faire marcher ses méninges et élaborer plusieurs plans pour sauver cette mystérieuse jeune fille qu’il vient pourtant à peine de rencontrer.

Cette jeune fille, on ne connaît d’ailleurs pas son vrai nom avant la fin du deuxième tome. Alors qu’elle ne fait confiance à personne, cette inconnue aux cheveux violets va se laisser attendrir par cette volonté dont fait preuve Subaru et commencer à s’ouvrir à lui.
Le développement du personnage est intéressant et on retrouve une jeune fille à la fois forte et faible (c’est un peu cliché, oui, je sais) mais surtout bourrée de petits tics de comportement (ces fausses colères et ce petit air hautain… !) qui la rendent réaliste et que le lecteur aura envie de protéger.

Même si on ne note pas encore d’abus de ce pouvoir dans ce premier arc, on imagine par la suite que les choses pourraient s’avérer plus complexes pour le jeune homme qui ne sait pas encore trop quoi faire dans cet univers qui n’a pas vraiment l’air de lui déplaire. Un peu comme le personnage principal de Re:Monster, on ne sent pas chez lui d’envie de rentrer dans son monde.

Ce premier arc propose une histoire complète donc il n’y a pas énormément de risque à prendre et ceux qui ne savent pas trop à quoi s’attendre, vous aurez un début, un développement et une conclusion très ouvertes, certes, mais une conclusion quand même à l’intrigue lancée dans le premier tome.

Le dessin de Daichi MATSUSE est assez fin et correspond assez bien aux standards graphiques modernes. Les personnages ont une bonne bouille et son facilement reconnaissables. Bon, pour l’instant, c’est vrai qu’il n’y en a que 3 qui sont véritablement utilisés mais on imagine que la galerie va grandir au fil des tomes.
Pour les décors, ça reste assez basique puisque les lieux visités ne changent pas énormément dans ces deux premiers volumes, ce qui est assez normal quand on prend en compte le concept même de l’histoire (et donc l’élément de base qui donne sa spécificité au titre).

Le mangaka ne va pas vraiment faire de vagues au niveau du découpage qui reste assez simple, peut-être un peu trop lorsqu’on voit certaines scènes d’action qui auraient peut-être gagné en lisibilité si les angles avaient été multipliés. Heureusement, le rythme est équilibré et on voit vite que l’auteur sait gérer le ratio texte/image, ce qui n’est pas forcément facile lorsque l’on adapte un light novel (comme le disait Keito KOUME, auteur de Spice & Wolf).

Pour l’édition, Ototo est aux petits soins avec sa nouvelle licence. La jaquette bénéficie d’un vernis sélectif très réussi qui met superbement en valeur l’illustration (qui aurait pu paraître trop « lisse » sans cela).
L’ouvrage en lui-même est semi-rigide et possède quelques pages en couleur au début sur papier glacé, de quoi donner le ton dès les premières pages. Avec un papier de très bonne qualité et une prise en main toujours aussi bonne de son format unique, l’éditeur nous montre tout son savoir-faire en la matière.

La traduction de Yoan GIRAUD passe plutôt bien et même si le lecteur pourra tiquer sur quelques phrases un peu alambiquées (la syntaxe est un peu bizarre dans certains passages), le texte reste fluide et ne posera pas vraiment de problèmes à la lecture.

Fidèle à sa ligne directrice, Ototo nous prononce une nouvelle adaptation d'un light novel, Re:Zero, dessiné par Daichi MATSUSE (sur un scénario de Tappei NAGATSUKI). Dans ces deux premiers tomes, on retrouve l'intégralité du premier arc de la série, idéal pour faire connaissance avec les personnages si vous n'avez pas lu le roman ou vu la série animée. Subaru revient du convini quand il est transporté contre son gré (et sans qu'il s'en aperçoive) dans un monde qu'il ne connaît pas. Un peu à la manière des excellents The Rising of the Shield Hero et Re:Monster ou encore d'Overlord, on comprend donc très vite que l'on se trouve en présence…

Tue moi et je te dirai qui tu es !

Graphisme - 70%
Histoire - 68%
Mise en scène - 73%
Originalité - 70%
Edition - 80%
Dans son genre - 75%

73%

Reborn ! (cri connu)

En résumé, ce premier arc de Re:Zero marque une très bonne entrée dans la série pour qui ne connaîtrait pas la licence. Avec une base intrigante et des personnages attachants, il donnera peut-être même envie aux lecteurs de se tourner vers le light novel (prévu en juin 2017 chez Ofelbe) ou même vers l'anime (disponible chez Crunchyroll).




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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