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Rainbow édition triple – Tome 1

Rainbow édition triple – Tome 1 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Rainbow Nisha Rokubô no Shichini
Dessin : Masasumi KAKIZAKI
Scénario : George ABE
Prix : 14.99 €
Nombre de pages : 640
Date de parution : 06/10/2015

Anchan, Mario, Heitai, Kyabetsu, Suppon, Joe, Baremoto… Sept vies brisées avant d’avoir réellement commencé… Sept jeunes au vécu différent, qui devront partager la même cellule dans une prison pour mineurs : un endroit où la justice n’a pas la même valeur qu’à l’extérieur, et où règne la loi du plus fort. Laissés pour compte de la société japonaise en reconstruction des années 50, ils partagent néanmoins un rêve commun, celui de retrouver un jour la liberté. Mais sauront-ils s’entraider pour surmonter ensemble la dureté du milieu carcéral ?

Avec cette édition triple, Rainbow en est, déjà, à sa troisième édition sur le sol français, après celle inachevée de feu Kabuto, la réédition simple de Kazé Manga, et enfin, celle-ci, la triple, ou « ultimate ».

Dans le Japon brisé de l’après seconde guerre mondiale, Rainbow nous fait suivre le quotidien de sept jeunes hommes incarcérés, qui vont subir la violence de certains matons, la souffrance de l’enfermement, nous faire partager leurs histoires, mais qui vont, aussi, se découvrir une amitié forte, et des rêves de lendemains meilleurs.

Première œuvre marquante de Masasumi KAKIZAKI (Green Blood, Hideout), portée par le scénario inspiré de George ABE, Rainbow est une ode à l’amitié, à tout ce que l’on peut surmonter et accomplir en étant unis.
ABE dépeint un pays du soleil levant écrasé, désabusé, rincé, ruiné. Un Japon qu’il a vécu enfant.

La grande force que l’on tire de ce manga c’est dans ce groupe qui va apprendre à se serrer les coudes, et découvrir que, malgré ses propres blessures, on peut encore se faire confiance aveuglément.
Dans le fond ça déborde un peu de bons sentiments, et ça reste assez prévisible. Mais la narration est habilement maîtrisée, et nous fait suivre, avec plaisir, le quotidien de ces sept gamins.

Publié huit ans avant Green Blood, le trait de KAKIZAKI n’est pas aussi fin que dans ses dernières œuvres, mais démontrait, déjà, un énorme talent et un souci du détail. On comprend aisément que George ABE parle de lui comme d’un « jeune génie ».
L’artiste dépeint parfaitement la côté « crasseux » de la prison (environnement qu’il semble affectionner pour ses autres mangas), et à un talent certain pour dessiner des personnages sadiques extrêmement expressifs.

L’éditeur à singé sa propre édition « ultimate » de Hokuto no Ken au niveau des visuels de couvertures, mais n’a pas conservé la sur-jaquette et le vernis sélectif.
La jaquette est donc un simple dos carré-collé à rabas, ce qui, dans l’absolu, convient plutôt bien à une réédition comprenant trois anciens tomes. Mais la confusion entretenue par la dénomination originelle (qui se retrouve sur la couverture, il semble que ce soit le nom de la collection), et la réutilisation de la charte de Ken à provoqué une attente qui ne pouvait que décevoir. Le format, lui-même, est le même que celui des volumes simples.
Kazé semble, désormais, communiquer sur une « édition triple », plutôt que « ultimate », ce qui peut légitimement se comprendre.

Malgré tout, le pavé se tient bien en main, l’absence de sur-jaquette n’est pas préjudiciable, au contraire, on évite qu’elle ne glisse comme cela arrive sur d’autres pavés du même genre.

Les pages intérieures ne sont pas trop fines, et l’impression est de bonne facture avec des noirs profonds. Il ne semble pas y avoir eu d’économies faites de ce côté là, en tout cas ce n’est pas l’impression que cela donne.

Petite mention pour les dos des bouquins qui formeront une frise discrète, mais très sympathique. L’inspiration des graphistes de Kazé n’est, clairement, plus à démontrer. Un vrai plaisir.

RAINBOW_TRIPLE-1_3D-COMPLETE

Avec cette nouvelle édition, on tient plus une gamme « budget » qu’une édition collector de Rainbow. Le volume simple revient à 4,99€, alors que l’édition simple de Kazé était vendue 7,99€, soit un gain global de 9€ sur trois volumes.

L’œuvre de George ABE et de Masasumi KAKIZAKI étant un classique du manga, et les volumes simples étant, pour la plupart, épuisés, je ne peux que vous recommander de vous procurer cette édition triple qui ne comportera, au final, que sept tomes.

Si vous n’avez pas encore eu la chance d’accompagner les sept de Rainbow, ne laissez pas passer cette réédition !

Avec cette édition triple, Rainbow en est, déjà, à sa troisième édition sur le sol français, après celle inachevée de feu Kabuto, la réédition simple de Kazé Manga, et enfin, celle-ci, la triple, ou "ultimate". Dans le Japon brisé de l'après seconde guerre mondiale, Rainbow nous fait suivre le quotidien de sept jeunes hommes incarcérés, qui vont subir la violence de certains matons, la souffrance de l'enfermement, nous faire partager leurs histoires, mais qui vont, aussi, se découvrir une amitié forte, et des rêves de lendemains meilleurs. Première œuvre marquante de Masasumi KAKIZAKI (Green Blood, Hideout), portée par le scénario inspiré…

Prison Break !

Graphisme - 78%
Histoire - 72%
Mise en scène - 72%
Originalité - 74%
Edition - 52%
Dans son genre - 70%

70%

Carcéral

Un manga aussi beau que passionnant, qui nous emmène dans le Japon désabusé d'après guerre à la rencontre de jeunes enfermés qui vont devoir faire face à la violence de ce pays du soleil levant des années 50.

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

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