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Re:Monster 1

Re:Monster – Tome 1

Re:Monster – Tome 1 Éditeur : Ankama
Titre original : Re:Monster
Dessin : Haruyoshi KOBAYAWAKA
Scénario : Kogitsune KANEKIRU
Traduction : Nicolas PUJOL
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 220
Date de parution : 09/06/2016

Après une mort des plus sauvages, Kanata Tomokui se réveille pour constater qu’il s’est réincarné en gobelin. D’abord dérouté, il parvient cependant bien vite à s’adapter, en partie grâce à sa faculté d’« absorption » qui lui permet d’obtenir les pouvoirs de tout ce qu’il mange, lui permettant d’évoluer de façon fulgurante et de prendre rapidement la tête de sa tribu. Désormais, il est temps pour la race des gobelins d’entrer dans une nouvelle ère ! Un univers sans pitié régi par la loi du plus fort, où la plus faible des espèces doit être prête à tout pour survivre !!

Toujours fidèles à leur ligne éditoriale, Ototo nous propose ce mois-ci de découvrir  Re:Monster, un titre adapté d’un light novel de Kogitsune KANEKIRU qui compte plus de 5 volumes à l’heure actuelle et qui vient de se voir doté d’un jeu sur plate-formes mobiles (au Japon bien sûr).

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Quand on regarde le pitch, on n’est pas forcément emballé par Re:Monster. Il n’y a rien qui va pousser le lecteur à se jeter dessus tant l’histoire peut sembler banale. En fait, si vous avez déjà joué à un jeu d’héroic-fantasy, vous ne serez pas vraiment surpris. La seule chose qui vient donner un peu d’originalité, c’est le « pouvoir » de Kanata. Sachant qu’il peut s’approprier des capacités en mangeant tout et n’importe quoi, il peut vite se retrouver comme un personnage très puissant, insensible au poison ou même à certaines magies.

Très rapidement, on se rend compte que, ce qui fait le sel de Re:Monster, ce n’est pas l’histoire mais plutôt le côté RPG poussé à l’extrême. Le titre joue énormément avec les principes de bases des jeux de rôles comme seuls les Japonais savent les faire.

Il y a absolument tout ce qui rend addictifs les titres comme Secret of Mana, Final Fantasy et autres Chrono Trigger : du level up, du farming, du stuffing… Pour ceux qui n’auraient jamais joué à ce genre de jeu, une petite explication s’impose.

Dans un RPG, pour pouvoir s’aventurer dans les contrées les plus intéressantes, il faut être armé correctement puisque ce sont aussi les plus dangereuses. Rô, au départ est un gobelin particulièrement faible, incapable de faire quoi que ce soit tout seul. Pour se renforcer, il va devoir affronter des monstres, les mêmes monstres encore et encore (ce qu’on appelle plus communément farming) jusqu’à ce qu’il soit assez fort pour passer à la race suivante.

Heureusement, il va trouver deux compagnons solides qui vont permettre de varier un peu les plaisirs, même au tout début de la « chasse ». Rapidement, la petite équipe (ou party) va évoluer grâce aux niveaux (level up) gagnés lors des nombreux combats menés. Avec son intelligence plus développée que la normale et sa capacité d’absorption qui lui donne un avantage non négligeable en ce qui concerne son évolution, Rô va même se mettre à confectionner de nouveaux équipements basés sur les monstres tués.

Les peaux récupérées sur les cadavres deviendront ainsi de nouvelles tenues pour les aventuriers ou mêmes des accessoires de mode pour faire plaisir aux gobelins femelles – ce sexisme ! En tout cas, ces nouveaux équipements (le stuffing n’est autre que la recherche d’éléments toujours plus puissants pour renforcer les armures qui est bien connue des joueurs de Monster Hunter par exemple) permettent des chasses plus efficaces puisque l’attaque est améliorée par les nouvelles armes.

Les autres gobelins vont très rapidement voir que le petit groupe se nourrit à sa faim et ramène des proies de plus en plus variées. Cependant, c’est surtout l’évolution de Rô en hobgobelin qui va créer une relation de domination avec le reste de la tribu. Plus fort, plus malin, il va vite se poser en chef et tentera d’enseigner son savoir au reste de ses suivants.

En échange d’une partie de la chasse, Rô donnera des techniques, des équipements et même une véritable structure sociale à ce qui n’était qu’un ensemble dépareillé de créatures incapables de réfléchir et de former un groupe cohérent. Vous l’aurez compris, le protagoniste a tout simplement créé une guilde, une entité clé pour la survie des différents peuples face aux monstres les plus violents et les plus coriaces dans la plupart des RPG.

Le seul personnage qui sort du lot pour l’instant, c’est le héros. Il possède un côté un peu sournois, calculateur qui ne le rend pas forcément sympathique aux yeux du héros mais intéressant. Ce qui l’intrigue, ce n’est pas comment il est arrivé là où pourquoi mais plutôt comment réussir à s’en sortir du mieux possible pour retrouver une position d’autorité dans le nouvel environnement dans lequel il évolue.

Ototo ne change pas sa méthode de fabrication pour le titre et leur format seinen lui sied parfaitement. Avec des pages non transparentes, une traduction qui adapte parfaitement le vocabulaire spécifique et un ouvrage qui s’avère être un bon compromis entre souplesse et rigidité, il est différent de demander beaucoup mieux (peut-être quelques pages en couleur, soyons fous).

Toujours fidèles à leur ligne éditoriale, Ototo nous propose ce mois-ci de découvrir  Re:Monster, un titre adapté d'un light novel de Kogitsune KANEKIRU qui compte plus de 5 volumes à l'heure actuelle et qui vient de se voir doté d'un jeu sur plate-formes mobiles (au Japon bien sûr). Quand on regarde le pitch, on n’est pas forcément emballé par Re:Monster. Il n’y a rien qui va pousser le lecteur à se jeter dessus tant l’histoire peut sembler banale. En fait, si vous avez déjà joué à un jeu d’héroic-fantasy, vous ne serez pas vraiment surpris. La seule chose qui vient donner un peu d’originalité,…

RPG en images

Graphisme - 69%
Histoire - 61%
Mise en scène - 85%
Originalité - 80%
Edition - 75%
Dans son genre - 77%

75%

Gronk

Re:Monster est un titre qui s’adresse avant tout aux fans de RPG à l’ancienne. Impossible de ne pas sentir tout l’amour que le scénariste leur porte et de ne pas comprendre qu’il a probablement passé des milliers d’heures sur ce genre de jeu. On connaît l’engouement des Japonais lors de la sortie d’un nouveau Dragon Quest mais il n’aura jamais mieux été exprimé que par un titre comme celui de KANEKIRU et KOBAYAKAWA.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

2 commentaires

  1. Bonne chronique et probablement la plus complète et la plus juste parmi les différentes que j’ai lu ici et là sur Re:Monster, au moins on sent que vous savez de quoi vous parlez et vous jugez le titre sur ce qu’il est vraiment et par rapport au public ciblé. Bravo.

    • Ours256

      Hello !
      Déjà, merci pour le commentaire, ça fait plaisir de savoir que j’ai réussi à taper dans le mille ;).
      Je me suis aussi permis d’éditer ton commentaire (et corriger la faute) pour ne pas qu’il soit doublé ;).

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