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Rainbow Days 1

Rainbow Days – Tome 1

Rainbow Days – Tome 1 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Nijiiro Days
Dessin : Minami MIZUNO
Scénario : Minami MIZUNO
Traduction : Ryoko AKIYAMA
Prix : 6.79 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 03/02/2016

Suivez le quotidien haut en couleur de quatre lycéens unis par une franche amitié et leurs histoires avec les filles :
– Natsuki, le doux rêveur au romantisme assumé.
– Tomoya, le playboy de ses dames adepte de la drague compulsive.
– Keiichi, un véritable sadique caché derrière son éternel sourire.
– Tsuyoshi, l’otaku timide et légèrement gaffeur aimant vivre à son rythme.
Malgré leurs différences, ils n’ont qu’un but : s’amuser et profiter à fond de leur jeunesse ! Un concentré d’amour et d’humour !

Le pitch vous tente ? C’est normal ! Écrit comme ça, il serait bizarre que ça ne titille pas au moins votre curiosité tant ce résumé nous promet diversité, renouvellement et (un tout petit peu) d’originalité. Pourtant, autant vous le dire tout de suite, il n’en est rien et Rainbow Days n’est qu’un shôjo de plus qui vient garnir le catalogue pourtant bon (Le Chemin des Fleurs, La Fleur millénaireQQ Sweeper, Heartbroken Chocolatier…) de Kazé Manga.

En lisant l’épisode 0, on se rend compte en quelques pages que le groupe n’est là que pour soutenir le héros et que ce dernier n’est autre que le moins intéressant de tous, j’ai nommé Natsuki. Le jeune garçon possède un caractère assez fleur bleue qui n’est pas particulièrement désagréable et qui change du macho de base.
Ce point positif est très rapidement éclipsé par l’omniprésence du jeune garçon qui fait peut-être un peu trop féminin au final… Du quatuor, c’est probablement le moins intéressant de par son caractère trop convenu et trop lisse.

Les histoires se succèdent sans que l’on ne cherche à vraiment nous présenter le groupe. L’auteure s’attarde fortement sur Nastuki et à celle qu’il aime mais ne prend pas la peine de travailler ses autres personnages. Un comble quand on se rend compte qu’ils pourraient apporter un peu d’originalité à cette romance qui n’a que du classique et du réchauffé à proposer.

Kobayakawa n’est pas une fille comme les autres, elle est un peu tristounette mais elle sait se montrer droite et toujours juste. Le seul problème, c’est qu’elle ne comprend absolument pas ce que Natsuki essaye de faire même si elle ne semble pas être insensible au jeune homme.

Heureusement, les quelques apparitions des trois amis de Natsuki va venir mettre un peu de piment dans l’histoire de deux adolescents qui se jaugent et s’apprécient sans vraiment le savoir. Avec un dragueur, un sadique et un otaku, l’auteure se donne une infinité de ressorts comiques qui seront souvent utilisés intelligemment (mais trop peu).

Alors qu’on les découvre peu à peu, on se met à imaginer ce que pourraient êtres quelques histoires dont ils seraient les héros. Que celui qui ne rêve pas que le sadique devienne le personnage principal me jette la première pierre ! Que ce soit dans ses compliments ou dans ses remarques, il parvient à faire mouche à chaque fois et à re-dynamiser une amourette trop « vue et revue » pour suffisamment intéresser.

Graphiquement, le trait de Minami MIZUNO est très propre mais aussi très fin. Que ce soit au niveau des garçons ou des filles, il y a toujours un petit détail qui permet de bien différencier le personnage par rapport à d’autres, chose qui s’avère difficile dans d’autres shôjo… Là où il y a un petit bémol, c’est au niveau des décors qui sont… quasi-inexistants. La plupart du temps, on a le droit à un fond blanc ou à une trame.
Si vous regardez bien, facilement 90% des cases contenant un ou plusieurs personnages n’ont absolument aucun décor… Je veux bien que mangaka soit un métier difficile mais là, ça reste très limite quand même…

L’édition de Kazé n’est pas mauvaise pour un shôjo : la couverture n’est pas en simple plastique laminé mais possède un grain agréable ; la lecture est fluide (adaptation et lettrage sont efficaces) ; la page de crédit possède un style qui lui est propre, comme à chaque fois avec l’éditeur depuis quelques temps.

Malheureusement, ni ce soin apporté à l’objet livre, ni les deux histoires bonus contenues dans ce premier volume qui permettent de le relever. Le déroulement de l’histoire est juste trop prévisible et certains dialogues s’avèrent particulièrement ennuyeux et sans intérêts, la faute à une sous-utilisation d’un vivier de personnages pourtant plus que bien fourni.

Le pitch vous tente ? C'est normal ! Écrit comme ça, il serait bizarre que ça ne titille pas au moins votre curiosité tant ce résumé nous promet diversité, renouvellement et (un tout petit peu) d'originalité. Pourtant, autant vous le dire tout de suite, il n'en est rien et Rainbow Days n'est qu'un shôjo de plus qui vient garnir le catalogue pourtant bon (Le Chemin des Fleurs, La Fleur millénaire, QQ Sweeper, Heartbroken Chocolatier...) de Kazé Manga. En lisant l'épisode 0, on se rend compte en quelques pages que le groupe n'est là que pour soutenir le héros et que ce dernier n'est autre que le…

4 garçons dans le vent du Japon

Graphisme - 60%
Histoire - 46%
Mise en scène - 43%
Originalité - 43%
Edition - 71%
Dans son genre - 50%

52%

Quatuor

Ce premier tome de Rainbow Days reste relativement fade avec des personnages sous-exploités malgré une bonne idée de base qui nous font penser que le seul but de Minami MIZUNO est de faire ne romance dont le garçon est le héros.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Un commentaire

  1. J’avais envie de rejoindre Ours dans cette chronique, je n’ai pas accroché alors que sur le papier ça rend pas mal. Si le shôjo moyen avec des filles restent une bonne détente, le pendant avec des garçons est un peu niais et tristement sans saveur. Dommage car il y a de bons points vraiment pas exploités.

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